Arthur KREINDEL

1916 - 1945 | Naissance: , | Arrestation: | Résidence: , ,

Arthur Kreindel 

Juif autrichien et communiste déporté à Auschwitz

 

Arthur est né à Vienne, en Autriche le 27 juin 1916.

Son père s’appelle Elias Kreindel, né à Cracovie en 1879 et sa mère Rosa, née Gerowicz, à Vienne en 1889.

Arthur a deux frères et une sœur, dont il est l’aîné.

Il suit une formation de fourreur. Il rejoint la ligue de la Jeunesse Communiste (Kommunistischer Jugendverband, KJV), où il rencontre sa compagne Vilma.

Un mot sur Vilma, par qui sont parvenus jusqu’à nous l’essentiel de ces informations[1].

Vilma Steindling, née Vilma Geiringer, a vu le jour en 1919 dans une famille juive extrêmement pauvre. Elle n’a que 3 ans lorsque son père meurt et 8 ans quand sa mère tombe gravement malade. Cette dernière doit alors être hospitalisée pendant plusieurs années et meurt lorsque Vilma a 13 ans. Dès l’âge de huit ans Vilma se retrouve à l’orphelinat juif dans le 19ème arrondissement de Vienne. A quatorze ans, elle commence un apprentissage de modiste et vit dans le foyer juif pour apprentis dans le 2ème arrondissement.

Très tôt elle se découvre un besoin d’engagement social et à l’âge de quinze ans, elle s’inscrit alors à la Ligue des Jeunes Communistes (Kommunistischer Jugendverband, KJV) où elle rencontre son futur compagnon Arthur Kreindel, de 3 ans son aîné.[2]

En 1933 l’austro-fascisme interdit le KPÖ (Parti communiste autrichien) et la répression pousse Arthur à quitter Vienne pour Paris où il exerce son métier dans son atelier situé 24, rue d’Enghien, dans le 10ème. Il loge au 31, rue Bergère dans le 9ème arrondissement de Paris[3].

Vilma, son apprentissage de modiste terminé, rejoint Arthur à l’automne 1937, quelques mois avant l’Anschluss. Il semblerait qu’il ait vécu dans le Xème arrondissement, au 13 rue du Château d’eau[4].

Les exactions contre les Juifs en Autriche devenant insoutenables, Arthur a pris soin de faire établir des visas pour ses parents ses frères et sa sœur, afin que ceux-ci puissent partir au Paraguay (ce qu’ils feront puis ils passeront clandestinement la frontière pour s’installer en Argentine). Sa famille quitte Vienne pour Paris à la veille de la « Nuit de cristal »[5].

L’invasion de la Pologne par l’Allemagne, le 1er septembre 1939, déclenche la guerre.

En France, pays d’immigration traditionnel, les conditions d’accueil ont changé. En effet, le 10 avril 1938, les radicaux et les conservateurs ont porté Édouard Daladier au pouvoir. Son ministre de l’Intérieur Albert Sarraut met en place une politique qui durcit la législation sur la police des étrangers. Le déclenchement de la guerre conduit à l’arrestation de nombreux d’entre eux suspectés d’être membres de la cinquième colonne ou considérés comme des ennemis, quand ils étaient communistes ou socialistes et anti nazis.Le pouvoir peut dès lors justifier des mesures spectaculaires comme l’internement administratif.[6]

 

Il semble qu’Arthur, à l’instar d’autres réfugiés autrichiens, soit interné au stade de Colombes.

Vilma a quitté Paris pour le Tarn et Garonne, à Grisolles avec un groupe de garçon et de filles. Elle y passe le printemps, l’été et l’automne 1940. Elle revient ensuite à Paris où Arthur a été libéré.

A partir de 1942, ils logent dans la banlieue parisienne et résistent activement. Vilma s’engage avec d’autres femmes autrichiennes dans le « Mädelarbeit », le Travail Allemand ou anti-allemand (TA): les jeunes femmes devaient aborder des soldats allemands pour les persuader de l’absurdité de la guerre et leur donner le conseil de déserter car cette guerre n’était plus à gagner. Ce travail était très dangereux parce que les femmes risquaient d’être dénoncées.

