Ryfka BRAFF

1934-1944 | Naissance: | Arrestation: | Résidence:

Ryfka BRAFF (Metz, 2 janvier 1934 – Auschwitz, 5 août 1944)

Photo de Ryfka Braff : ©Mémorial de la Shoah

Les parents de Ryfka

Abraham Abusch Braff est né à Nowy Wiśnicz, dans le sud de la Pologne, en Galicie, le 25 juillet 1900. La ville compte alors une communauté juive nombreuse, dont l’installation remonte au XVIIe siècle. Il est le fils de Simon Braff et de Ryfka Zehnwirth.

Sara Schachne est née à Jasienica, en Pologne, le 17 novembre 1899. Elle est la fille de Benzion Schachne et de Scheindel Goldman.

Les deux familles sont issues du même milieu professionnel, des négociants. Abraham Braff exerce le métier de boucher.

Comme beaucoup de familles juives polonaises, ils doivent quitter leur pays, car ils sont victimes de l’antisémitisme. En 1919-1920, un pogrom a lieu à Nowy Wiśnicz. Ils cherchent aussi une vie meilleure et pensent à la France qui représente un idéal de liberté, selon l’expression yiddish, « Men ist azoy wie Gott in Frankreich », « Heureux comme Dieu en France ».

Abraham Braff arrive, après un séjour à Francfort en Allemagne, à Metz en 1927.

Abraham et Sara se marient civilement à Metz, le 13 novembre 1928. L’acte de mariage nous renseigne sur les lieux de vie des deux familles respectives : Abraham vivait avant son mariage au 10 rue Wilson, à Metz, et Sara, au 18, rue de l’Arsenal[1].

Le jeune couple y réside au moins jusqu’à la naissance de leur premier enfant[2], Henri, puis s’installe alors au 28, en Vincentrue, lieu de résidence et de travail pour Abraham et sa boucherie.

On sait aussi, par le registre d’internement du camp de Poitiers[3], que Sara devint, après son mariage, couturière. Était-ce son premier métier ?

Mais pourquoi s’être installé à Metz ?

Les familles Braff et Schachne connaissaient sûrement l’existence d’une communauté juive très ancienne à Metz. Depuis 1912, des familles juives polonaises avaient été à l’origine de la fondation d’une synagogue dite polonaise. Ce fut sûrement un argument supplémentaire pour l’installation des deux familles : retrouver un semblant de leur ancienne vie en Pologne. Elle est située aujourd’hui rue du rabbin Élie-Bloch dans le même quartier de l’Arsenal (jadis, rue de l’Arsenal).

L’historien Jean Daltroff, spécialiste du judaïsme d’Alsace et de Lorraine, indique ainsi dans un article qu’entre fin novembre 1849 et décembre 1851 « la plus grande partie de la population juive messine vit encore dans le quartier de la rue de l’Arsenal (essentiellement rue de l’Arsenal, rue des Jardins, rue Saint-Ferroy, rue des Rochers, quai Saint-Pierre, rue Vincentrue, rue Saint-Georges, rue du Pontiffroy) ». Il insiste aussi sur « l’importance des professions commerciales traditionnelles et de petits métiers avec huit bouchers…[4] » Abraham installe donc sa boucherie dans un quartier traditionnellement commerçant.

Les enfants de la famille Braff

Henri (Hanoh Henoch) naît le 16 mai 1929, et meurt de maladie le 23 novembre 1932.

Ryfka Chaya naît à Metz, le 2 janvier 1934. Elle sera appelée Régine.

Sa sœur Eva naît le 25 janvier 1938, elle aussi, à Metz.

4 avril 1939 : de gauche à droite : Régine, Sara et Eva dans ses bras, Ado Reich, neveu de Sara et cousin d’Eva et de Régine. Photographie prise sur l’île du Soulcy, à Metz. ©Sources familiales.

Ryfka a cinq ans lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, alors que sa petite sœur Eva n’est âgée que d’un an et demi. Ce sont donc deux enfants qui se retrouvent alors confrontées à la violence du conflit.

Le départ de Metz

Metz, dont la proximité avec l’Allemagne et le souvenir des deux guerres précédentes l’avaient poussé à prévoir un plan d’évacuation des habitants l’a mis en œuvre entre septembre 1939 et juin 1940. 303 000 personnes du département de la Moselle ont été dirigées vers la Charente, la Charente-Inférieure, la Vienne, la Haute-Vienne. Les descendants de la famille Braff pensent néanmoins qu’ils ont quitté Metz par leurs propres moyens, en lien avec l’aide de la famille Reich (une tante va écrire de Périgueux).

