André COHEN (1931-1944)
Arbre généalogique de la famille Cohen
André Cohen est le fils d’Aaron Haïm, dit Émile, né le 1er mai 1893 à Oran, et de Djouar Julie Cohen Aquenine, née le 22 janvier 1896 à Alger[1].
Sa famille est originaire d’Algérie, qui est alors composée de trois départements français et du Sahara.
La famille Cohen en Algérie
Comme les 35 à 37 000 juifs d’Algérie qui sont devenus français depuis le décret Crémieux du 24 octobre 1870, la famille Cohen est française. La citoyenneté française pleine et entière (dont le droit de vote pour les hommes) a été accordée automatiquement aux « Israélites indigènes »[2] des départements d’Algérie (hors Sahara, donc), alors que les populations musulmanes d’Algérie ont conservé le statut inégalitaire de l’indigénat[3], soit une nationalité sans citoyenneté.
Les parents d’André se sont mariés à Alger, le 31 août 1920[4]. Le père d’Aaron est leur témoin.
Aaron Cohen travaille dans l’administration : il est facteur. Il réside alors 50 avenue de la Bouzareah[5].
Extrait d’acte de mariage des parents d’André, in dossier Djouar COHEN
© SHD /DAVCC 21 P 729 133.
Le 1er juillet 1921, le couple devient parent d’une petite Suzanne Estelle, qui naît à Alger.
Les parents d’André Cohen quittent l’Algérie entre 1926[6] et 1929 avec leur fille, Suzanne Estelle.
La vie de la famille Cohen à Paris
Arrivée à Paris, la famille s’installe en 1929, 34 rue Léon[7], dans le XVIIIe arrondissement, un quartier ouvrier et populaire, avec une forte population juive immigrée, d’abord de Russie et d’Europe de l’Est, puis venue d’Algérie.
Rue Léon vers 1900
© CPArama, DR
Le 29 septembre 1929, Julie accouche d’un enfant sans vie à l’hôpital, dans le Xe arrondissement.
Puis la famille vit au 44 ou 45 rue Marcadet, avant de déménager un tout petit peu plus loin, au 2 rue Émile-Blémont[8], dans une Habitation Bon Marché (HBM), l’ancêtre des HLM.
Aaron Cohen travaille en tant que facteur. Julie, quant à elle, est sans profession, indique un recensement de la ville de Paris.
Une nouvelle fois enceinte, Julie décide sans doute de donner naissance à son enfant à Alger, ou bien était-elle en visite dans sa famille. André naît donc de l’autre côté de la Méditerranée. Le 1er avril 1931. Il porte les prénoms d’André Norbert Saül.
Copie de l’acte de naissance d’André Cohen
© SHD Caen/DAVCC dossier 21 P 482 391.
Quelques années plus tard, le 2 juillet 1934, Julie accouche de son dernier enfant, cette fois à l’hôpital Rothschild[9], dans le XIIe arrondissement de Paris. La fillette se prénomme Renée.
André et Renée ont été scolarisés dans le même groupe scolaire situé au 9 rue Gustave-Rouanet[10]. Dans les années 1930-40, le système scolaire était différent d’aujourd’hui, l’école élémentaire et le lycée étaient non mixtes et les élèves qui n’allaient pas au lycée, réservé à un très petit nombre, y préparaient leur certificat d’études, ce qui les faisaient sortir de l’école à quatorze ans.
Ainsi André est scolarisé en école élémentaire jusqu’à sa déportation. Il n’a pas eu le temps de passer son certificat d’études.
Paris sous l’Occupation
Fin juin 1940, après une guerre courte et la défaite française, Paris est occupé par les nazis. Environ 175 000 Juifs vivent dans la capitale ou y ont trouvé refuge pour fuir l’avancée des troupes allemandes[11].
André Cohen et sa famille habitent dans le 18e arrondissement, où vit une importante communauté juive. À Paris, les Juifs subissent de très fortes persécutions, comme dans l’ensemble de la zone occupée, mais, comme tous les Juifs d’Algérie dont la famille a acquis la citoyenneté française, les Cohen sont, en plus, concernés par l’abrogation du décret Crémieux, le 7 octobre 1940.
