MENTZEL RUTH

1932-1944 | Miejsce urodzenia: , | Miejsce aresztowania: | Miejsce zamieszkania: , ,

Biographie de Ruth MENTZEL

Travail en projet sur Convoi 77

Réalisé par la classe de 9ème de Schillerschule à Francfort sur le Main en 2015-16, équivalant à la 3° en France.

Biographie de Ruth Mentzel, fille de Charlotte Mentzel, née Rothschild.

Charlotte Josephine Mentzel, née Rothschild voit le jour le 10 Novembre 1909 à Francfort sur le Main, elle est la fille de Henry et Bertha Rothschild. On l’appelle familièrement “Lotte”.

On ne sait pratiquement rien de sa prime enfance, ni de ses premiers lieux de vie. Elle fait des études au Lycée Viktoria de Francfort sur le Main, après la fin de la primaire, ce lycée s’appelle à présent Bettina.

Charlotte débute des études d’arts appliqués en 1929, après son baccalauréat, à la Bauhaus de Dessau, académie d’art très réputée de la République de Weimar, et ensuite à l’Ecole des Arts Appliqués de Francfort. A l’été 1929 elle y apprend la théorie de base comme les autres élèves, au début de l’hiver suivant, elle prend la responsabilité de l’atelier de travail sur métaux. Elle réalise le design  d’objets destinés à l’industrie aussi bien que d’éléments de mobilier métalliques. Après ses études, elle travaille comme „designer“ de modèles, comme artisan et traductrice technique.

À la Bauhaus, elle fait la connaissance de son futur époux, Albert Mentzel, né le 24 mai 1909 à Berlin. Il étudie la peinture et le dessin publicitaire  de 1928 à 1931. Charlotte et Albert se marient peu après leur rencontre. Le 10 février 1932, naît leur fille aînée Ruth. La seconde, Catherine Anne, voit le jour le 5 janvier 1937 et leur fils Henry peu après le 31 mai 1939. A partir du 3 mars 1933, la famille réside dans une cité de Francfort (Heimatsiedlung), dont l’adresse exacte est : Unter den Platanen 15, rez-de-chaussée à gauche. Le bâtiment n’ayant pas été détruit pendant la guerre, il est toujours à cette adresse.

Après la prise du pouvoir par les Nationaux Socialistes, la situation de la famille Mentzel devient critique. Le mariage de Charlotte et Albert est déclaré mariage mixte par les Nationaux Socialistes, avec un époux d’ascendance allemande, l’autre d’ascendance juive. Ces mariages mixtes avaient été interdits dès 1935, mais ceux qui dataient d’avant cette date ne furent pas rompus.

L’emploi et le mode de vie des Juifs ayant contracté un mariage mixte furent alors soumis à diverses mesures vexatoires. Ils furent notamment déchus de leurs diplômes et exclus (ou : dépouillés de leur dignité) mais ne furent pas considérés comme déportables, jusqu’à peu de temps avant la fin du régime Nazi. Ainsi, les Juifs de ces couples mixtes avaient un statut particulier, qui n’allait  pas du tout les préserver de l’objectif planifié par les Nationaux Socialistes de les exterminer, juste un peu plus tard.

Compte-tenu des évènements et des changements politiques en Allemagne, la famille s’enfuit pour Paris en 1933. Bien qu’Albert y travaille comme dessinateur publicitaire, de proches parents subviennent aux besoins de la famille. Au début de la guerre, Albert, qui était toujours citoyen allemand, rejoint l’armée française. A la suite de la démobilisation et de la défaite, la famille déménage pour Toulouse dans le sud de la France en 1940, pour fuir l’avancée allemande. Ils vivent là en différents lieux, notamment à Pibrac, en Haute-Garonne aujourd’hui, et dans leur dernière résidence à Ste Hélène, en Gironde.

A Toulouse, Charlotte travaille comme traductrice technique et assure le plus gros de la subsistance commune. Le 2 décembre 1941, la déchéance de nationalité est prononcée, suivant des documents officiels. Le niveau de danger augmentant pour les Juifs sous l’occupation, à l’été 1944, les parents confient leurs deux plus jeunes enfants, Catherine-Anne et Henry, à l’orphelinat de Loure-Barousse, où ils resteront jusqu’en 1946 (ndlr : Maison de l’enfance, ouverte par le Secours National cf article Wikipedia).

Le 20 juin 1944, Charlotte et Ruth Mentzel sont arrêtées par la sûreté allemande des armées (Geheime Feldpolizei). Le numéro 21481 leur est attribué à toutes deux et elles sont placées en détention au camp de Drancy, le 25 juin. Le 31 juillet, Charlotte et Ruth sont déportées au camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz, où leur trace se perd. La date officielle de leur mort est le 2 août 1944.

Dans le vieux cimetière juif de Francfort sur le Main, à côté du musée juif, un mur a été érigé en souvenir des victimes de l’Holocauste originaires de la ville. Une petite pierre avec les noms de Charlotte et Ruth nous rappelle leur destinée.

Auschwitz-Birkenau fut un des plus grands et plus complexes camps d’extermination. En 1940, les premières vagues massives de personnes d’origine juive furent conduites à Auschwitz. Le personnel devait jauger la capacité des hommes et des garçons à travailler, alors que femmes et filles étaient systématiquement envoyées « au gaz » ‘(ndlr : assertion dont le systématisme est peu vérifiable).

Comme les détenus devaient vivre dans la promiscuité et le dénuement, des infections et des maladies graves se développaient rapidement. Les prisonniers mouraient même avant cela à cause de la pénibilité des travaux. A l’approche de la fin de la guerre, l’armée rouge se rapprocha et « libéra » le camp le 27 janvier 1945.

Le documentaire anglais « Night will fall » initié en 1945 et finalement publié en 2014 montre certaines scènes de cette “libération”. Parmi d’autres, Alfred Hitchcock participa à ce documentaire  et Billy Wilder à un autre.

Albert Mentzel, qui se battait dans la résistance française, se trouve en détention à la prison St Augustin gérée par la Gestapo à Toulouse, quand il est libéré par des partisans. Le mot « partisan » s’applique à un combattant armé qui ne fait pas partie des forces armées régulières d’un pays. Ces partisans combattent, la plupart du temps, pour leurs terres parce que, selon eux, le pouvoir en a été usurpé de manière illégale. Dans les mouvements de guerre et de résistance d’aujourd’hui, il y a toujours des partisans. Ils se livrent à des sabotages, harcèlent et attaquent, à l’occasion, des unités militaires réduites. Le plus souvent, ils se camouflent et sont donc difficiles à capturer.

Après la seconde guerre mondiale, à partir de 1954, Albert Mentzel enseigne l’art à l’Ecole Estienne à Paris.

Il écrit et publie plusieurs livres. En 1964, il est nommé président de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, célèbre école d’art.

Il meurt en 1994 à Paris.

 

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