Raphaelle CHELBLUNS

1926 - 1944 | Miejsce urodzenia: | Miejsce zamieszkania: , ,

​RAPHAËLLE   CHELBLUNS, 1926 – 1944

 

​Le 31 août 1926 est née dans le Xème arrondissement de Paris Rhaphaëlle Chelbluns ou Chelblum (l’orthographe varie suivant les documents) que sa famille préfèrera appeler Suzanne.

​Son père Raphaël Chelbluns, né en 1898 en Pologne à Nadarzyn non loin de Varsovie, était le fils d’Abraham Chelbluns et d’Esther Zimmerman. Blessé à quatre reprises durant la guerre 1914-1918 et fait prisonnier en Allemagne, il serait arrivé en France en mai 1920. Un document officiel affirme qu’il y vivait depuis 1913. Apatride, il possédait un passeport Nansen. Habitant et travaillant chez son beau-frère Salomon Ring, tailleur, au 15 de la Cité Marie, il y fit la connaissance de Rykla Sowa qui devint sa maitresse et avec qui il s’installa 43bis rue Marcadet (XVIIIème).

Rykla, fille de Jankel Sowa et Tauba Neselrode, avait vu le jour à Varsovie en octobre 1904. Son père, boucher dans un abattoir, était un homme à la force colossale capable de porter un demi-bœuf sur son dos.

Elle n’avait que dix huit ans, probablement en 1922, quand elle quitta la Pologne dévastée par la guerre, fuyant la situation politique et économique désastreuse, le chômage et peut-être aussi l’antisémitisme. Elle apprit vite le français. C’était une femme peu instruite mais hardie, travailleuse, dynamique, volontaire qui saura avec courage faire face aux drames de sa vie.

Rykla Sowa, mère de Raphaëlle

 

Pour son malheur, elle s’éprit de Raphaël. Elle exerçait le métier de couturière, son amant semblait travailler occasionnellement bien que se disant d’abord cordonnier puis tailleur. Parce qu’un enfant est attendu, le couple se maria le 22 juillet 1924 et déménagea 12, rue de la Chapelle où le mari sera arrêté cinq jours plus tard et emprisonné six mois pour le vol et la revente de deux bagues à un brocanteur polonais qui habitait à la même adresse. La lune de miel aura été de courte durée ! Rykla se retrouva seule et enceinte. Libéré en décembre, son mari a eu juste le temps de faire la connaissance de  son fils Abraham, qui est aussi le prénom de son grand-père paternel, né le 14 avant d’être expulsé car « sa présence sur le territoire français est de nature à compromettre la sûreté publique ».

Rykla s’installa passage Julien Lacroix dans le XXème arrondissement. En juin 1926, Raphaël quittait Bruxelles où il s’était réfugié et revint habiter avec son épouse enceinte de sept mois. Aidés par la sage-femme, ils multiplièrent les lettres pour faire lever l’expulsion du territoire, affirmant qu’il avait toujours respecté son éloignement durant dix huit mois. Comme sa conduite semblait devenue exemplaire, il lui fut accordé deux mois jusqu’à la naissance de leur fille Raphaëlle, prénommée comme son père, le 31 août. Il quitta alors définitivement le domicile conjugal et la France et s’exila en Belgique, pays plus accueillant.

En juillet 1931, le couple divorça. Le père ne versera aucune pension alimentaire pour ses deux enfants qui probablement ne le connaissaient pas.

Celui-ci ne fit plus parler de lui jusqu’en juin 1935. Habitait-il en Belgique ? Vivait-il clandestinement à Paris ? Le 25 décembre 1933 à l’hôpital Lariboisière nait Isidore, fils d’Hana Szwarc, sa maîtresse que jamais il n’épousera. Il ne reconnaîtra l’enfant que deux ans plus tard, sans doute pour ne pas attirer l’attention sur lui. Parce qu’il n’avait pas respecté son expulsion du territoire français, le tribunal de la Seine le condamna en juin 1935 à deux mois de prison. A sa libération, il sollicita du ministère de l’Intérieur le droit de séjourner en France, arguant qu’il avait charge de famille (sa maîtresse avait déjà deux filles), qu’il travaillait  comme marchand de meubles et bibelots à son compte et donc ne prenait pas la place d’un travailleur français, qu’il gagnait 200 francs par semaine (environ 150 €), qu’il occupait un logement. Il s’agissait d’une baraque rue Vadé (XVIIIème), un taudis qui n’apparait même pas sur le registre de recensement de la population de 1936. La famille s’agrandit avec la naissance de Maurice en juillet 1936. Le père bénéficia d’autorisations successives valables trois mois de rester à Paris. Sa conduite étant jugée bonne, le Préfet de police envisageait un sursis de six mois. Alors que  la famille avait déménagé à St Ouen, en novembre 1938 naquit Esther reconnue par son père un mois plus tard. Nouveau déménagement en 1939 vers le quartier de Belleville, rue Bisson.