À quelle date ? L’ordonnance du 27 septembre 1940 qui porte notamment sur le recensement des personnes considérées comme juives nous donne une première indication. En effet, il était interdit de quitter alors la zone géographique de recensement. On peut donc considérer que Régine et sa famille ont quitté Metz[5] peut-être dès l’été. Ainsi le père a voulu protéger sa famille des premières mesures antisémites. Régine et sa famille partent alors à Bordeaux.

Alors que les Braff tentent de survivre là où ils sont réfugiés, les mesures antisémites calquées sur celles prises en Allemagne s’imposent en France. La loi du 3 octobre 1940 (« Premier statut des Juifs ») interdit aux Juifs de nombreux secteurs d’activité. Les mesures et les lois antisémites s’accélèrent alors avec notamment « le second statut des Juifs » le 2 juin 1941. La loi du 4 octobre 1941 « sur les ressortissants étrangers de race juive » entraîne l’internement dans des camps spéciaux de près de 40.000 personnes. C’est le cas d’Abraham Braff.

De gauche à droite : Régine Braff, sa mère Sarah tenant sur ses genoux Eva, Marc Reich. ©C.D.J.C / Coll. M. Reich

Pourquoi cette ville du Sud-Ouest ?

La famille de Régine, sûrement dès 1939 était présente dans le Sud-Ouest. Beaucoup de familles juives vinrent s’installer dans cette région, notamment à Bordeaux dès 1939.

À Bordeaux, la famille s’installe (avec, puis sans Abraham) 5 rue Beubadat. Cependant, très vite, la politique antisémite de collaboration rattrape la famille Braff. Ainsi, toutes les femmes et filles de la famille Braff ont été arrêtées à Bordeaux le 1er décembre 1940, avec trois jours de détention.

©Mémorial de la Shoah, CDXI- 180.

Le camp de Poitiers et les différentes assignations à résidence

Entre le 1er décembre 1940 et leur arrivée au camp de Poitiers, dont les registres d’entrée précisent qu’elles y sont entrées le 15 juillet 1941[6], où étaient-elles ?

Ryfka Braff, ©SHD de Caen, DAVCC 21 P 248 116.

La colonne « lieu de résidence avant l’internement » indique dans un document le village de Berthegon, et dans un autre (où apparaissent seulement Sara et Eva) le village de Sanxay. Ces deux villages sont limitrophes de Poitiers (une trentaine de kilomètres environ)[7].

Elles ont donc été assignées à résidence sûrement en partie à Berthegon et en partie à Sanxay.

Le site de l’AJPN relate l’histoire de ce camp et décrit les conditions d’existence :

« Le camp de la route de Limoges, désigné comme « Centre de séjour surveillé » fut construit en 1939 pour abriter les réfugiés espagnols (800 le 2 février). Le camp se vida lors de l’invasion allemande. Après l’armistice du 22 Juin 1940, l’administration du camp resta française, mais elle fut soumise au contrôle des autorités allemandes. Dès la fin de 1940, l’administration française, sous ordre allemand, recensa les nomades et les Juifs. Dès décembre 1940, un grand nombre de Tziganes français et étrangers sont internés. Au total, plus de 500 nomades furent ainsi internés dans des conditions inhumaines : le sol argileux se transformait en véritable bourbier l’hiver, il n’existait aucun chauffage efficace, la nourriture était insuffisante et déséquilibrée, casseroles, sièges, tables manquaient cruellement. Mais le plus pénible pour ces « gens du voyage » était sans nul doute la perte de la liberté.

Le recensement des Juifs fut fait par l’administration française en avril et mai 1941. Ordre fut donné par les Allemands de les arrêter le 15 juillet et de les interner au camp de la route de Limoges. À la mi-juillet, 151 adultes et 158 enfants vinrent partager les affres du camp avec les Tziganes. Là aussi, les baraques destinées à recevoir les Juifs étaient vétustes, mal entretenues : les toits étaient abîmés et laissaient la pluie passer, il n’y avait ni chaise, ni banc, ni table. À cela s’ajoutait la plaie des souris et des rats qui dévorent tout et il était courant que des personnes retrouvent le matin leur vêtement, souvent le seul qu’ils possèdent, rongé et troué. Le 1er décembre 1941, le camp contenait 801 internés. Il restait encore 27 Espagnols, 452 nomades et 322 israélites s’entassant dans 15 baraques de 50 mètres sur 6 mètres. Bien que séparés les uns des autres par une clôture, l’entente fut parfaite entre eux et le dévouement sans limites[8]. »

Parmi les 151 adultes et les 158 enfants arrêtés et conduits dans le camp le 15 juillet 1941, il y avait donc la famille Braff.

