Marguerite ALT

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Marguerite ALT

Deux classes, la Seconde D, composée d’élèves germanistes, et la Première Spécialité Histoire-Géographie-Géopolitique-Sciences politiques HGGSP du Lycée Marcel Pagnol de Marseille ont été complémentaires dans ce projet permettant de répondre à la problématique suivante: Qu’est ce qu’être une femme ou un enfant dans le processus d’extermination en Europe?

Pour cela, ils ont mené l’enquête à partir des archives de 6 déportés: 3 femmes Margarete ALT, Anna TUGENDHAT, Henriette COVO, 2 enfants Marcelle KORSSIA, Suzanne KOSLEWICZ et un adolescent, Marcel KRAJZELMAN. Chacune des classes a apporté ses compétences: la classe de Seconde composée de germanistes a permis de traduire les archives, de contextualiser et de réaliser une partie des enquêtes historiques, la classe de Première HGGSP ont été leurs tuteurs sur les enquêtes, ont développé un esprit critique sur les sources et ont développé les silences de l’Histoire de chaque déporté.

Ils ont formé des groupes en fonction des enquêtes à réaliser puis ont mutualisé leurs travaux. Aussi toutes les notices présentées sont complémentaires et s’organisent selon un plan similaire, ainsi pour Margarete ALT :

  1. Enquête n°1: Qui est Margarete ALT?
  2. Enquête n°2: Pourquoi le statut de déportée de Margarete n’a été officiellement reconnu qu’en 1990?
  3. Les silences de l’histoire de Margarete.
  4. L’exposition au CDI: mutualisation et présentation des travaux élèves sur l’ensemble des 6 enquêtes, sorties scolaires, témoignages, visios, les sources contre le silence de l’Histoire.
  5. Les témoignages élèves: Pourquoi est il important de travailler sur l’histoire des femmes ? des enfants et des adolescents? En quoi votre travail permet il de lutter contre les préjugés?
  6. L’enquête n°1 traduite en Allemand: Die Ermittlung N.1 ins Deutsche übersetzt.

I) Enquête n°1: Qui est Margarete ALT?

1) Au commencement combien aviez vous d’archives de l’association sur Margarete ? Qu’avez vous appris sur votre déportée avec ses archives ? Quelles sont les hypothèses que vous aviez émises ?

>Au départ, nous avions 38 archives dans le dossier des anciens combattants et victimes de guerre mis à notre disposition par l’association www.convoi77.org. Ce qui est beaucoup, aussi le groupe de germaniste nous a aidé à élaborer une première synthèse car il y avait des archives en allemand et en français.

Les hypothèses que nous nous sommes faites :

– pourquoi a-t-on retrouvé plusieurs noms de famille qui sont: ALT, OSMO, BOJMAN ? Plusieurs adresses ?

– une photo nous montre Margarete ? souriante et âgée, a-t-elle survécu ?

Photo de Margarete? cote 21 P 653 915, archives du ministères des anciens combattants et des victimes de guerre, obtenues grâce à l’association « Convoi 77 ».

– nous avions un document illisible.

2) Qu’avez appris en contactant les centres d’archives et/ou personnes ?

Margarete ALT est née le 6 décembre 1921 à Wien en Autriche1. Son père est Joseph ALT né le 17 mai 1885, sa mère est Etela Gaborene SPUTZ2. Elle est propriétaire d’un magasin de rideaux. Ils habitent à Wien II, Rembrandtstrasse 93.

Margarete a fait des études de commerce à Wien. Elle a étudié à l’école Handelsakademie II. Deux documents témoignent de sa présence en 1935/1936 et 1937/1938.  Margarete affirme avoir fréquenté l’académie et a terminé sa troisième année en 1938.4

Acte de naissance de Margarete datant de 1946, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.


dép

Attestation de scolarité dans l’académie de Wien datant de 1965, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

C’est la période de l’Anschluss : l’annexion de l’Autriche par les nazis. Les biens des parents de Margarete sont spoliés par les nazis5. Dans une lettre, sa maman Etela évoque la chute des biens de son entreprise qu’elle doit liquider le 1er janvier. Plusieurs documents attestent de sa nationalité autrichienne de 1928 à 1938 et de sa judéité de 1933 à 1938.6

Inventaires des biens de la famille ALT datant de 1938, dossier cote VA. 20.218, en réponse à un mail envoyé par les élèves le 3 jenvier 2022 aux archives nationales autrichiennes de Wien, d’après Hubert STEINER.


 

En mai 1939, elle a dû quitter l’école avec sa mère et son beau père. Ensemble, ils partent de Wien et émigrent en Europe de l’Ouest d’abord en Belgique à Anvers de mai 1939 à mai 1940. Elle et sa famille tentent de s’enfuir à l’étranger mais sans succès.

