Esther REGENMAN, née FREIMOWITZ (1909-1944)
Photographie probable d’Esther REGENMAN née FREIMOWITZ et son mari Chaïm lors du mariage de Blanche REGENMAN et David WAYS.
Archives personnelles de madame Laurence BENBASSAT, descendante du frère de Chaïm, Isaac Israël REGENMAN.
Esther REGENMAN, de son nom de jeune fille FREIMOWITZ, est née le 11 mars 1909 et était mère d’un garçon.
Elle a été déportée par le convoi 77, dont voilà l’histoire.
Histoire du convoi 77
Le Convoi 77, du 31 juillet 1944, est le dernier convoi de Juifs parti du camp d’internement de Drancy vers la gare de Bobigny avec pour destination le centre de mise à mort d’Auschwitz-II-Birkenau.
Les Alliés ont débarqué le 6 juin 1944 et se dirigent vers la capitale, qui est un objectif stratégique majeur de la reconquête du territoire français. Le régime nazi est ébranlé par les revers militaires à l’Ouest, ainsi qu’à l’Est dans le cadre de la gigantesque opération « Bagration » lancée par les Soviétiques le 22 juin. Le 20 juillet, un attentat contre Hitler a lieu (« Opération Walkyrie »), suivi d’un putsch. En conséquence, des dignitaires nazis, suspectés de trahison envers le Reich, sont arrêtés. S’en suit une importante purge dans tous les échelons administrant la « Solution Finale de la question juive ». Ces évènements ont un impact majeur dans la déportation des Juifs. À défaut de gagner leur guerre contre les Alliés, les nazis veulent faire advenir leur utopie raciale et donc gagner leur « guerre contre les Juifs ».
Le SS Aloïs Brunner, alors commandant du camp de Drancy, profite de la confusion pour poursuivre et même radicaliser sa folie meurtrière. Pour cela, alors qu’il portait une attention particulière à la déportation d’enfants, il envoie ses commandos rafler les maisons de l’UGIF (Union générale des Israélites de France) de la région parisienne hébergeant les enfants juifs fichés par les nazis, ainsi que leurs éducateurs. Ces rafles condamneront des centaines d’enfants dont plusieurs en bas-âge[1]. C’est l’une des spécificités du convoi 77.
Les victimes raflées à Paris, à Lyon, à Saint-Mandé, en France, terre des Droits de l’Homme, sont pour moitié des étrangers (Polonais, Roumains, Turcs, Grecs, Bulgares, Allemands, Russes, Tchèques, Égyptiens…) et pour l’autre, des Français. Elles sont conduites au camp de Drancy, antichambre d’Auschwitz-Birkenau, afin d’y être internées.
Les conditions de vie au camp sont particulièrement difficiles pour des enfants la promiscuité, les privations, la violence et l’attente ; cette longue attente. Où les Allemands allaient-ils amener tous ces malheureux ? Et les enfants, si nombreux, quel serait leur sort ?
Le 31 juillet 1944, le convoi 77 part du camp de transit de Drancy, depuis la gare de Bobigny, où les 1 306 victimes embarquent dans des wagons à bestiaux en direction du centre de mise à mort de masse d’Auschwitz-Birkenau. Ils y arrivent, après un voyage atroce qui a duré trois jours et trois nuits.
Le convoi 77 s’arrête dans la nuit du 3 août 1944 à Auschwitz en Pologne. Les déportés ne comprennent pas ce qui se joue alors, certains pensant être arrivés en Allemagne et retrouver leur famille.
Après les avoir fait sortir rapidement à grands renforts de hurlements d’ordre en allemand, d’aboiements de chiens, de coups donnés par les SS, les survivants du convoi doivent se mettre en rang, éblouis par les projecteurs sur la rampe. Ils ne voient rien, ne savent pas où ils sont. L’odeur, âcre, est particulièrement insupportable, c’est celle des crématoires qui font disparaître les corps des familles Tsiganes internées au camp et suppliciées la veille, le 2 août.