C’est ce qui arrive à Vilma qui est la première de son groupe à l’être. En effet, un jour, lors d’un deuxième rendez-vous avec un soldat allemand, deux gendarmes allemands qui arrêtent Vilma et l’emmènent à Fresnes. Après trois mois elle passe devant le tribunal et est condamnée à cinq ans de réclusion. Elle passe ensuite trois autres mois au Fort de Romainville, et est transférée à la Petite Roquette. Elle est transférée au début du mois d’août 1943 au camp de Drancy puis déportée à Auschwitz par le convoi n°59 parti le 02 octobre 1943. Sélectionnée pour travailler, son bras est tatoué du numéro 58337.[7]

Arthur, quant à lui, a obtenu le 20 novembre 1941 une carte d’identité (carte n° 59AS63938), dite « des étrangers » : c’est un carnet contenant 19 pages sur la page de garde duquel est écrit : « Non travailleur ». Les pages suivantes montrent une photo de profil d’Arthur et son état civil. Un tampon a été imprimé à l’encre rouge et en lettres capitales la dénomination « JUIF ». L’adresse d’Arthur qui y est inscrite est 31, rue Bergère, Paris[8].

Ici, se perdent ses traces et apparaissent des zones d’ombre. Un document émanant des Renseignements généraux et de la Direction des étrangers et des affaires juives de Paris, en date du 17 mars 1943, précise qu’Arthur «résiderait en zone libre depuis janvier ou février 1941 ». Sur ce document est précisé également qu’Arthur n’a plus d’activités depuis juin 1940, bien qu’inscrit au Registre du commerce sous le numéro 688069 et qu’il « n’a pas satisfait à la loi du 2 juin 1941».

Par ailleurs, un document fourni par la famille émigrée de Arthur nous apprend que son père Elias, a écrit en décembre 1944 à la Société du Journal « l’Auto » (ancêtre du journal L’Equipe), sise 10, rue du Faubourg Montmartre, à Paris pour tenter de retrouver son fils. Un « administrateur » l’informe que Arthur a quitté le local, sis à l’adresse du journal, qu’il aurait occupé et dont il aurait donné congé le 27 juin 1943.

Il convient de rappeler ici les lois de Vichy portant sur le statut des juifs et sur leur recensement, signées par le maréchal Pétain.

Alors que le « premier statut des juifs » de Vichy (octobre 1940) excluait les Juifs avant tout de la fonction publique, en particulier de la haute fonction publique et des grands corps de l’État, des grades d’officier dans les trois armées, de la justice, de l’enseignement, la loi de mai 41 étend les interdictions professionnelles. Outre l’interdiction d’être dirigeants d’entreprise de presse, de cinéma, de théâtre, de radio, est énoncé le principe de quotas limitant le nombre de juifs dans les professions libérales. Le deuxième statut allonge la liste des professions interdites et prévoit une restriction de principe pour l’accès à une « profession libérale, une profession commerciale, industrielle ou artisanale, ou une profession libre » : il s’agit, selon le ministre de la justice, Joseph Barthélémy, d’interdire aux juifs « les fonctions de directeur de l’âme française ou des intérêts français ».

En juin 1941, figure la première mention du « droit pour le préfet de prononcer l’internement dans un camp spécial, même si l’intéressé est français ».

Ces lois ont pour conséquences d’empêcher Arthur de travailler. Arthur, selon le dossier de la Direction des Etrangers et des Affaires juives de Paris aurait du se présenter ou être « conduit au Service des Juifs » pour y être recensé, comme le stipulait la loi du 2 juin 41. Cela a pour conséquence la constitution d’un dossier au « service des juifs » du département de la seine sous le numéro de dossier 100.549.

On ne sait donc ce que fait Arthur après l’arrestation de Vilma, le 3 juillet 1942.