Ils décident donc de partir en France à Lyon. Deux témoins attestent de sa présence Elmir SOLAGHI et Joseph KURFLIK7. Elle affirme que sans connaissance de la langue et permis de travail, il lui est impossible de travailler. En mai 1940, elle trouve un logement au 7 rue Baudelaire à Villeurbanne. Cette adresse est confirmée par le comité des œuvres sociales de la résistance dont Margarete a fait partie. Ce logement est en fait une chambre meublée sans eau et insalubre. Elle raconte que personne ne voulait leur louer un appartement dans un témoignage envoyé à son avocat Jacob LECHNER8 . En 1942, elle vit cachée dans des conditions indignes à Lyon.

Arbre généalogique de Margarete réalisé par Shaima et Apoline.

Son beau père et elle sont dans un réseau de résistance TA à Lyon9. Un témoin, Paul KESSLER10, ancien chef de la résistance du groupe autrichien de la Zone Sud MOI-TA, raconte qu’il se rend souvent à Lyon afin de contacter les responsables de la région grâce à une boite aux lettres pour les communications clandestines : la maison du docteur ZWEIGENTHAL, le beau père de Margarete.

Il s’appelle Emile ZWEIGENTHAL, il est né le 30 décembre 1885 en Tchécoslovaquie et est décédé le 5 août 1944 à Auschwitz, celui ci le met en liaison avec les membres de la résistance de Lyon. Le témoin dépose le matériel de propagande dans l’appartement du docteur. Le TA-FTP, Francs Tireurs et Partisans, créé par le PCF à compter de fin 1941, ont incorporé les bataillons de la jeunesse et comprenaient également les sections de résistant d’origine étrangère et/ou juive, appelés main- d’oeuvre immigrée ; les FTP-MOI. Le 2e détachement des FTP-MOI est composé d’une quarantaine de juifs et dont le responsable technique est Gilbert WEISSBERG.

C’est à Lyon que se nouent les liens entre la Résistance intérieure et la France libre, qui aboutiront à l’unification des mouvements sous l’égide de Jean MOULIN. Des agents doubles tendent un piège au cabinet du docteur Leon GREIF. Au total, 38 personnes sont arrêtées dont Margarete et son beau père comme l’atteste le témoin qui explique que l’adresse du docteur a été donnée à la Gestapo par un membre du groupe de Lyon. Un autre témoin Ernest WEXBERG évoque le même récit11.

Lettre de Paul KESSLER, ancien chef de groupe autrichien de la Zone Sud MOI TA, partie de la résistance française, datant du 2 juillet 1986, cote 21 P 653 915, archives du ministères des anciens combattants et des victimes de guerre, obtenues grâce à l’association « Convoi 77 ».


Lettre de Ernest WEXBERG titulaire de la carte de déporté et de résistant, attestant de la présence de Margarete à Lyon, datant du 1 » octobre 1986, archives du ministères des anciens combattants et des victimes de guerre, obtenues grâce à l’association « Convoi 77 ».

Elle est ensuite envoyée à la prison de Montluc le 3 juillet 1944, puis à la prison de Fresnes12 sous le matricule 25.262. Margarete a été déportée à Drancy13 le 19 juillet 1944 puis à Auschwitz dans le convoi 77 du 31 juillet au 3 août 1944 et enfin à Kratzau fin octobre 1944. Elle est libérée le 8 mai 1945.14 Cette libération est attestée par une témoin Marie FRIEDKOWSKI. Dans son carnet de fouille n°157, il est dit qu’elle possède 5 francs. Elle porte un numéro 6519 à Drancy1516. A Auschwitz, le numéro 16664 est taoué sur son avant-bras17.

Lettre de Marie FRIEDKOWSKI attestant de la présence de Margarete à Drancy dans le convoi 77 ainsi que la date de libération du 8 mai 1945, datant du 28 janvier 1990, cote 21 P 653 915, archives du ministères des anciens combattants et des victimes de guerre, obtenues grâce à l’association « Convoi 77 ».

Elle est libre en mai 1945 et revient en France le 1er juin 1945. Les centres d’archives nous ont appris qu’à son retour en France, Margarete ALT est passée par la Belgique18. Elle est rapatriée le 1 juin 1945 à Lyon d’après P.PORTIER secrétaire du comité de coordination des amicales de camps, prisons et forteresses19.

Lettre de P.PORTIER datant de 1957 secrétaire du comité de coordination des amicales de camps, prisons et forteresses, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

Dans un document manuscrit permettant d’obtenir des fonds de pensions dus aux déportés datant de 1956, elle note qu’elle a divorcé de son premier mari Izidor BOJMAN en 1954. Elle vit ensuite 2 rue Gabriel Vicaire, 75 003 à Paris puis au 5/7 rue de Saintonge dans le 3 ème arrondissement de Paris avec son nouveau mari Marcel OSMO né le 24 novembre 1923 à Alexandrie en Égypte. Ils vivent avec la fille de Margarete, Liliane BOJMAN, issue de son premier mariage qui a 8 ans en 1956, donc possiblement née en 194820. Elle a même réalisé un dossier de naturalisation pour elle et son mari Marcel d’après les archives nationales21.