Déportation de Sara, puis celle de Eva et sa grand-mère

Sara Braff est déportée à Auschwitz le 20 juillet 1942 par le convoi 8, parti directement d’Angers. Elle est donc séparée de ses enfants et de sa mère, Scheindla Schachna dès l’été 1942. D’Auschwitz, elle est envoyée dans le camp de Gross Rosen, où elle décède le 31 janvier 1944.

Les petites Eva et Régine se retrouvent donc seules avec leur grand-mère dans les terribles conditions de vie du camp de Poitiers.

Sur une note rédigée après-guerre[9], il est indiqué concernant sûrement Eva, « après départ du 6 août 42, Eva internée ». Or, nous savons qu’Eva et sa grand-mère ont été déportées ensemble de Drancy par le convoi 36, le 23 septembre 1942.

Dès le début août 1942, Régine, alors âgée de huit ans, se retrouve seule dans le camp de Poitiers.

Le rabbin Elie Bloch, lui-même originaire de Metz comme Régine, a sauvé, protégé beaucoup d’enfants juifs jusqu’à son arrestation et sa déportation le 11 février 1943.

Il a croisé le chemin de Régine et a favorisé son placement dans deux familles juives : « Madame Braff qui réussit à passer en Dordogne, avec sa sœur Madame Reich, sollicite le rabbin pour qu’il envoie ses deux petites-filles chez une amie à Bourbon-Lancy en Saône-et-Loire[10]. »

Un courrier du 23 septembre 1943 provenant de l’UGIF et donnant copie d’une réponse par un certain de Quirielle, chef du 14e bureau su Service du contrôle social des étrangers nous apprend qu’A. Reich-Sinzeilas habitant à la Bachellerie en Dordogne « réclame » sa nièce afin de la sortir de son internement du camp de Poitiers[11].

On peut noter que les familles Reich et Braff étaient proches, car Elias Reich était un des témoins du mariage des parents de Régine. Son épouse Malka était la sœur de Sara. Il était donc son beau-frère.

Un document émanant de la Préfecture de la Vienne (non daté) du bureau des affaires juives indique le placement de Régine dans deux familles juives[12] : les Goldman[13] à Ligugé (environ dix kilomètres de Poitiers), et les Lazard, 10, rue Lafayette, à Châtellerault (environ quarante kilomètres)[14].

Le Mémorial de la Shoah indique que Maurice et Mélanie Lazard ont été internés à Drancy, puis déportés à Auschwitz les 3 et 10 février 1944. Par ailleurs, on retrouve la trace d’une famille Goldmann à Ligugé : Josef et Neicha. Ils ont été déportés à Auschwitz par le convoi 42 le 6 novembre 1942. Peut-être ont-ils accueilli un temps bref Régine[15] ?

Dans les villages d’accueil, les enfants juifs (qui ne portent pas l’étoile dans la zone Sud) vont à l’école, ce qui fut sans doute le cas de Régine. Plusieurs enfants sortis du camp de Poitiers grâce au rabbin Bloch et à l’assistante sociale Marcelle Valensi sont dans la même situation.

Le 24 mai 1943

Or, par une ordonnance du 13 mai 1943, les Allemands font rassembler tous les enfants placés dans des familles afin de les transférer vers les maisons de l’UGIF en région parisienne. Sur cette liste de 70 enfants, tous nés en France, apparaît le nom de Régine[16]. Elle est arrêtée, et, peut-être, comme d’autres enfants « enfermés, un ou deux jours, dans les commissariats locaux, comme c’est le cas à Châtellerault, avant de rejoindre la route de Limoges[17]. »

Le texte indique « de faire prendre tous les enfants » et de veiller à ce qu’aucun ne s’échappe. L’action, qui se déroule le 24 mai, est violente et, ordonnent les autorités, doit être faite « dans le plus grand secret ». Les arrestations devront ainsi se dérouler entre « cinq et six heures du matin ». Les enfants sont ramenés au camp de Poitiers.