Les hommes d’un côté, les femmes et les enfants de l’autre, ordonnent les SS sur le quai. S’en suit une étape de « sélection » opérée par les officiers et médecins SS entre les déportés « aptes au travail » et les « inaptes » (les vieillards, malades, invalides, enfants et mères). Les premiers seront inscrits dans le camp, rasés, tatoués ; ils deviennent dès lors la main d’œuvre servile des nazis. Certains survivront. Les autres, ne le savent pas, mais ils seront gazés à quelques dizaines de mètres de la gare où ils ont débarqué dans la nuit. À de très rares exceptions près, les enfants sont dirigés vers les chambres à gaz dès leur arrivée.
Le 5 août est la date officielle retenue pour la mort des 847 déportés qui ne sont pas entrés dans le camp, et qui donc ont été gazés peu de temps après leur arrivée ou sont morts durant le transport en train. En réalité, c’est dans la nuit du 3 août que l’immense majorité de ces déportés jugés « inaptes » ou « inutiles » (en fonction des besoins de main d’œuvre servile dans le camp et les kommandos) est assassinée.
À partir du 9 mai 1945, les 251 déportés ayant survécu au travail forcé, aux sévices, aux expériences médicales, aux privations sont enfin rapatriés en France. Mais parmi ces survivants, aucune trace d’Esther REGENMAN, 35 ans, française, juive, sur laquelle nous avons enquêté afin d’essayer de retracer au plus près sa trajectoire de persécution.
Esther, une jeune Française, frappée en son cœur par les persécutions
Esther REGENMAN, de son nom de jeune fille FREIMOWITZ, est née le 11 mars 1909 dans le 11e arrondissement de Paris, au domicile de ses parents, 8 rue Faidherbe.
Acte de naissance d’Esther Freimowitz
REGENMAN Esther © SHD de Caen DAVCC, Dossier n@21-P-529-845-7
Elle est la fille de Paul FREIMOWITZ, sculpteur né à Jérusalem le 15 novembre 1880, puis commerçant et sculpteur sur bois, et d’Aneta (Anita) PLATZMAN, couturière, née à Bucarest le 2 mars 1887. Ils se sont mariés le 8 juin 1907, à la mairie du 11e arrondissement. La mère d’Anita, Caroline Lacks, était présente lors de leur mariage civil, mais pas son père, Neumann, tailleur, qui est à Bucarest. Blima, la mère de Paul est présente. Les trois parents présents ne savent pas signer. Trois des témoins sont ébénistes, ce qui indique dans quel milieu évolue le père d’Esther. Leur mariage religieux a lieu au temple des Tournelles, le dimanche 1er septembre. Le couple vit rue de la Roquette, puis habite 8 rue Faidherbe dans le 11e arrondissement. Ils s’installent ensuite à Neuilly-sur-Seine. Esther est naturalisée en même temps que ses parents le 5 novembre 1927. Paul s’est lancé dans le commerce de tissus à Neuilly, mais fait faillite en novembre 1934. Il réside alors à Paris, 29, rue de Chaligny, dans le 12e.
Les grands-parents paternels d’Esther, Beril / Bur / Bernard (né à Jérusalem, Empire ottoman en 1852) et Blima Weinberg (Wumberg) résidaient à Paris, de même que ses oncles et tantes, mais Esther n’a pas connu son grand-père, mort avant sa naissance. En 1926, Esther perd sa tante Rebecca, puis en 1928, sa grand-mère Blima. Elles sont toutes deux inhumées au cimetière de Pantin, dans le carré juif.
Le mariage d’Esther avec Chaïm / Charles Regenman
Le 7 juillet 1932 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Esther épouse Chaïm (devenu Charles) REGENMAN, né le 17 septembre 1905 à Varsovie, en Pologne. C’est également à Neuilly, au temple, qu’a lieu leur mariage religieux, le dimanche 10 juillet.
Acte de mariage d’Esther FREIMOWITZ et Charles (Chaïm) REGENMAN.
REGENMAN Esther © SHD de Caen DAVCC, Dossier n°21-P-269-291-4
Nous ne savons pas comment ils se sont rencontrés. De leur union est né un fils, Alain Albert, le 12 mai 1933, à Courbevoie.
Acte de naissance d’Alain Albert REGENMAN, le fils d’Esther et Chaïm
REGENMAN Esther © SHD de Caen DAVCC, Dossier n°21-P-529-845-37
Le mari d’Esther, Chaïm REGENMAN est issu d’une famille de huit enfants. Les membres de la famille sont arrivés les uns après les autres en France.