Le docteur Henri NAJDORF atteste en 1958 que Margarete est atteinte d’une asthénie de déportés, de douleurs rhumatismales, des rachialgies et des lombalgies, des troubles du système neuro végétatif se manifestant par des points de côté, des douleurs précordiales, de la tachycardie, des insomnies et des céphalées très intenses, tenaces et fréquentes empêchant tout travail pendant de longues semaines, troubles de la circulation caractérisés par des varices, pesanteurs des membres inférieurs, station debout pénible s’accompagne de fortes douleurs. Il en résulte une incapacité de travail de 70 % sauf une aggravation possible avec le temps22 .

Lettre du docteur Henri NAJDORF datant de 1958, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes, d’après Hubert STEINER.

Elle effectue plusieurs demandes en Autriche auprès du fond d’assistance aux personnes politiquement persécutés qui ont leur domicile et leur résidence à l’étranger. Elle obtient plusieurs statuts grâce à des témoignages de personnes et des certificats médicaux. Elle passe du groupe a/e à a/a et obtient ses pensions par mandats postaux de 1959 à 197923.

Elle fait partie de plusieurs associations comme la fédération nationale des internés et déportés politiques, la fédération nationale des déportés et internés, et Résistants et patriotes24.

Elle est décédée le 24 décembre 2017 à Paris25.

D’autres biographies du convoi 77 évoquent Margarete car elle a aussi témoigné de l’arrestation d’autres déportés dans les camps comme Augustine WOLFF née WITTGENSTEIN arrêtée à Lyon26. Elle est présente sur le site Mémoire des Hommes27 dans la rubrique « titre, homologations et services pour faits de résistance ».

Carte des lieux de la vie de Margarete réalisée par Shaïma et Apoline.

3) Y a-t-il eu des temps morts lors des recherches ? Pourquoi ? Pensiez vous réaliser une biographie aussi complète au commencement de vos recherches ?

Oui, il y a eu des temps morts, lorsque l’on attendait des réponses. Au commencement des recherches, on ne pensait pas réaliser une biographie aussi complète.

4) En quoi votre travail participe à la mémoire Margarete ?

Ce travail participe à la mémoire de notre déporté car j’ai appris la vie de Margarete et parler d’elle participe à sa mémoire. Elle permet de retracer sa vie, à ressasser des souvenirs de l’histoire.

Lors de nos travaux, nous avons été contacté par le Lycée Bundesgymnasium 19 de Wien en Autriche et ses étudiants à option histoire du G19, Gymnasiumstr. 83, 1190 Wien sous la direction de Martin KRIST. Nous avons effectué une visio pour échanger des informations sur Margarete le mardi 5 avril 2022 :

Le numéro 2 concernant son adresse correspond en fait à l’étage où se situe le logement de sa famille.

Le père de Margarete ALT, Joseph ALT, est commerçant et meurt en 1936. Margarete a eu une petite sœur Alice ALT, morte à 8 mois. Son beau père, le docteur Emil ZWEIGENTHAL est dentiste.

Photo prise par Martin KRIST, résidence de Margarete à Wien.

Martin KRIST nous a envoyé, par mail le 10 mai 2022, le reste des recherches effectuées avec sa classe et nous a transmis les infos et les sources suivantes :

La mère de Margarete est née le 6 février 1897 à Banska-Bistrica, aujourd’hui en Slovaquie. Son nom de jeune fille est SPUTZ. Joseph ALT est né le 17 mai 1885 à Wien au Rembrandtstrabe 9, 2ème étage, porte 7. Le mariage des parents a lieu le 9 janvier 1921 à Banda-Bistrica. Ses deux parents sont dans les affaires. Sa sœur, Alice, est née le 28 novembre 1925, est décédée 8 mois plus tard à l’hôpital pour enfants de Karolinen dans le 9ème arrondissement.

Le 7 février 1939, sa mère épouse Emil ZWEIGENTHAL à Wien, né le 30 décembre 1885 à Göding,

aujourd’hui Hodonin en République Tchèque. Une trace d’Emil est trouvé dans un publicité pour « souillure raciale » imprimée dans le Neues Wiener Tagblatt.

Dossier d’inscription « Honte raciale » Emil Zweigenthal: Neues Wiener Tagblatt, 12 avril 1939, p.3, envoyé par Martin KRIST.

Margarete a émigré avec sa mère et son beau père en Belgique le 3 mai 1939.