Des gendarmes sont positionnés au camp de Poitiers et 10 d’entre eux escortent, le 26 mai, les 70 enfants dans le train jusqu’à la gare de Paris-Austerlitz. Il s’agit du 9e transfert[18] vers Drancy et il emmène également 44 internés, dans un wagon séparé. La petite Jacqueline Yahia, qui a trois mois et née à Poitiers, fait partie du convoi, avec sa mère et sa « grande sœur », Eugénie, qui partagera le même sort que Régine[19].

27 mai 1943 : l’UGIF

Le Mémorial de la Shoah donne une définition de l’UGIF : « L’Union générale des Israélites de France est un organisme créé par une loi française du 29 novembre 1941. Sa mission est d’assurer la représentation des Juifs auprès des pouvoirs publics, notamment pour les questions d’assistance, de prévoyance et de reclassement social. Tous les Juifs demeurant en France sont tenus d’y adhérer, les autres associations juives ayant été dissoutes et leurs biens donnés à l’UGIF. Le rôle de cet organisme a soulevé beaucoup de controverses, notamment à cause de son légalisme qui a transformé les bureaux de l’association ou les maisons d’enfants qu’elle patronnait en véritables souricières particulièrement vulnérables aux rafles de la Gestapo. »

On trouve dans le livre de Jean Laloum un résumé de la chronologie des lieux de vie de Régine dans les centres de l’UGIF à Paris et en région parisienne :

  • du 27 mai au 6 juin 1943, rue Lamarck, Paris XVIIIe. C’était un centre par lequel passaient tous les enfants confiés à l’UGIF.
  • du 7 juin au 1er août, la maison d’enfants, à Louveciennes. A la campagne, non loin de Paris, cette unité permettait aux enfants de reprendre un peu de poids et d’évoluer dans un air pur.
  • 2 août : retour au centre Lamarck, avant de décider où orienter Régine, puis le centre de Montreuil-sous-Bois (centre 52, 21 rue François-Debergue). Ce centre a été créé fin 1942 après que le gendre du propriétaire, juif hongrois, a mis sa maison à la disposition de l’UGIF, dans le cadre d’un processus d’aryanisation.
  • Janvier 1944 : Régine est scolarisée à l’école de filles du groupe scolaire Marcelin-Berthelot à Montreuil[20]. Les enfants confiés à l’UGIF fréquentent les écoles publiques alentours, ou des écoles professionnelles. Puisqu’ils sont en zone Nord où l’étoile juive est obligatoire à partir de l’âge de 6 ans, ils la portent sur leur tablier.

Du quotidien de Régine, on ne sait que quelques anecdotes. Par exemple, la famille de Régine nous a confié, lors d’un entretien, que dans une veillée, Régine avait récité un poème d’Alfred de Vigny, « La mort du loup »[21]. Quelques photographies nous montrent Régine posant, peut-être, dans la cour de l’école de Montreuil.

Abraham Braff a survécu à cette période. Après la guerre, il retourne à Reims, et c’est là qu’il remplit en 1948 les dossiers afin d’obtenir pour ses deux fillettes le statut de « Déporté Politique »

Collection Henri Tziboulsky (in Jean Laloum, Les Juifs dans la banlieue parisienne des années 20 aux années 50)

Le 21 juillet 1944

Régine Braff, Date et lieu inconnus. ©Sources familiales.

Le commandant du camp de Drancy, Alois Brunner, ordonne l’arrestation des enfants placés dans les maisons d’enfants de l’UGIF de la région parisienne.

À Montreuil, bien que les monitrices aient été formées à savoir comment fuir avec les enfants par une petite porte au fond du jardin en cas de rafle, et que les enfants aient répété ces consignes de sécurité, cela ne fut pas d’un grand secours : 18 enfants et 4 monitrices sont arrêtés et transférés au camp de Drancy. Parmi eux, Régine. Elle a 10 et demi.

Le 31 juillet 1944 : de la gare de Bobigny à Auschwitz

Le 25 juillet, les Allemands décident qu’un convoi partira le lundi 31 juillet.

Le 31 juillet 1944, les internés sont convoyés par des bus du camp de Drancy à la gare de Bobigny. Le convoi, qui sera désigné ensuite comme le convoi 77, part vers Auschwitz. Il emporte 1306 personnes, dont le plus jeune est Alain, un nourrisson de quinze jours, né au camp.

Régine fait partie, comme presque tous les enfants de l’UGIF qui ont été raflés, des 836 déportés assassinés dans les chambres à gaz dès le 4 août à l’arrivée du convoi.