Son père Abraham, le « patriarche », né à Varsovie en 1862 et mort à Paris en 1928 ; et sa mère Sophie DUA, née à Varsovie en 1865 et décédée à Paris en 1927 ont eu quatre garçons et quatre filles. Fratia, née à Varsovie en 1885, déportée de Paris en 1942 ; Liba, née à Varsovie en 1886, décédée en 1964 à Néris-Les-Bains (France) ; Dobrouchka/Debrouchka, née le 15 décembre 1890 à Varsovie, confectionneuse, elle résidait 36, rue de Belleyme, Paris 3e. Arrêtée, elle est internée à Drancy (matricule 16. 429) puis déportée le 29 avril 1944 par le convoi 72, avec son mari Joseph Bernholc, tailleur fourreur né à Siedlitz (aujourd’hui Siedlice) en Pologne, le 14 avril 1889. Ils sont sans doute assassinés dès leur arrivée à Birkenau ; Elie, né à Varsovie le 21 décembre 1893, déporté de Drancy puis Compiègne vers Auschwitz par le convoi n° 2, le 5 juin 1942 ; Israël-Isaac surnommé Itché, né à Varsovie en 1896 et marié en 1918 avec Syma FRYDMAN. Le couple a une fille en 1920, Haya (devenue Hélène). Itché arrive à Paris avant sa femme et sa fille. Il travaille comme ouvrier-sellier chez Renault. Au bout de trois ans, il fait venir sa famille. En 1928, le couple accueille une autre fille, Suzanne. Il tient alors une épicerie juive, rue des Amandiers, à Paris dans le 20e arrondissement ; puis en achète une plus grande à proximité, rue d’Avron en 1935. En septembre 1939, Itché est mobilisé, puis démobilisé en décembre en raison de son âge. Les époux REGENMAN sont naturalisés[2] en 1933, mais dès 1940, ils sont comme tous les Juifs en France, victimes des persécutions anti-juives, notamment l’« aryanisation » de leur commerce, et des rafles qui s’intensifient en 1941 et qui coûtent la liberté, puis la vie de ses trois frères. Ils réussissent à fuir en zone libre et se cachent dans un couvent, à
Rocamadour, jusqu’en septembre 1944. À leur retour à Paris, leur appartement est occupé par… un policier. Il leur fut rendu au bout de dix mois. Le couple reprend alors ses activités d’épiciers puis deviennent traiteurs. Itché REGENMAN est décédé à Paris en 1972 ; Mosche/Moszek, né à Varsovie le 7 février 1898, résidait 4, rue Louis Bonnet. Il est déporté à Drancy par le convoi 1. Arrêté puis interné à Drancy, il est déporté dans le même convoi que son plus jeune frère, Chaïm, le 27 mars 1942 ; Blanche, né à Varsovie en1902, s’est mariée en France, à Paris, avec David WAYS. Elle est décédée à Paris en 1971. Et enfin, le petit dernier, Chaïm né en 1905 à Varsovie, et mari d’Esther.
Photographie du mariage de Blanche et David WAYS, archives personnelles de madame Laurence Benbassat. On peut y voir Abraham REGENMAN, le patriarche, à gauche de sa fille, Blanche, la mariée. En haut, à droite de la photographie, madame Benbassat reconnaît Esther posant la main sur l’épaule de Chaïm.
Après avoir vécu à Courbevoie, 30, rue Kilford, le 1er octobre 1938, Esther, Chaïm et Alain s’installent à nouveau à Paris 24, rue Oberkampf, dans le 11e arrondissement.
La guerre et la rafle du 20 août 1941
Chaïm Regenman, le mari d’Esther, exerce la profession de représentant.