Dans le répertoire d’adresse Lenmann pour 1938, il y a une entrée sur Etta ALT pour la rue Servitengasse, un magasin de dentelle. Il n’y a pas de traces d’aryanisation ou de restitution. Dans sa demande de fond de pension, Etta ZWEIGENTHAL n’a rien révélé. L’entreprise a été liquidée avant l’Anschluss. L’entrée dans Lehmann est probablement une erreur de transcription fréquente des années précédentes dans le répertoire d’adresses de Lehmann. La demande est accompagnée d’une lettre de Margarete où elle indique devoir soutenir sa mère. Une pension lui est accordée en 1958 de 1095 schilings soit environ 500 euros actuel28.

II) Enquête n°2 : Pourquoi le statut de déportée de Margarete ALT n’a été officiellement reconnu qu’en 1990 ?

Après avoir classé dans un tableau toutes les archives du dossier des anciens combattants et des victimes de guerre, les élèves de la Première HGGSP ont d’abord émis des hypothèses, rechercher des sources puis ont exposé leurs vérités en interviewant Mme TOROS MARTER, déportée du convoi 74, qui a confirmé ou infirmé leur propos :

1) Les hypothèses :

  • Destruction des preuves matérielles ?
  • Plusieurs noms de famille : ALT, BOJMAN, OSMO, recherches plus complexes?
  • Vient d’un pays différent : Autriche : elle a du faire des demandes en Autriche ? Beaucoup de demandes à gérer pour les autorités ?
  • Margarete se considère d’abord comme une déportée résistante, non définie par sa religion. Ses premières demandes concernèrent le statut de « déporté politique » qui lui est refusé par la commission en 1955 car elle était étrangère au moment de l’arrestation. Son dossier est classé sans suite en 1958. Une nouvelle demande permet de renverser cette décision: en 1990 le Ministre, qui s’affranchira de l’avis à nouveau négatif de la commission, lui attribue son statut de déporté politique. Aussi, le document de la Croix Rouge Internationale, faisant attestation, évoque comme catégorie d’incarcération « Judin ». Ces actions dans la résistance ne seront pas notifiées.
  • Documents classés secrets ou non accessibles dans les centres d’archives ?
  • Sexisme ?abattus
  • Manque de témoignage ? Témoins traumatisés, ne veulent pas parler, sont morts.
  • Silence à la sortie de la guerre ?

Fiche d’informations concernant Margarete avec mention des lieux d’internement et de déportation, cote of 6.3.3.2 / 104609510, Informations obtenues en réponse à un mail envoyé par les élèves le 24 novembre 2021 aux archives Arolsen d’après Elfi POHLMANN.

2) Les sources et leurs justifications :

=> Accueil des déportés à la sortie de la guerre ;

-Centre de rapatriement aménagé pour les déportés situé dans le nord et est de la France.

-Réquisition d’un hôtel parisien Lutétia équipé de service sanitaire et collecte d’infos , examen médicaux, désinfection, repas, habits, ticket pour les transport en commun, don de 2000 fr.

-Une carte de rapatrié : titre officiel d’interné est l’équivalent d’une carte d’identité.

-Arrivée et accueilli par des officiels et honneurs militaires chez eux.

-Re-connection avec le judaïsme.

=> Reconnaissance du statut :

1951 : naissance du statut de déporté : fournir des docs : matérialité et durée de la déportation : comme par exemple : tatouage, traumatismes psychologiques et physiques : examens médicaux avec des experts, acte de résistance à valider.

-Les archives de centres de concentration, extermination ou prisons françaises ont été en grande partie perdues ou brulées.

=> Organisme de référence :

– Pour les résidents à l’étranger, les demandes se font dans le pays d’origine : par l’intermédiaire du consulat.

– La croix rouge internationale : atteste d’une législation française sur le statut de déporté par l’article R257AR378 à l’échelle mondiale de la population civile. Ils sont protégés par la IVème convention de Genève du 12 août 1949 et du 8 juin 1977 qui atteste du crime de guerre et crime contre l’humanité => contacté par mail en janvier 2022 par Ghani avec réponse de l’organisme pour confirmer l’info.

  • Le ministère des anciens combattants et victimes de guerre est l’office national qui élabore les premières enquêtes => contacté par téléphone en janvier 2022 par Isaline pour confirmer l’info.

=> Indemnité de droit :

– Fonds de pensions.

– Indemnisation pour les enfants dont les parents ont été abattus.

– Droit de réparation auprès de la CIVS : Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliation.

=> Hypothèses non vérifiées : sexisme ?

3) Les vérités :

=> appel à un témoin pour la vérification des hypothèses le 31 janvier 2022 par téléphone en classe : témoignage et réponses aux questions des élèves de Mme Denise TOROS-MARTER, déportée du convoi 74:

-Reconnaissance du statut :

-Reconnaissance du statut de déporté au moment où les autorités délivrent la carte de rapatrié.