La famille vivait dans une grande misère. Un rapport de la Préfecture nous apprend que « Chelblum ne travaillait plus comme marchand ambulant, qu’il ne pouvait exercer aucun métier car sa carte d’identité le classait « non-travailleur », qu’il vivait de subsides versés par les sœurs de sa maîtresse, de quelques secours provenant d’une société de bienfaisance et de la générosité d’amis polonais ». La guerre  aggravait encore la situation. Et comble de malchance, en juin 1940 est née une nouvelle enfant Jeannine, que son père reconnait dix jours après.

Les mesures anti-juives se succédaient. En octobre 1940, Raphaël et Hana durent se rendre dans leur commissariat pour se faire inscrire ainsi que leurs enfants sur un registre spécial appelé fichier Tulard. Quelques semaines plus tard, un cachet rouge fut apposé portant la mention « Juif » sur leur carte d’identité.

En 1941, les rafles commencèrent. C’est probablement fin août 1941 que Raphaël fut arrêté. Sa fiche préfectorale indique qu’il fut conduit à Drancy d’où il réussit à s’évader en septembre. Comprenant qu’il n’était plus en sécurité à Paris, il s’enfuit laissant sa femme et ses enfants seuls dans une situation dramatique.

Hana, arrêtée le 8 juin 1942, fut rapidement relâchée. La famille échappa à la rafle du Vel d’Hiv le 16 juillet. Les avait-t-on oubliés ou avaient-ils réussi à se cacher ? Hélas, le 8 août, la mère et ses six enfants furent embarqués par la police et expédiés à Drancy. Ils y restèrent jusqu’au 31 août, date à laquelle ils firent partie du convoi 26 qui les conduira à Auschwitz et à la mort.

Qu’était devenu le père de famille ? Ce même mois d’août, il travaillait dans l’entreprise hollandaise Hegeman-Dijkman à Liesse dans l’Aisne. En novembre, profitant d’un congé, il quitta la France et s’installa dans un village proche de Tournai en Belgique, avec des faux papiers. Sa carte d’identité, obtenue en janvier 1943, indique qu’il s’appelait Maurice-Paul Simon et qu’il exerçait le métier d’entrepreneur.

Il n’échappera pas aux Allemands car le 31 juillet 1943 il fut arrêté et enfermé à la Kasern Dozin de Malines près de Bruxelles où les Allemands regroupaient les Juifs de Belgique. Le convoi 21 l’embarqua avec mille cinq cent cinquante trois déportés belges à Auschwitz où il arriva le 3 août. On ignore si cet homme de quarante cinq ans fut gazé à l’arrivée ou sélectionné pour le travail.

Raphaël Chelbluns, père de Raphaëlle, en 1943

 

Revenons à sa fille ainée qui vit avec sa mère et son frère Abraham. Rykla, qui travaillait dans un restaurant, avait rencontré David Rozenbaum, né à Lublin (Pologne) qu’elle épousera en décembre 1934. Dès le printemps, le couple avait  loué un vaste appartement assez confortable de cinq pièces au 48 de la rue Ramponeau (XXème). La petite Suzanne-Raphaëlle, qui a bientôt huit ans, fut inscrite par sa mère, sans que le nom du père soit précisé, à l’école des filles de la rue de Tourtille, école que fréquenteront aussi les filles d’Hana Szwarc quand son père et sa nouvelle famille viendront habiter rue Bisson proche de la rue Ramponeau. Peut-être la fillette a-t-elle croisé son père dans le quartier ? Ce même mois, le 19, Rykla demanda la nationalité française pour sa fille. Sans doute avait-t- elle fait la même démarche pour son fils que désormais on appelait Albert. Une simple déclaration auprès d’un juge de paix suffisait puisqu’ils étaient nés en France (loi de 1927).