Quand la guerre éclate il n’hésite pas à s’engager dans l’armée française en 1940[3]. À peine a-t-il le temps de retrouver son foyer qu’il est victime de la rafle du 20 août 1941, qui vise d’abord en particulier les Juifs du 11e arrondissement. 4.232 hommes juifs étrangers et français sont arrêtés par la police municipale parisienne à l’instigation du service des affaires juives de la Gestapo (Sipo SD). Les hommes, de 18 à 50 ans, sont arrêtés à leur domicile, dans la rue. Le quartier a été bouclé depuis 5 h 30 du matin.[4]
Chaïm est arrêté, puis interné à Drancy le 21 août 1941 (peut-être en même temps que son frère Moszek/Moche). Il est affecté au bloc IV escalier 4, chambrée 8. Il est déporté vers Auschwitz avec 1.111 autres malheureux dans le premier convoi de déportation des Juifs de France (train spécial 767, dans des wagons de 3e classe), parti le 27 mars 1942 de Drancy-Le Bourget avec 565 hommes ; le train fait une halte à Compiègne (camp de Royallieu) et charge 547 autres hommes, pour la plupart des Juifs français, dont des « notables » arrêtés à Paris le 12 décembre 1941. Le convoi n°1 est arrivé à Auschwitz le 9 mai 1942. Ni Chaïm ni Moszek ne font partie des 19 survivants de ce convoi[5].
Esther, maman courageuse et monitrice engagée
Après l’arrestation de son mari en août 1941, Esther élève seule leur fils Alain.
Si la jeune femme a une reçu une formation de sténotypiste (une personne capable de retranscrire un discours oral avec une machine, le sténotype, en temps réel), elle travaille alors comme éducatrice/monitrice au Centre Secrétan de l’UGIF (Union générale des israélites de France).
L’UGIF est une organisation tutélaire de la communauté juive en France visant, notamment, à prendre en charge les enfants juifs des déportés ou de familles qui ne peuvent plus s’en occuper. Créé par les Allemands, l’organisme est sous le contrôle du Commissariat général aux questions juives (CGQJ). Les personnes qui y travaillent, comme les enfants qui vivent dans ses centres sont donc sous contrôle des nazis.
En 1944, Esther perd sa mère. Anéta Platzman-Freimowitz est inhumée en 1944 au cimetière de Pantin dans le caveau de la société juive Le Progrès Mutualiste, mais rien ne garantit qu’elle faisait partie de cette association. En effet, pendant la guerre, pour pouvoir enterrer une personne juive, il fallait prétendre avoir déjà une place réservée au cimetière. Les sociétés mutualistes ont alors fourni à l’UGIF des faux certificats.
L’arrestation d’Esther
Entre les 20 et 24 juillet 1944, les maisons d’enfants de l’UGIF sont les cibles des rafles orchestrées par Aloïs Brunner. Les enfants et leurs moniteurs sont arrêtés.
C’est dans ce cadre, qu’à l’aube du 22 juillet 1944 a lieu la rafle du 70 de l’avenue Secrétan, à l’école Lucien-de-Hirsch dans le 19e arrondissement de Paris[6]. L’école était bondée, accueillant plus de personnes que sa capacité ne le permettait. En effet, le 20 avril 1944, le quartier où se trouve une des maisons de l’UGIF, le centre Lamarck, ayant été bombardé, les jeunes pensionnaires ainsi que leurs moniteurs (125 enfants et 52 adultes) sont transférés à l’école Lucien-de-Hirsch. Les SS raflent les 107 enfants du centre, ainsi que leurs éducateurs, Esther en fait partie. Son fils Alain n’a pas été arrêté avec elle. Sans doute avait-elle pris soin de le cacher en lieu sûr.
Drancy
Ils sont tous conduits au camp de Drancy, l’« antichambre d’Auschwitz » où ils sont internés. Esther y reçoit le matricule 25. 446. Elle a sur elle 198 francs lors de son enregistrement à la « fouille ». Elle est assignée à l’escalier 6, chambrée du 3e étage[7].
Carnet de fouille d’Esther REGENMANN à DRANCY, elle y est enregistrée sous le matricule 25 446
@ Mémorial de la Shoah, Paris
Sans doute, a-t-elle essayé, comme toujours, d’aider et de réconforter les enfants dans le camp. Les conditions d’hygiène, d’insalubrité, de malnutrition y sont particulièrement terribles, pour les petits. En attendant le départ pour « Pitchipoï », ce mot yiddish qui désigne un endroit inconnu, au loin.
Le 31 juillet 1944, après neuf jours d’enfer à Drancy, 1.306 internés de Drancy dont 324 enfants de moins de 16 ans sont conduits vers la gare de Bobigny. Là, ils sont forcés de monter dans des wagons à bestiaux. On peut imaginer qu’Esther a accompagné les enfants, parmi lesquels se trouvent des nourrissons et enfants en bas-âge, pendant le trajet insupportable (chaleur, soif, faim, promiscuité, folie, cadavres…) vers la mort certaine. Dans la nuit du 3 au 4 août, le convoi arrive à Auschwitz. La sélection s’opère à l’arrivée.