-Les termes utilisés sont discutables : pour Mme TOROS-MARTER : le terme de « déporté raciale » n’est pas à utiliser mais plutôt celui patriote car il n’existe pas différentes races humaines.

-Le terme d’israélite est préférable au terme juif.

-Indemnité de droit :

– Inégalité des pensions en fonction des déportés : d’abord 20 % pour Mme TOROS-MARTER puis elle a eu droit à 80 % plus tard, les déportés résistants avaient plus.

-Ces frais médicaux n’étaient pas tous remboursés : elle a perdu tout ses orteils sur un pied à Auschwitz et les autorités ne lui remboursaient qu’une chaussure et pas l’autre.

-Inégalités :

– Pour les tziganes et les homosexuels, il est plus difficile d’avoir ce statut.

– Des anciens SS se faisaient passés pour des déportés, c’est pour cela que se sont mis en place les renseignements généraux qui posaient des questions aux déportés à l’arrivée. Ils réalisaient une enquête puis enfin, ils délivraient la carte de rapatrié aux déportés qui leur sert de carte d’identité.

– Différentes temporalités dans l’accès aux pensions.

– Inégalité dans le traitement des experts, les médecins parisiens sont plus professionnels.

– La fatigue et la lassitude ne sont pas pris en compte.

– Du sexisme : non

III) Les silences de l’Histoire de Margarete :

1) Qu’est ce que « les silences » en Histoire ? Et les silences de l’histoire de Margarete ?

Les silences en histoire c’est l’absence de paroles, d’écrits, de témoignages de leurs histoires mais aussi de leurs révoltes, de leurs souffrances et de ce qu’elles ont endurées.

Margarete possède plusieurs noms : ALT, OSMO, BOJMAN. Il est donc plus difficile de faire des recherches ce qui accentue le silence. Tout comme le fait qu’elle possède aussi plusieurs adresses en France et est originaire d’Autriche. Certains documents dans les archives proposées pour l’étude sont illisibles. De plus, la spoliation de bien en Autriche par les nazis rend leur ré-appropriation compliquée pour Margarete.

2) Qu’est ce qu’être une femme ?

Être une femme, c’est être adulte. Être une femme, c’est un être constituant de la société.

3) Les formes de violences spécifiques à Margarete ? Aux femmes.

Margarete a vu ses biens être spoliés. Elle a été obligée de fuir son pays et se retrouve en Belgique. Elle vit cachée et dans un endroit insalubre à Lyon. Au retour de sa déportation, les démarches pour obtenir sa carte de déporté ont été longue et sa première demande en tant que déportée politique n ‘a pas abouti.

Les autres violences subies par les femmes sont :
Les femmes entre 20 et 40 ans sont assassinées en plus grand nombre à l’arrivée. Les femmes sont considérées comme cobaye humain non consentant. D’autres femmes sont mises à disposition pour les hommes. Elles sont victimes à cause de plusieurs viols. Les femmes servent d’expérience pour pouvoir voir les moyens de stérilisation grâce au rayon X.
Elles sont forcées de travailler comme Margarete.

Dans les camps, les femmes ont honte de saigner en public à cause de leurs règles. En raison de leur malnutrition et du traumatisme psychologique, elles ne les ont plus. Elles utilisent des chiffons comme protection hygiénique mais en ont peu et ne sont pas propres. Les expériences impliquant des injections dans l’utérus étaient courantes, mais si une femme avait ses règles, les médecins évitaient souvent de l’opérer, la trouvant trop salissante ;

4) Les rôles des femmes dans ou contre le processus d’extermination sont :

Margarete rentre dans un réseau de résistance contre le régime nazi le FTP MOI composé de juifs étrangers comme elle.
Quelques dizaines répondent à l’appel du Général DE GAULLE qui n’était initialement pas destinées à elle en Afrique du Nord des nouvelles armées de volontaires participe au compagne d’Italie, de France et l’Allemagne en 1945 : 14 000 femmes et 800 hommes résistent c’est-à-dire désobéissent. Ils prennent des risques tout en ayant conscience de l’engagement.
Les femmes participent aux combats dans le cadre des armées régulières. Elles ont un rôle décisif sur le front de l’intérieur. Elles remplacent dans la plupart des métiers quand les hommes sont mobilisés. Elles travaillent dans la production d’armement. Il y a des femmes pilotes qui travaillent pour l’administration, l’intendance, les communications, les transport, et les secours. Elles sont agents des liaison et actrices dans l’aide sociales ou médicale.
Les femmes issues du processus d’extermination servent de témoin pour les histoires afin de réécrire l’histoire comme Margarete.
Les femmes peuvent, comme les hommes, adhérer au régime nazi et participer à la propagande. Elles peuvent être dans les camps de concentrations pour gérer les déportés ou dans le quartier des SS mais ne participent pas à l’extermination.