Albert et Raphaëlle Chelbluns, vers 1942

 

Trois enfants Rozenbaum vont naître : Thérèse (1935), Edmond (1937) et Pierre (1942).

Sans être dans la misère, la famille connaissait une vie difficile. L’argent manquait souvent. Le recensement de 1936 nous apprend que le père était patron-tailleur, donc il possédait un atelier et que la mère était dite « finisseuse ». L’ambiance familiale était triste et tendue, les parents  sévères. Rykla se montrait dure avec sa fille aînée pourtant gentille, qui pleurait souvent ; elle devait s’occuper des petits qu’elle emmenait en promenade. Albert, mieux vu, avaitla chance d’être souvent absent.

En famille on parlait français mais les parents utilisaient le yiddish quand ils ne voulaient pas que leurs enfants comprennent. Avec ses amies, Rykla s’exprimait en polonais. Ni David ni son épouse ne firent de démarches pour acquérir la nationalité française. La famille n’était pas religieuse et ne fréquentait pas la synagogue.

Arriva la guerre et son cortège d’horreurs.

David Rozenbaum dut fermer son atelier. Arrêté en 1941, il futtransféré à Beaune-la-Rolande d’où il réussit à s’évader et revint à Paris. Bientôt, le malheur s’acharnant sur la famille, il fut atteint d’un cancer. La mère était seule pour assurer la subsistance de sa famille qui comptait un nouveau né. Elle ne manquait pas de courage et travaillait dur sur les marchés. Le soir, elle rentrait fatiguée et de mauvaise humeur, chargée de nombreuses boites. Les parents se disputaient fréquemment.

Le danger  augmentait. Heureusement, dans l’immeuble habitait un gardien de la paix, Henri Périllat dont l’épouse était concierge, avec qui la famille avait sympathisé et qui les alertait en cas de rafle. La nuit, les enfants étaient dispersés chez des voisins accueillants.

Comment la famille pouvait-elle espérer survivre ? Grâce à « l’Entraide Temporaire », organisme créé par le Dr Milhaud et son épouse, regroupant des militantes juives, catholiques et protestantes, dont la priorité était de sauver les enfants juifs, Suzanne et les petits vont être mis à l’abri. Mme Verdier, une convoyeuse de cet organisme, vint plusieurs fois au 48 de la Ramponeau persuader les parents qu’il fallait laisser partir leurs enfants pour les sauver.

Raphaëlle (16 ans), Thérèse (7 ans) et Edmond (5 ans), (Pierre âgé de quelques mois était trop petit pour être du voyage), qui avaient reçu de nouveaux noms, prirent le train avec Mme Verdier. C’était très peu de temps avant la rafle du Vel d’Hiv, à laquelle les parents  échapperont, car Edmond se souvient qu’en juin 1942 il avait porté l’étoile jaune (les parents devaient ignorer qu’elle n’était pas obligatoire pour les enfants de moins de 6 ans) et que le 17 juillet, jour de son anniversaire, il avait déjà quitté Paris.

Après avoir dormi dans une ferme proche de la ligne de démarcation, les fugitifs  partirent à l’aube à travers champs, conduits par le fermier, puis marchèrent dans un bois où ils sont restés cachés accroupis, attendant pour franchir la ligne la relève des gardes allemands. C’est Raphaëlle qui a payé le fermier-passeur. Le soir, ils passèrent la nuit près de Limoges.

Enfin c’est le terminus du voyage. Confiés à la famille Cormier dans une ferme d’Ibos dans les Pyrénées, ils étaient provisoirement sauvés. Albert, qui avait dix huit ans, les avait rejoints. Raphaëlle et lui participaient avec plaisir aux travaux agricoles, ils étaient gais, détendus, souriants.