A-t-il été envoyé à Bordeaux par le Parti communiste autrichien ? Se sentant menacé, a-t-il fui de son propre chef ? Bordeaux n’était pas forcément le meilleur endroit où se réfugier.

Ainsi y est-il qu’il y est arrêté, après avoir été dénoncé a rapporté Vilma. Il habite alors 1, rue Marcel (entre le cours de l’Argonne et le cours de l’Yser, près du quartier Nanssouty).

Il est envoyé à la prison de Fresnes le 2 décembre 1943. Arthur est ensuite transféré à Drancy le 25 juillet 1944 sous le matricule 25 954. Le carnet de fouille établi dès son arrivée à Drancy précise qu’Arthur détient 3300 francs[9].

Il est déporté à Auschwitz, par le convoi n°77 du 31 juillet 1944.

Comme Vilma, Arthur est sélectionné pour travailler. Le matricule B3825 lui est tatoué sur le bras.

Vilma a intégré le réseau de résistance communiste au sein du camp et parvient à travailler dans la blanchisserie des SS, située au camp des hommes. Elle peut dès lors communiquer avec Arthur.

L’approche des troupes soviétiques en janvier 1945 conduit les nazis à évacuer le camp. Ces évacuations vont se dérouler du 17 au 21 janvier[10].

Arthur et Vilma participent à ces Marches de la mort[11] dont on estime à près de 59 000 le nombre de déportés d’Auschwitz-Birkenau et des camps annexes (Monowitz, Bobrek, Jaworzno, Blechhammer).La majorité des déportés ont marché à peu près trois jours et deux nuits.

 

Le parcours d’Arthur est le suivant : Auschwitz/Gross-Rosen, Gross-Rosen/Dachau. Ce parcours est très long (près de 800 km).

Le témoignage des survivants laisse entrapercevoir ce qu’ont pu être les souffrances des déportés. Les témoignages de survivants ont pu permettre de retracer l’effroyable parcours de ces cohortes. A leur suite, on peut tenter d’imaginer ce que ces marches ont été pour Arthur, pour Vilma et tous les déportés.[12]

Si certains ont pu avoir quelque nourriture, la plupart sont partis sans rien.

Ces convois étant improvisés, les SS s’arrêtent pour se reposer au gré des possibilités. Aucune nourriture n’est distribuée aux prisonniers. Les vêtements ne leur apportent que peu de chaleur, leurs chaussures blessent davantage encore la plupart d’entre eux. Les vêtements peuvent être une tenue de « bagnard » ou des vêtements récupérés au hasard récupérés sur les morts gazés dès leur arrivée au camp. Les chaussures, quand elles sont ces « socques » (Holzschuhe) de toile à semelle de bois ne tiennent pas aux pieds. Quand elles ont l’air normale, elles sont dépareillées et ne peuvent protéger les pieds contre ces températures glaciales.

Beaucoup sont malades. Les plus faibles sont exécutés en chemin.

Après ces marches, la plupart des survivants subissent le transport en wagons de marchandises découverts alors que la neige tombe et que les températures oscillent entre -20° et -30°. Dans ces wagons ils s’entassent les uns contre les autres, parfois les vivants sur les morts.

Il n’y a pas ou très peu d’arrêts. Il n’y a pas de distribution d’eau ni de nourriture.

Arthur arrive à  Gross-Rosen. Ce camp, ouvert en août 1940, est situé en Silésie, au sud de l’Oder et à 60 kilomètres de Breslau, près de la ville portant le même nom (Rogosnica, en polonais).

L’arrivée des détenus des camps de l’Est, provoque La surpopulation qui entraîne la propagation d’une épidémie de typhus et, entre le 8 février et le 23 mars 1945, le camp doit être à son tour évacué vers les KL Buchenwald, Flossenbürg, Dachau et surtout Dora. Plus de 30 000 détenus sont ainsi embarqués dans des trains découverts, conditions entraînant une effroyable hécatombe.