À partir du 6 juin 1942, il est fort probable qu’André Cohen ait dû porter l’étoile jaune car, en zone occupée, les Juifs doivent porter ce signe distinctif à partir de l’âge de six ans. Ses parents doivent aussi se présenter au commissariat pour faire apposer la mention « Juif » sur leurs papiers officiels.
Rapidement, les Juifs n’ont plus le droit d’entrer dans les lieux publics (jardins publics, piscines, musées…) ; les enfants ne peuvent plus non plus aller en colonie de vacances[12].
André Cohen a peut-être pu encore aller à l’école car l’accès aux écoles élémentaires et aux lycées publics n’est pas interdit pour les Juifs en France métropolitaine.
Le père d’André Cohen n’a pas pu continuer son métier de facteur, car le « premier statut des Juifs » du 3 octobre 1940 exclut les Juifs des emplois publics, ce qui est le cas d’Aaron Cohen qui travaillait comme employé pour les Postes. Ainsi la famille Cohen, a probablement dû rencontrer de grandes difficultés économiques comme la plupart des familles juives pendant la guerre.
Arrestation et internement
De même que la famille Cohen, de nombreuses familles juives ont dû rester dans Paris occupé et ont vécu dans des conditions déplorables jusqu’à la fin de la guerre.
Les Juifs français et étrangers pouvaient être arrêtés lors de rafles ou sous différents prétextes : sur dénonciation de leurs voisins, pour des infractions aux lois françaises ou allemandes (ne pas porter l’étoile jaune, ou la cacher sous une écharpe, être dans un lieu public interdit ou après le couvre-feu imposé aux Juifs), ou parfois même sans aucun motif. Les commissariats de quartiers étaient chargés de leur arrestation, mais la Gestapo et la milice collaborationniste, ainsi qu’une véritable police anti-juive, le « rayon juif [13]», destinée à traquer les Juifs a raflé également de nombreuses personnes.
Les Juifs étaient dans l’obligation de se rendre dans ces commissariats pour se faire recenser. S’ils voulaient fuir, ils devaient payer d’importantes sommes d’argent aux passeurs.
Ils n’étaient pas autorisés à changer d’adresse, et encore moins à quitter la zone occupée pour se rendre en zone « libre », administrée par le gouvernement de Vichy. Et l’interdiction sera maintenue après novembre 1942, quand l’armée allemande passera la ligne de démarcation.
L’arrestation
Le 7 juillet 1944, André Norbert Saül Cohen ainsi que toute sa famille (hormis sa grande sœur Suzanne – absente) sont arrêtés à Paris à leur domicile. Signe du dénuement de la famille, Aaron n’a emporté avec lui que 78 francs.
Leurs noms ne figurent pas sur le registre de consignations des entrées du dépôt de la préfecture de police de Paris. Nous ignorons par qui ils ont été arrêtés : police française, gestapo, miliciens ?
La cause de leur arrestation n’est pas non plus connue, mais ils étaient recensés depuis 1940 et Aloïs Brunner, le commandant SS de Drancy, voulait faire partir un dernier grand convoi vers Auschwitz avant la libération imminente de Paris, alors que les forces alliées progressaient après le Débarquement en Normandie. Grâce aux recensements (« fichier juif », le nazi savait où trouver les personnes à déporter.
Les Cohen sont immédiatement internés à Drancy et ce jusqu’au 31 juillet 1944, soit 25 jours.
Une fois arrivés, il leur est directement attribué un matricule :
- André : 24 908
- Renée (petite sœur) : 24 909
- Djouar (mère) : 24 907
- Aaron (père) : 24 906
André, sa mère et sa petite sœur sont internés dans la même chambrée, qui se situe dans l’escalier 19 au 3e étage. Quant à Aaron, il est interné avec les hommes, dans l’escalier 19, dans une chambrée du 4e étage.