A une date indéterminée, ce bonheur champêtre va prendre fin. Raphaëlle, Thérèse et Edmond furent envoyés à la Maison d’enfants juifs de Moissac dans le Tarn et Garonne, dirigée par un couple exceptionnel Bouli et Shetta Simon. Le scoutisme y était un mode de vie au quotidien. Cette Maison, qui a accueilli cinq cents enfants, était connue comme une « plaque tournante », certains arrivaient, d’autres partaient. Les uns fréquentaient les écoles locales, les autres étaient apprentis chez des artisans. Aucun des huit mille habitants ne les a dénoncés.

On ignore combien de temps les trois enfants y sont restés. Ce qui est certain c’est qu’ils sont partis au plus tard en novembre 1943. Un policier ayant prévenu de l’imminence d’une visite de la Gestapo, les pensionnaires furent dispersés en moins de deux semaines et la Maison fermée. Les deux petits sont envoyés à Précigné, village sarthois ; Thérèse est confiée à des agriculteurs, Edmond est caché dans le préventorium dirigé par les religieuses Marianites de Sainte Croix où le petit Pierre le rejoindra plus tard. Quant à Raphaëlle, il semble qu’elle soit revenue à Paris.

Sa mère, devenue veuve en avril 1943, passera toute la guerre à Paris. La Gestapo étant venue sonner à sa porte, elle se serait enfuie par la fenêtre, bien que l’appartement soit situé au premier étage, et réfugiée chez un ami policier. Etant partie se cacher ailleurs, l’appartement vide fut réquisitionné. A la fin de la guerre, elle récupérera son domicile, les occupants ayant accepté de s’en aller.

Albert, membre de la LICA (Ligue internationale contre l’antisémitisme), rejoignit un maquis résistant. Arrêté en avril 1944 et déporté au camp de concentration de Flossenbürg, il décéda le 14 janvier 1945 à l’âge de vingt ans. On ignore s’il fut fusillé ou s’il est mort d’épuisement ou de maladie. Les conditions de vie y étaient terribles ; les prisonniers travaillaient dans les carrières de granit ou pour l’usine Messerschmitt qui produisait des avions de chasse. Après la guerre, le Service Historique de la Défense ne sachant rien de ses activités de résistant, la demande d’homologation  FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) sera rejetée mais il sera reconnu « Mort pour la France ».

Raphaëlle adhéra elle aussi à la LICA, organisation clandestine chargée de venir en aide aux victimes des lois anti-juives. En plus de ses activités de maquisarde dont on ne sait rien, elle occupait un emploi salarié comme garde d’enfants à la Maison des Orphelins (Beiss Yessoimin), 30 rue St Hilaire à La Varenne-St Hilaire (Val de Marne) géré par l’UGIF. Dans son dossier, on retrouve un document où elle est dite étudiante mais son frère Edmond ignore tout des études qu’elle aurait pu faire.

 

Maison des Orphelins à La Varenne-Saint Hilaire

 

Par une nuit claire et étoilée, celle du vendredi 21 au samedi 22 juillet 1944, sur ordre du SS Aloïs Brunner, la police arriva à l’orphelinat. Les enfants en larmes, tirés brutalement du sommeil n’eurent même pas le temps de s’habiller et refusèrent de descendre. Les SS tirèrent alors sur la façade. Dix huit enfants terrorisés de quatre à onze ans, portant un petit baluchon et des matelas, ainsi que leurs quatre monitrices (outre Raphaëlle il y a Olga Kahan, 19 ans, Roberte Caraco, 23 ans et la surveillante générale Henriette Rochwerg, 48 ans) qui, refusant de les abandonner, embarquèrent dans des autobus qui les conduisirent dans l’enfer de Drancy où ils resteront dix jours. Aux raflés de l’orphelinat s’ajoutaient dix enfants de la Pension Zysman avec la directrice Paulette Levi qui aura une conduite héroïque et la cuisinière Lucie Lithuac. Heureusement, ils furent enregistrés ensemble et purent restés groupés. Suzanne reçut le numéro matricule 25428. Le 31 juillet ce fut le départ à la gare de Bobigny du convoi 77 pour Auschwitz. Ce sera le dernier train de déportation de la région parisienne. Dans moins d’un mois, Paris sera libéré. Le chef nazi, pressé par l’avancée des Alliés, avait voulu embarquer le maximum d’enfants et avait procédé à des rafles là où il savait en trouver.