5) En quoi votre  travail participe à faire vivre la mémoire de la déportation? De Margarete ?

Cela nous permet de chercher des réponses sur les questions d’aujourd’hui, de reconnaître les acteurs de l’histoire.
Des institutions sont créées comme la fondation Women’s studies prenant plusieurs témoins. Les spécialistes analysent et permettent l’écriture de leur histoire comme par exemple avec Jean RINGELHEIN qui lance des recherche sur les terrains.
Nous retraçons donc plusieurs études littéraires effectuées par des déportés expliquant leurs vécus et leurs souffrance.  Notre travail participe à prêter attention non seulement aux différence mais également aux similitudes.
Notre travail sur Margarete : c’est de retracer son passé et de comprendre quels acteurs sont en lien avec elle.

6) Donner des adjectifs qualifiants la vie de Margarete ?

BATTANTE, VAILLANTE, COURAGEUSE.

7) Quels sont les livres du CDI permettant de comprendre la vie de Margarete ?

  • Auschwitz, de Léon POLIAKOV, une bande dessinée dans laquelle l’auteur s’inspire de plusieurs témoignage d’anciens déportés et raconte la déportation en train et la vie dans le camps.
  • La Rose Blanche d’Inge SCHOLL, ce livre explique la Shoah et le génocide juif, le personnage principal, tout comme, Margarete mène un combat de lutte pour leur vie dans le camp.
  • Femmes en résistance, tome 2, de Marc VEBER, une jeune étudiante dénonce le régime nazi puis est emprisonnée : Sophie SCHOLL, l’héroïne, tout comme Margarete ALT partagent les mêmes idéologie de révolution et d’indépendance.
    Femme en résistance, tome 3, de Marc VEBER, Berty ALBRECH est une femme qui s’oppose au nazi en France et qui est arrêter par la Gestapo, tout comme Margarete.

=> Sources : 29

IV) L’exposition au CDI : mutualisation et présentation des travaux élèves sur l’ensemble des 6 enquêtes, sorties scolaires, témoignages, visios, les sources contre le silence de l’Histoire.

V) Les témoignages élèves:

VI) L’enquête n°1 traduite en Allemand: Die Ermittlung N.1 ins Deutsche übersetzt:

1)Wie viele Archivalien standen am Anfang zur Verfügung ? Was habt ihr damit herausgefunden ? Welche Hypothesen habt ihr aufgestellt ?

Convoi 77 hat uns 38 Dokumente zur Verfügung gestellt und nur eins war unleserlich. Das waren viele Archivalien sowohl auf Französisch als auf Deutsch, deswegen haben die Deutsch lernenden SchülerInnen uns dabei geholfen, eine erste Synthese zu fassen.

Wir hatten Fragen :

– Warum finden wir mehrere Familiennamen ( ALT,OSMO,BOJMAN) und mehrere Adressen?

– Hat Margarete überlebt? Wir hatten nämlich ein Bild, auf dem sie zwar älter, aber lächelnd war.

2) Was habt ihr herausgefunden?

Wir haben Folgendes herausgefunden :

Vor dem Zweiten Weltkrieg :

Margarete Alt wurde am 6. Dezember 1921 in Wien geboren. Dokumente beweisen, dass sie die österreichische Nationalität hat und dass sie jüdischer Konfession ist.

Ihr Vater heißt Joseph Alt (am 17. Mai 1885 geboren) und ihre Mutter heißt Etela, geborene SPUTZ. Die Mutter ist Inhaberin eines Vorhanggeschäfts. Sie wohnen in Wien II, Rembrandtstr. 9.

Margarete besucht 3 Jahre lang (1935/1938) die Handelsakademie II. Im Mai 1939 muss sie die Schule abbrechen. Ihre Eltern verlieren das Geschäft : sie werden von den Nazis enteignet.

Während des Krieges :

Sie flieht mit ihrer Mutter und ihrem Stiefvater nach Westeuropa. Sie bleiben vom Mai 1939 bis zum Mai 1940 in Anvers (in Belgien). Sie versuchen ohne Erfolg ins Ausland zu gelangen. Sie entscheiden sich dafür, nach Frankreich auszuwandern und kommen in Lyon an. Elmir SOLAGHI und Joseph KURFLIK bestätigen, dass Margarete in Lyon gelebt hat.

Margarete kann die Sprache nicht ; sie darf sowieso nicht arbeiten.