La veille au soir du départ du convoi, tous ceux qui ont été désignés pour être déportés sont regroupés dans un espace particulier de la cité de la Muette. Les familles et couples se retrouvent, avant d’être appelés, au petit matin, dans une cour grillagée, loin des regards, pour être embarqués dans des bus de la TCRP, qui font la navette entre le camp de Drancy et la gare de Bobigny, raconte la survivante Denise Holstein, dans un texte écrit à son retour de déportation[14].
DRANCY SOUS LE COMMANDEMENT DU SS ALOIS BRUNNER[15].
Aloïs Brunner, arrivé en juillet 1943 à la direction du camp de Drancy, a imposé un nouveau règlement et des nouvelles méthodes d’administration dans le camp tels que :
- Procéder à des interrogatoires personnels de tous les internés du camp ;
- Retirer la gestion du camp à la police parisienne et cantonner les gendarmes à l’extérieur du camp ;
- Confier l’administration du camp à des Juifs d’origine française, chargés des tâches administratives internes, l’infirmerie, le service d’ordre intérieur et l’intendance (notamment l’approvisionnement en nourriture, via l’UGIF).
Tous ces nouveaux ordres instaurent dans le camp un régime de terreur. « Un vent d’angoisse souffla dans le camp[16] ».
Pour bien marquer leurs conditions d’« êtres inférieurs », les internés sont obligés d’adopter un certain comportement et de suivre des règles strictes.
Quelques exemples :
- Se tenir éloigner des soldats allemands et rester immobiles ;
- Dans un escalier, l’interné doit s’aplatir dans l’angle contre le mur pour leur laisser le passage ;
- Toutes les inscriptions du camp sont remplacées par des panneaux en allemand, renforçant ainsi leur domination. Il est notamment indiqué partout qu’il est interdit de mentir (et donc de cacher de l’argent ou des bijoux, car tous les biens étaient saisis à l’entrée dans le camp).
Les internés subissent différentes sanctions lorsqu’ils commettent des « infractions » : brutalité, bastonnades publiques, punitions collectives, prison dans des conditions atroces…
La déportation
Les conditions du départ en déportation avaient changé depuis 1943 : Aloïs Brunner désignait les victimes, les déportés n’étaient plus ni fouillés ni tondus et pouvaient emporter tous leurs bagages, car le mot d’ordre pour calmer les gens était que « ce n’est plus une déportation mais une évacuation ». Le service social du camp devait en outre fournir aux partants des couvertures, vêtements, linge ou chaussures, apportés par l’UGIF. Tous ces effets seront intégralement récupérés à l’arrivée du train à Auschwitz par les déportés employés au « Kanada » et envoyés ensuite en Allemagne.
André et sa famille sont déportés de Drancy le 31 juillet 1944 pour Auschwitz-Birkenau par le dernier grand convoi, qui sera désigné après-guerre comme le 77.
André Cohen fait partie des 1306 personnes, dont 324 enfants, déportés dans ce convoi. 125 avaient moins de 10 ans, ce qui est le cas de sa sœur Renée.
La liste originale du convoi 77 n’a pas été retrouvée. Celle-ci a été réalisée tout de suite après-guerre à partir des archives qui avaient pu être sauvées et les témoignages de survivants. Elle comportait des erreurs, que les historiens corrigent au fur et à mesure que sont découvertes d’autres sources. Le nombre de déportés par le convoi 77 est fixé en 2026 à 1306 personnes.
Comme tous les déportés qui quittent Drancy pour Auschwitz, André a été transporté dans des wagons à bestiaux et est arrivé dans le camp d’extermination après plusieurs jours d’un trajet épouvantable.
Durant ces déportations, les conditions d’hygiène sont très mauvaises : les enfants font leurs besoins sur eux et sont couverts de saletés, aucun soin ne leur est dispensé.
Auschwitz, camp d’extermination
Dès leur arrivée à Auschwitz Birkenau, le plus grand camp de concentration et centre de mise à mort nazi, la famille Cohen subit une sélection à la sortie du wagon, en pleine nuit.