Le voyage dura deux jours et demi ou quatre jours selon différents témoignages ; les prisonniers entassés cent vingt par wagon suffoquaient et souffraient terriblement de la soif, manquant d’eau. La nuit, les enfants, à demi-nus, sans chaussures hurlaient paniqués. Le train arriva à destination à la nuit tombée. Raphaëlle fut gazée le 5 août avec huit cent quarante sept personnes dont trois cent vingt quatre enfants (parmi eux dix huit nourrissons). Elle aurait eu dix huit ans à la fin du mois. Son nom n’apparait pas sur les registres du camp, elle n’a pas reçu de matricule. Sur les mille trois cents déportés, seulement deux cent neuf reviendront en 1945.Des rescapés ont raconté que les mères arrivant à Auschwitz tenant leurs enfants par la main étaient immédiatement dirigées vers les camions et la chambre à gaz ; Raphaëlle devait serrer contre elle des bambins épouvantés, elle n’avait aucune chance de survivre.

Quand Rykla apprit au printemps 1945 la mort de son fils, elle fut si effondrée qu’elle fit une chute dans l’escalier, se blessant gravement. Hospitalisée d’urgence, elle gardera des séquelles à vie.

Les trois enfants Rozenbaum sortiront vivants de la guerre mais leur enfance loin de leurs parents aura été gâchée.

Si la disparition de Raphaëlle est actée par le 2ème Bureau en novembre 1950, son acte de décès n’est rédigé que le 1er juillet 1953, suite au jugement du Tribunal civil de la Seine qui la dit morte le 31 juillet 1944 à Drancy. L’année suivante, elle est déclarée déportée politique et morte pour la France. Ce ne sera qu’en 1991 qu’elle sera officiellement reconnue morte en déportation et son décès fixé au 5 août 1944 à Auschwitz.

 Acte de décès de Raphaëlle

 

On retrouve le nom de Raphaëlle au Mémorial de la Shoah : dalle n°8, colonne 3, rangée 2.

Deux plaques posées en côté du portail du 48, rue Ramponeau rappellent la mort tragique d’Albert et Raphaëlle Chelbluns.

 

 

Lors d’une cérémonie dans le recueillement et l’intimité, le 20 avril 1991, une plaque du souvenir portant le nom et l’âge des vingt huit enfants et de leurs six monitrices est posée au Centre Hillel à l’emplacement de la « Maison des Orphelins ».

 

En l’an 2000, lors de la commémoration du 70ème anniversaire de la fin de la guerre, une sculpture en bronze réalisée par Pierre Lagénie prend place au centre du bassin du square St Hilaire en hommage aux malheureux enfants.

 

Dans l’Académie de Créteil, en 2008, un concours « Une classe… des écrivains » rassemble des textes écrits par des collégiens. L’un d’eux s’intitule « Raphaëlle » et évoque la mémoire de Raphaëlle Chelbluns.

Pour son frère Edmond, Raphaëlle sera toujours Suzanne.

Ce texte n’a pu être écrit que grâce à Edmond qui m’a parlé de sa sœur et je l’en remercie.

Je dis aussi merci aux élèves du collège J.B. Clément Paris XXème qui ont raconté la vie d’Isidore Chelbluns et de sa famille.

 

 

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1 komentarz
  1. anna 1 miesiąc temu

    bravo pour ce beau travail de mémoire et surtout le témoignage du courage de cette jeune femme de 18 ans engagée contre le nazisme et en faveur des enfants de la maison de l’UGIF. Elle le paya de sa vie. Ne l’oublions pas;
    Je souhaite rester discrète sur mon identité, mais je suis sensible à cette biographie, parce que ma mère, qui est à présent au soir de sa vie, m’a toujours relaté avoir cherché une amie prénommée Sarah, originaire d’Ukraine et née en 1922 ou 1923.
    J’ai écrit ce commentaire car il faut encourager tous les jeunes qui font œuvre de devoir de mémoire.
    Moi-même je ne suis pas juive je me définirais comme protestante tendance „avec des questions”.
    Mais je lis énormément sur cette question, cela me fait souffrir même de penser qu’on a fait „ça” à des enfants voire des nourrissons, j’ai l’impression d’un immense trou.
    Voilà mon commentaire est animé d’une grande bienveillance, il faut donner de l’existence à tous ces gens disparus.

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