Im Mai 1940 findet sie eine Wohnung,7 rue Baudelaire, Villeurbanne (diese Adresse wurde vom Comité des oeuvres sociales de la résistance bestätigt). Es handelt sich um ein möbliertes, heruntergekommenes Zimmer, denn keiner will ihr eine Wohnung vermieten (wie sie es ihrem Rechtsanwalt, Jacob LECHNER, später erklärt). Sie lebt also versteckt in Lyon.

Sie tritt ab 1942 mit ihrem Stiefvater, Emile ZWEIGENTHAL, der am 30. Dezember 1885 in der Mähren (Österreichisch-Ungarische Monarchie) geboren ist, in eine Widerstandsgruppe (TAFIP) in Lyon ein. Paul KESSLER, ehemaliger Chef der österreichischen Widerstandsgruppe aus der Zone Sud MOI TA erzählt nämlich, dass er sich häufig nach Lyon begab, um sich dort mit den anderen Mitgliedern zu treffen. Der Docteur ZWEIGENTHAL, Margaretes Schwiegervater, setzte ihn jedes Mal mit den anderen Mitgliedern der Widerstandsgruppe aus Lyon in Verbindung. Paul Kessler brachte Propagandamaterial in die Wohnung mit. Ein anderer Zeuge, Ernest WEXBERG, berichtet dasselbe.

Die Francs-tireurs et partisans – main d’œuvre immigrée (FTP-MOI) waren eine Untergruppe der Organisation Francs tireurs et partisans (FTP). Die Gruppe gehörte während des Zweiten Weltkrieges zur Résistance. Die FTP-MOI bestand größtenteils aus Immigranten und war eine bewaffnete Gruppe, die Widerstand gegen die deutsche Besatzungsmacht in Frankreich ausübte. Die Main-d‘oeuvre immigrée war gewissermaßen die „Immigranten-Bewegung“ der FTP und eine Unterorganisation der kommunistischen Partei.

Die FTP-MOI zählte zu den aktivsten Gruppen der Résistance und ihre Mitglieder waren Ausländer und häufig Juden.  Margarete und ihr Schwiegervater werden -mitsamt 36 anderen WiderstandskämpferInnen – verraten. Emile wird deportiert und stirbt am 5. August 1944 in Auschwitz-Birkenau.

Margarete wird im Juli 1944 in Lyon verhaftet. Sie wird am 3. Juli mit der Nummer 25.262 ins Gefängnis nach Fresnes geschickt. Sie wird am 19. Juli 1944 nach Drancy deportiert, zwischen dem 31. Juli und dem 3. August mit dem Convoi 77 nach Auschwitz und Ende Oktober 1944 nach Kratzau deportiert.

In Drancy bekommt sie die Nummer 6519. Sie hat auch als Deportierte eine Nummer : 685.222. In Auschwitz-Birkenau wird sie tätowiert : sie trägt die Nummer 16.664.

Sie wird am 8. Mai 1945 frei gelassen und kehrt am 1.Juni nach Lyon zurück, nachdem sie durch Belgien gewandert ist.

Nach dem Zweiten Weltkrieg :

Sie lässt sich 1954 von ihrem ersten Ehemann, Izidor BOJMAN, scheiden.

Sie lebt zuerst 2 rue Gabriel Vicaire, in Paris (75003).

Dann zieht sie um. Ihre neue Adresse ist : 5/7 rue de Saintonge (3ème arrondissement de Paris). Sie wohnt dort mit ihrer Tochter, Liliane Bojman, und ihrem neuen Ehemann, Marcel Osmo.

1956 ist Liliane 8 Jahre alt ; möglicherweise ist sie 1948 geboren. Marcel Osmo ist am 24. November 1923 in Alexandria, in Ägypten, geboren. Margarete leidet an zahlreichen physischen Folgen und Störungen, die schlimme Schmerzen verursachen. Sie wird als arbeitsunfähig erklärt.

Sie schreibt mehrmals an verschiedenen Abteilungen, um als Opfer und Widerstandskämpferin anerkannt zu werden und bekommt von 1959 bis 1979 Versorgungsbezüge. Sie gehört mehreren Vereinen an, wie zum Beispiel la fédération nationale des internés et déportés politiques, la fédération nationale des déportés et internés, et Résistants et patriotes. Sie stirbt am 24. Dezember 2017 in Paris.

Bemerkenswert ist die Tatsache, dass Margarete in anderen Biografien vom Convoi 77 erwähnt wird. Sie hat nämlich als Zeugin ausgesagt. Sie hat davon berichtet, wie Augustine WOLFF, geborene WITTGENSTEIN, in Lyon verhaftet und danach deportiert wurde.

Man kann auch ihren Namen auf der Website Mémoire des Hommes « titre, homologations et services pour faits de résistance » finden.