Il est probable que seul le père, Aaron, ait été choisi pour les travaux forcés comme de nombreux autres personnes de ce convoi. André, sa mère et sa petite sœur font vraisemblablement partie des centaines de personnes qui ont été directement conduites dans les chambres à gaz à l’arrivée du train.
Le parcours d’Aaron Cohen a pu être en partie retracé grâce aux archives. En effet, une radiologie, effectuée à l’infirmerie d’Auschwitz a été retrouvée et se trouve dans les archives de l’ITS à Bad Arolsen. Sur ce document, face à son nom, est écrit son matricule : B-3722, qui lui a été tatoué après la sélection, le 4 août. Or, seuls 291 hommes ont reçu un matricule compris entre B-3673 et B-3963, et ils étaient du convoi 77. Les 183 femmes du convoi 77 qui ont été tatouées l’ont été d’un matricule commençant par la lettre A[17]. Cette radio est néanmoins la dernière trace d’Aaron. Il est donc très probablement mort à Auschwitz.
Pour ce qui est d’André, sa mère et sa petite sœur, aucun d’eux n’a été sélectionné pour les travaux forcés. En effet, dans les camps, les personnes estimées trop âgées et trop faibles pour travailler et en général les enfants et leurs mères sont directement envoyées dans les chambres à gaz. Ils ne sont pas immatriculés. André ne fait ainsi pas partie des 250 survivants de ce convoi.
Ainsi comme des millions de Juifs déportés dans les camps de la mort aucun d’entre eux n’a survécu.
APRÈS-GUERRE : DEMANDE DE RECONNAISSANCE
Suzanne, la grande sœur d’André est la seule à avoir survécu, car elle était absente le jour de l’arrestation de sa famille.
Le 26 février 1962, alors qu’elle a 41 ans, elle entame des démarches pour obtenir le titre de « déporté politique » pour ses parents, mais elle ne l’a pas fait pour son frère et sa sœur, car elle n’y était pas habilitée, seuls les descendants et ascendants pouvaient prétendre à des compensations, raison pour laquelle les dossiers étaient la plupart du temps remplis.
Le 5 septembre 1966, Suzanne obtient le titre de Déporté Politique pour sa mère et son père.
Le titre de « déporté politique » désigne les « victimes civiles » (non résistantes), déportées après le 16 juin 1940.
Pour André, plusieurs demandes d’attribution de la mention « mort pour la France » sont formulées en 2011 et 2013, par l’ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre- Office), dont les trois missions sont : reconnaissance et réparation, solidarité, mémoire et citoyenneté.
Le 18 juin 2013, la mairie de Paris établit l’acte de décès d’André et date sa mort du 5 août 1944, à Auschwitz en Pologne[18].
Travail réalisé par des élèves de 3e du collège Roger-Carcassonne à Pélissanne (Bouches-du-Rhône), durant l’année scolaire 2025-2026 :
Victoria ASSERAY DE SAINT RAPT, Manon AUBERT, Tess BAGNOLI, Emy BECFEVRE, Tayeb BEN TAYEB, Abygaël BICRAME, Paul BLONDEAU, Loline CAMPILLO, Dylan CANDELA, Élisa CLARY, Louise DAUCE, Léane DUFOUR, Maëlys DURAND, Charlotte GUILLAUMON, Anaïs JOSÉ, Emma L’ESCOP, Zoé LAMOUREUX LUDOVICO, Adèle LAPEYRE, Thelma LEPINGLE, Timéo MONTOYA, Étienne NUNEZ, Jeanne OLIVERO SALIARIS, Yuna PALLANCA, Noémie RENOUARD VINEL, Nina SAGUET, Célia SANDRAL, Jahia TABIBOU MÉTER et Asya YIGIT.
Sous la supervision de leurs enseignantes : Isabelle Anneron et Margot Tiphaigne.
Sources
Archives
- Dossier COHEN André, 21 P 482 391, SHD / DAVCC Caen.
- Archives de Paris, fichiers électeurs
- AMEJD du 18e
Bibliographie
- Pinol Jean-Luc, Convois, la déportation des juifs de France, 2019, édition Du Detour.
