Leonore ICHHEISER

1913 - | Birth: , | Arrest: | Residence: , ,

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Léonore Ichheiser

Bographie esquissée de la vie de Léonore Ichheiser, qui pourra être approfondie par une classe volontaire dans le futur.

 

Léonore Ichheiser est née Bondy (Bondyová) le 1er août 1913 à Opava en Autriche-Hongrie. 

Elle est née dans une ville qui s’appelle Opava et se trouve en Silésie. C’était une région à la frontière austro-prussienne, donc un territoire assez multiculturel avec des influences autrichiennes, prussiennes, tchèques, polonaises, etc. À l’âge de 5 ans, Leonore change de nationalité, car en 1918 l’Autriche-Hongrie cesse d’exister et Opava fait partie de la Tchécoslovaquie. 

La multiculturalité de son origine juive, autrichienne et tchécoslovaque est encore soulignée par un mariage avec Ferdinand Ichheiser, né le 15 janvier 1888 à Biala, en actuelle Pologne. Il est aussi d’origine juive. Ce qui est intéressant est la différence d’âge entre lui et sa femme. Malheureusement nous n’avons pas trouvé d’informations complémentaires concernant leur relation. Ce que nous pouvons estimer, c’est que les minorités juives en Tchécoslovaquie et en Pologne, notamment dans cette région de Silésie, étaient proches les unes des autres malgré les frontières, puisque la ville d’Opava et la ville de Biala ne sont pas éloignées.

Comme l’expansion de l’Allemagne nazie a progressé à la fin des années trente, la Tchécoslovaquie était l’une des premières victimes. Après les accords de Munich en 1938, le territoire frontalier – les Sudètes – était annexé par les Allemands. Opava faisait partie de cette région. Par conséquent nous pouvons estimer qu’à cette époque-là, à la fin de l’année 1938, Ferdinand et Léonore décident de quitter leur pays à cause de la situation des Juifs en Allemagne.

Le 20 mars 1939, donc 5 jours après l’occupation du reste de la Tchécoslovaquie, ils se trouvent dans la ville de Brno et obtiennent un visa pour partir en France. Ils ont réussi, puisque l’information que nous avons vient de Paris. Ils logeaient au Centre de Réfugiés d’Argenteuil. D’après nos sources ils étaient impliqués dans l’aide à d’autres réfugiés. 

En 1940 ils ont des problèmes de logement car le centre était probablement fermé. Léonore et son mari communiquent avec la préfecture de police à Paris pour renouveler leur titre de séjour en France. Ce qui est intéressant, c’est le fait qu’un membre de la famille Rothschild, le baron Robert de Rothschild, assure plusieurs fois leur loyauté et leur moral. Après l’occupation de la France nous n’avons pas assez d’informations sur Léonore mais d’après notre recherche Léonore aurait pu être internée au camp de Gurs en Béarn, au centre du département des Pyrénées-Atlantiques, car à partir de septembre 1940 le camp était destiné à interner les Juifs étrangers  ; certains documents montrent que c’était de ce camp que venaient les Juifs déportés de Paris en août 1944. Mais nous n’avons pas réussi à confirmer cette théorie.

En tout cas son destin est plus clair en 1944. Les sources montrent qu’en été 1944 elle s’est trouvée de nouveau à Paris, où elle est arrêtée, et mise dans le camp de Drancy et dans le convoi 77. La destination de ce convoi était évidemment le camp d’Auschwitz. Mais comme la guerre a continué et que la libération d’Auschwitz approchait, Léonore a été placée dans un camp de concentration à Kratzau (la ville Chrastava en tchèque), près de la ville de Liberec, en Bohême du Nord. Là, elle a été obligée de travailler avec beaucoup de prisonniers d’origine française. Heureusement elle a survécu à la guerre et a été libérée par l’armée rouge en mai 1945. 

Après la guerre, c’est aussi une partie de sa vie pour laquelle nous n’avons pas trouvé assez d’informations. Elle a probablement lié son destin avec la France, car elle a été employée soit à l’ambassade de France à Prague, soit à l’ambassade de Tchécoslovaquie à Paris en tant que dactylographe. C’est une information qui doit encore être vérifiée.

Notre recherche n’est évidemment pas bien complète et demande encore du travail. Mais grâce à ce travail nous avons pu découvrir un destin très intéressant et voir comment une femme du XXe siècle a été touchée par plusieurs grands changements politiques.

Les élèves du Lycée Bohumil Hrabal à Nymburk, République tchèque.

 

Sources :

http://www.chrastava.com/listy/journal_f.pdf – le bulletin de la mairie de Chrastava dédié au 50e anniversaire de la libération du camp de Kratzau et de la fin de la guerre.

http://ressources.memorialdelashoah.org/notice.php?q=Ichheiser&spec_expand=1&start=0 – mémorial de la shoah

http://www.campgurs.com/ camp de Gurs

 

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Contributor(s)

Les élèves du Lycée Bohumil Hrabal à Nymburk, République tchèque, sous la direction de leur professeur de français et histoire, M. Pavel KOTYZA., Les élèves du Lycée Bohumil Hrabal à Nymburk, République tchèque, sous la direction de leur professeur de français et histoire, M. Pavel KOTYZA.
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