Des 70 enfants arrivés de Poitiers le 26 mai 1943 avec Régine, 43 font partie du convoi 77 qui les a menés aux fours crématoires d’Auschwitz, parmi lesquels d’autres enfants juifs de Metz ; Cécile et Simon Dembicer, Rachel Eisenberg, Charlotte Schuhmann, Annette et Nathan Szklarz, les frères Tabak, les sœurs Wiertzniak, notamment. Nous vous invitons à lire leurs biographies.

 

Cette biographie a été rédigée par la Classe de Défense (3e) du collège Thomas Pesquet, à Castres (Tarn, 81) lors de l’année scolaire 2024-2025 et poursuivie par les recherches de Jean-Philippe Audouy, professeur d’Histoire-Géographie Nous remercions Bruno Mandaroux pour son aide précieuse.

Nous voulons aussi remercier en particulier la famille de Ryfka Braff : Déborah Meyer et ses parents Marco et Michèle Braff pour leur soutien, leur aide et leur précieuse amitié.

Ce projet Convoi 77 est né lors du séminaire des enseignants français à l’école internationale pour l’enseignement de la Shoah à Yad Vashem, à Jérusalem.

Coralie Rouquette, professeur de français
Jean-Philippe Audouy, professeur d’Histoire-Géographie

 

Notes & références

[1] Archives municipales de Metz 1 ED 87

[2] Le Lorrain, 25 mai 1929, rubrique « état civil ».

[3] AD des Deux-Sèvres et de la Vienne : 109 W 314 et 311.

[4] Jean DALTROFF, « La communauté israélite de Metz et sa synagogue (1848-1950) », Cahiers lorrains, n°2, juin 2001.

[5] 4.200 personnes se déclarent juives à Metz en 1936, dont 2.500 sont étrangers ou apatrides, selon Jacques Walter, « Antisémitisme et bataille médiatique à Metz (1938-1939) : de La Rafale à La Tempête en passant par L’Alerte », in Approches politiques et culturelles de la France et de la Lorraine. Mélanges en l’honneur de Jean ElGammal/ sous la direction de Jérôme Pozzi, Éditions de l’Université de Lorraine, 2024

[6] AD Vienne, 109 W 314.

[7] AD Vienne : 109 W311 et 314.

[8]https://www.ajpn.org

[9] AD des Deux-Sèvres et de la Vienne : 109 W 53.

[10] Paul Lévy : Être juif sous l’Occupation : le rabbin Elie Bloch, page 222, Geste Éditions, 1999.

[11] Fonds de l’UGIF, CDXI-180, Lettre des Œuvres d’aides sociales, bureau de l’UGIF à Périgueux, destinée le 23-09-1943, au service des internés à Paris, Mémorial de la Shoah. Sa femme Malka était la sœur de Sara. Il était donc le beau-frère de Sara et Abraham.

[12] Les enfants juifs devaient obligatoirement être placés dans des familles juives, qui se raréfiaient au fil des arrestations et déportations. Quelques familles catholiques, par l’intermédiaire du père Fleury ont pris le risque de cacher des enfants juifs.

[13] Goldman est le nom de jeune fille de la mère de Sara et grand-mère d’Eva et Rifka. Sont-ils de la même famille, ou est-ce un hasard ? Ce couple, qui a la quarantaine, vient de Tchécoslovaquie.

[14] AD Vienne : 109 W4 p 110 et 109W5 et 53.

[15] AD des Deux-Sèvres et de la Vienne : 109 W 5 et 53.

[16]AD des Deux-Sèvres et de la Vienne AD 104W38.

[17] Paul Lévy, « La tragique odyssée des enfants de Poitiers », Centre de documentation juive contemporaine, n°156, 1996. https://shs.cairn.info

[18] Un autre transfert d’enfants et d’adolescents aura lieu en août 1943.

[19] Voir sa biographie sur ce site.

[20] Jean Laloum, Les Juifs dans la banlieue parisienne des années 20 aux années 50, Paris, CNRS Éditions, 1998.

[21] https://entretiens.ina.fr

Contributeur(s)

Cette biographie a été rédigée par la Classe de Défense (3e) du collège Thomas Pesquet, à Castres (Tarn, 81) lors de l’année scolaire 2024-2025 et poursuivie par les recherches de Jean-Philippe Audouy, professeur d’Histoire-Géographie. Nous remercions Bruno Mandaroux pour son aide précieuse.

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