Mais Arthur semble ne reste pas longtemps à Gross-Rosen puisque le 28 janvier 1945[13], il est transféré au camp de concentration de Dachau, à environ 15 km au nord-ouest de Munich, en Bavière (dans le sud de l’Allemagne).

Son numéro de prisonnier est le 140224.[14] Dans la liste de transfert de Auschwitz à Dachau, Arthur est reconnu « Kürschner », c’est à dire fourreur, métier qu’il exerçait. Il est affecté comme peintre en bâtiment « Anstreicher » au Kommando Waldlager V[15], puis incorporé à partir de cette date comme travailleur « Arbeiter » affecté aux «Kommandos » extérieurs au camp de concentration de Dachau. C’est au Kommando Mühldorf-H.P.K. dépendant de l’organisation Todt qu’Arthur travaille jusqu’au 26 mars 45. A cette date, Il est renvoyé au camp de Dachau. Il y meurt deux jours après le 28 mars[16]. Le camp de Dachau est libéré le 29 avril 1945.

Vilma, après avoir subi la marche forcée de 200 km, a été déportée en wagon de marchandises ouvertes à Ravensbrück. Elle sera libérée grâce aux négociations entamées avec la Croix-Rouge et la diplomatie suédoise, afin d’organiser l’évacuation d’un certain nombre de déportées, par la Suisse puis par la Suède.

 

Ruth Steindling a tenté de connaître les circonstances de la mort d’Arthur en interrogeant le personnel du mémorial de Dachau. Il lui a été répondu que le fait qu’Arthur ait été transféré au camp principal le 26 et soit mort deux jours après laisse penser à une exécution. En effet, les derniers temps avant la libération du camp voient une série d’exécutions sommaires visant notamment une organisation de résistance clandestine, composée de communistes et de sociaux-démocrates, créée à la fin de l’année 44.

Pour autant, aucune preuve concrète ne peut être avancée selon laquelle Arthur aurait été l’une de leurs victimes. Par ailleurs, les derniers mois avant la libération du camp affichent à eux seuls la moitié des décès du camp entre 1938 et 1945. Cette mortalité est liée aux conditions déplorables de vie au sein du camp alimentation, hygiène épidémies, surpopulation… Arthur a-t-il succombé aux mauvais traitements subis tout au long de ses mois de déportations ?

Décidée à rentrer en France plutôt qu’en Autriche, Vilma apprend par le Parti communiste que Arthur est vivant et serait reparti à Vienne. Vilma se rend dans la capitale autrichienne pour y apprendre la mort d’Arthur.

De même, un télégramme a été envoyé à Elias, le père d’Arthur, pour lui annoncer que son fils avait été libéré « récemment » par l’armée rouge et qu’il attendait son rapatriement.

Elias obtiendra l’avis officiel de décès de son fils en 1956.

Le certificat du décès est documenté à Bad Arolsen sous le numéro Dachau 1329/53.

 

 

 

[1] Biographie de Vilma Steindling écrite par Ruth Steindling, sa fille. C’est en rencontrant Ruth, que s’est levée une partie du voile qui recouvrait la vie d’Arthur. Vilma Steindling: Eine Judische Kommunistin im Widerstand Mit einem Nachwort von Anton Pelinka  par Ruth Steindling et Claudia Erdheim  https://amalthea.at/produkt/vilma-steindling /

 

[2] Résumé fournit par Ruth Steindling

[3] Document issu des Archives Préfecture de Police Sous l’indice APP_77W536 : fiche d’enquête du Service des Étrangers et des affaires juives de Paris daté de 1943

[4] Selon la Direction des étrangers et des Affaires juives, rapport du 17 mars 1943

[5] Nuit de cristal, vaste pogrom mené en 1938 par les nazis contre les Juifs en Allemagne et dans l’Autriche annexée. Les 9 et 10 novembre 1938.