Liste originale du convoi 77 sur laquelle figure le nom d’Esther REGENMAN, @ Mémorial de la Shoah, Paris
Esther pourrait avoir été « sélectionnée » pour entrer dans le camp, et avoir survécu un temps, mais il nous est impossible de le savoir. Il est très probable qu’elle a voulu accompagner les enfants, sans le savoir, vers les chambres à gaz et y a été suppliciée avec eux le 4 août 1944. Elle avait 35 ans.
Après la guerre
Le jeune Alain Albert REGENMAN se retrouve sans sa mère. Il a 12 ans quand la guerre se termine. Il vit alors chez son grand-père Paul FREIMOWITZ, 56, rue de la Roquette à Paris, dans le 11e arrondissement. Celui-ci écrira d’une main tremblante une attestation sur le non-retour de son « gendre » et de sa fille. Il indique la date du 22 juillet comme celle de la disparition de sa fille. Date qui figure aussi dans des documents officiels comme étant celle de son arrestation.
Paul FREIMOWITZ continue de rechercher sa fille, en émettant des avis de disparition. En vain. Esther ne reviendra jamais. Alain est orphelin. Le 30 avril 1948, après une procédure de mise sous tutelle auprès du Conseil de Famille, c’est son oncle maternel Paul FREIMOWITZ, le frère d’Esther, qui devient son tuteur légal. Au conseil de famille figurent, côté paternel, Jacques Regenman, 1 bis rue de la Réunion, oncle d’Alain ; Bruchla, épouse Ways, sa tante ; Alexandre Nebehole, son cousin, 96 bd Richard-Lenoir. Du côté maternel, Paul, le frère d’Esther ; Elise, épouse Breitman, 24 rue de Ménilmontant, grand-tante ; Renée, épouse Fischer, 15 rue d’Arcole, cousine.
Esther REGENMAN, qui a obtenu le statut de déportée politique en 1955, « morte en déportation » (2012), figure sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah @Mémorial de la Shoah
Le fils unique d’Esther et de Chaïm, Alain Albert REGENMAN est mort le 7 janvier 1992 à Bagnolet Nous n’avons pas d’autres informations sur lui. Il avait 58 ans.
Sources :
- L’Univers israélite
- Archives de la Ville de Paris, mariage et décès
- Généanet, relevé des sépultures
- Archives SDH, Caen 21 P 269 291 et 21 P 529 845
- Mémorial de la Shoah, documents d’internement à Drancy
La trajectoire de persécution et d’extermination d’Esther REGENMAN, née FREIMOWITZ a été réalisée par Emmie, Fortune, Maia, Lucie, Maël, Margaux, Louna, Loann, Mathilde, Jeanne et Lia, élèves de Terminales A et G du lycée Jacques Cartier de Saint-Malo, avec l’aide de notre professeur d’Histoire-Géographie M. Stéphane Autret.
Nos chaleureux remerciements à madame Laurence BENBASSAT pour les informations et les ressources précieuses qu’elle nous a livrées ainsi qu’à Laurence KLEJMAN pour sa relecture et ses apports.
Notes & références
[2] https://aifonline.net/?p=5980
[3] Son frère Isaac Israël est mobilisé en septembre1939, mais en raison de son âge, est démobilisé en décembre 1939. Source Laurence Benbassat.
[4] https://www.memorialdelashoah.org/20-aout-1941-rafle-de-paris.html
[5] Mémorial de la Shoah, Paris : https://ressources.memorialdelashoah.org/notice.php?q=identifiant_origine:FRMEMSH0408707124001. Et DLX-V, liste du « Convoi de Drancy 27/03/1942 » ; Voir aussi le documentaire réalisé en 1991 par Pierre-Oscar Lévy, Premier Convoi, où 12 des 30 survivants témoignent.
[6] L’école Lucien-de-Hirsch est la plus ancienne école juive de France : elle a été fondée à Paris en 1901.
[7] Cf. sa fiche de fouille au Mémorial de la Shoah.
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