- Poznanski Renée, Les juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale, 2018, CNRS éditions.
- Wieviorka Annette et Michel Laffitte, À l’intérieur du camp de Drancy, Tempus, 2012.
Sitographie
- convoi77.org
- www.memorialdelashoah.org
- www.yadvashem.org/fr.html
Images
- org
- Wikipedia
- Yad Vashem
Notes & références
[1] Les parents d’Aaron sont Moïse (né en 1827 au Maroc, bijoutier– mort en 1902) et Hanna Touboul (née en 1869). Ceux de Julie sont Saül Cohen Aquenine (1849-1937) et Ester Mileli (née le 11 décembre 1871 à Bougie).
[2] Les juifs en Algérie, de même que les chrétiens, avaient le statut de « dhimmis » avant la conquête française de 1830 et l’abolition de ce statut à la fois protecteur et discriminatoire.
[3] Le décret no 137 portant « sur la naturalisation des indigènes musulmans et des étrangers résidant en Algérie », le complète : la qualité de citoyen français n’est pas pour eux automatique et « ne peut être obtenue qu’à l’âge de vingt et un ans accomplis », uniquement sur demande. Les musulmans devaient alors renoncer au droit coutumier. En juin, 1889, la République française naturalise massivement et automatiquement les étrangers (Italiens, Espagnols, Maltais, etc.) qui résident en Algérie.
[4] Date qui figure sur son acte de naissance d’Oran. On y apprend que son père avait 82 ans à sa naissance, et sa mère 24.
[5] ANOM, Alger, mariages
[6] En 1926, Aaron est à Alger, selon sa fiche du registre militaire (ANOM).
[7] Adresse relevée sur l’acte de naissance d’un enfant Cohen mort-né, le 27 septembre 1929, in Archives de Paris, état civil, décès, Xe arrondissement (sans doute un hôpital ou une maison d’accouchement).
[8] Archives de la ville de Paris, recensement 1936.
[9] L’hôpital Rothschild est un établissement médical juif où les patients sont soignés gratuitement et peuvent bénéficier d’une nourriture cachère et du respect des règles religieuses du judaïsme. Beaucoup d’enfants de la communauté juive y sont nés, même après la guerre, quand l’hôpital a été donné à l’Assistance publique.
[10] Sources : AMEJD XVIIIe arrondissement.
[11] Le recensement officiel de la préfecture de police du 20 octobre 1940 (source APP, BA 2436) enregistrait un total de 133 451 Juifs, dont 75 660 Français et 57 791 étrangers atlasfrance.hypotheses.org (PDF)
[12] L’ordonnance allemande du 8 juillet 1942 interdit formellement aux Juifs l’accès à la quasi-totalité des établissements publics et espaces de loisirs en zone occupée (cinéma, théâtre, jardins publics, musées, cafés restaurants, sauf confessionnels, etc.)
[13] Le « Rayon Juif » désigne un service spécialisé des Renseignements généraux de la Préfecture de police de Paris. Ce service était chargé de traquer, contrôler et enquêter sur les infractions commises par les Juifs (français comme étrangers) sous le régime de Vichy. Voir Nicolas Coiffait, surnostraces.org et lestracesdevosancetres.fr
[14] Le Manuscrit de Cayeux-sur-Mer, juillet-août 1945, Coll. Témoignages de la Shoah, Fondation pour la Mémoire de la Shoah / Le Manuscrit, 2008, préface de Serge Klarsfeld.
[15] « Une grande date dans l’histoire de Drancy », in Annette Wieviorka et Michel Lafitte, Á l’intérieur du camp de Drancy, Perrin, 2012.
[17] Information trouvée à l’exposition de Serge Klarsfeld au camp des Milles « 1942-1944 : 11 400 enfants juifs déportés de France à Auschwitz » et sur le site de convoi 77 et wikipedia.org
[18] Dossier COHEN André, 21 P 482 391, SHD Caen / DAVCC.
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