[6] Cairn, La fabrique des clandestins en France, 1938-1940. Riadh Ben Khalifa. Dans Migrations Société 2012/1 (N° 139), pages 11 à 26. https://www.cairn.info

 

[7] Opus cité. Ruth Steindling, Vilma Steindling: Eine Judische Kommunistin im Widerstand Mit

[8] Ruth Steindling : Carte d’identité de « Non travailleur » établi par les services administratifs français au non d’Arthur Kreindel le 20 novembre 1941.

[9] Mémorial de la Shoah

[10] Les faits qui suivent sont inspirés de http://www.cercleshoah.org/ Marche de la mort, évacuation d’Auschwitz I, janvier 1945. Témoignage de Henri Graff fait le 5 octobre 2005 pour l’UDA. Publié le dimanche 31 mars 2013. Martine Giboureau, professeure d’histoire-géographie-éducation civique  avril 2013

 

[11] Ibid. « Marches de la mort est l’expression communément utilisée pour qualifier les évacuations des camps opérées par les nazis à l’approche des armées soviétiques à l’est et américano-britanniques à l’ouest. Les premiers camps évacués en janvier 1945 se situaient en Pologne occupée.

C’est la menace directe de l’armée soviétique libérant les États baltes et la Pologne, engagée dans l’opération Vistule-Oder, entre le 12 janvier et le 3 février 1945, qui précipite l’évacuation d’Auschwitz-Birkenau et camps annexes (Monowitz, Bobrek, Jaworzno, Blechhammer) du 17 au 21 janvier, de jour comme de nuit, dans le froid, la neige et la pluie.

Au printemps 1945 ce sont les camps situés à l’ouest [2] du Grand Reich qui sont vidés. »

 

[12] Ibid. http://www.cercleshoah.org/ Marche de la mort, évacuation d’Auschwitz I, janvier 1945. Témoignage de Henri Graff fait le 5 octobre 2005 pour l’UDA. Publié le dimanche 31 mars 2013.

[13] ITS. Comité International de la Croix-Rouge, Service international de recherches. 28 janvier 1958.

[14] Ibid. ITS. Liste des prisonniers dans les commandos extérieurs au camp de concentration de Dachau, 17-28 février 1945.

[15] ITS Archives, Bad Arolsen, Matériel de liste Dachau/Kommando Waldlager V

[16] Ibid. ITS. Liste des morts du camp de concentration de Dachau. / Certificat de décès (fichier de correspondance).

KREINDEL_Arthur Certificat de décès ITS Archives
KREINDEL_Arthur Document individuel Dachau ITS Archives
KREINDEL_Arthur janvier 45 Liste prisonniers Dachau ITS Archives
KREINDEL_Arthur janvier 45 Liste prisonniers Drancy vers Auschwitz ITS Archives
KREINDEL_Arthur janvier 45 Liste prisonniers liste Drancy ITS Archives
KREINDEL_Arthur janvier 45 Liste prisonniers transfert à Dachau ITS Archives
KREINDEL_Arthur janvier 45 Liste prisonniers transfert à Drancy Auschwitz ITS Archives
KREINDEL_Arthur janvier 45 Liste prisonniers venus de Gross Rosen a Dachau ITS Archives
KREINDEL_Arthur Lettre d’Elias Kreindel
KREINDEL_Arthur Lettre Ministère des Anciens combattants
KREINDEL_Arthur Liste Dachau Kommando ITS Archives
KREINDEL_Arthur liste Métiers prisonniers 2 Dachau ITS Archives
KREINDEL_Arthur Liste morts Dachau ITS Archives
KREINDEL_Arthur Liste prisonnier ITS Archives
KREINDEL_Arthur liste prisonniers par compétence Anstreicher Dachau ITS Archives
KREINDEL_Arthur Matricule Dachau ITS Archivs
KREINDEL_Arthur_CNI_fonds_Ruth_Steindling

Contributeur(s)

Thibaud FLEURY, professeur d'histoire géographie et sa classe de 1° du lycée Philadelphe de Gerde, Gradignan
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