Online-Treffen am 3. Mai 2022 mit dem Bundesgymnasium 19 (Gymnasiumstr. 83, 1190 Wien) :

Die Wiener SchülerInnen des Wahlpflichtfachs Geschichte des G19 haben unter der Leitung von Martin Krist eine sehr hilfreiche Arbeit geleistet und uns bedeutsame Informationen weitergegeben.

Wir haben dank ihnen Folgendes erfahren :

– Margaretes Vater, Joseph Alt, ist Kaufmann von Beruf und stirbt 1936, so lässt sich erklären, warum wir keine Spuren von ihm gefunden haben.

– Margarete hat eine Schwester, Alice ALT, die im Alter von 8 Monaten gestorben ist.

– Ihr Stiefvater, Emil ZWEIGENTHAL, ist Zahnarzt.

Wir haben auch erfahren, dass es in Wien eine große jüdische Gemeinde gab. Die Juden wurden toleriert, beziehungsweise wurden sie nicht ausgegrenzt oder systematisch zum Opfer des Antisemitismus.

Hier ist eine Synthese, die Martin Krist uns am 10. Mai per Mail geschickt hat

Margarete Alt wohnte bei ihren Eltern Etta Alt, geb. 06. Februar 1897 in Banska-Bistrica (heute Slowakei), Mädchenname Sputz, und Josef Alt, geb. 17. Mai 1885 in Wien in der Rembrandtstraße 9, 2. Stock, Tür 7

Ein Foto des Hauses heute ist angehängt (das Haus dürfte unverändert sein). Die Heirat der Eltern fand im 09. Jänner 1921 in Banska-Bistrica statt. Die Mutter war von Beruf Geschäftsfrau, der Vater Kaufmann. Josef Alt verstarb am 7. Februar 1936.

Eine Schwester, Alice Alt, geb. 28. November 1925, starb nach acht Monaten im Karolinen-Kinderspital (9. Bezirk).

Am 7. Februar 1939 heiratete Etta Alt Emil Zweigenthal in Wien. (Siehe dazu die Hochzeitsanzeige aus der Neuen Freien Presse.) Emil Zweigenthal war von da an der Stiefvater von Margarete Alt.

Emil Zweigenthal, geb. 30. Dezember 1885 in Göding (heute Hodonin, Tschechische Republik). Sein Beruf war Dentist. Die gemeinsame Emigration von Etta und Emil Zweigenthal und Margarete Alt erfolgte am 3. Mai 1939 nach Belgien. (Siehe dazu die Meldezettel.)

ZUSÄTZLICHES ZU EMIL ZWEIGENTHAL

Es existiert eine Anzeige wegen „Rassenschande“, abgedruckt im Neuen Wiener Tagblatt (siehe Anhang)

ZUSÄTZLICHES ZUM GESCHÄFT DER MUTTER Etta Alt/Zweigenthal

Es findet sich im Adressverzeichnis Lehmann 1938 ein Eintrag zu Etta Alt zur Servitengasse 2: Geschäft für Spitzen. (siehe Anhang) Heute ist die Servitengasse eine Nobelgasse – ein Foto des Erdgeschoßes ist angehängt.

Allerdings gibt es keinen Arisierungs- oder Rückstellungsantrag. Auch im Antrag beim Hilfsfond 1957 gibt Etta Zweigenthal nichts dazu bekannt. Also dürfte das Geschäft schon vor dem sogenannten „Anschluss“ geschlossen worden sein.

Der Eintrag im Lehmann dürfte ein häufig vorkommender Übertragungsfehler aus früheren Jahren des Adressverzeichnis Lehmann sein.

Auch in einem Antrag des „Hilfsfonds“, den Etta Zweigenthal 1957 stellt, gibt sie dazu nichts an. Dem Antrag liegt ein Schreiben von Marguerite Osmo (das ist Margarete Alt) bei, in dem sie angibt, dass sie ihre Mutter Etta Zweigenthal erhalten/unterstützen muss. (siehe Anhang)

Diese bekommt schlussendlich ab 1958 eine Rente von monatlich 1095 Schilling (nach heutiger Kaufkraft ungefähr 500 Euro).

Quellenverweise:

Meldezettel: WStLA, Meldedatei

Rassenschande“ Emil Zweigenthal: Neues Wiener Tagblatt, 12. April 1939, S. 3
Hochzeitsanzeige Etta Sputz mit Josef Alt: Neue Freie Presse, 06. Jänner 1921, S. 6

„Antrag an den Fonds zur Hilfeleistung an politisch Verfolgte, die ihren Wohnsitz und ständigen Aufenthalt im Ausland haben“ kurz „Hilfsfonds“: WStLA

3) Habt ihr euch vorgestellt, eine so detaillierte Biografie schreiben zu können?

Am Anfang haben wir daran gezweifelt, so viele Informationen zu finden.

Wir haben auch Pausen erlebt, als wir auf die Antworten warteten.

4) Inwiefern ist eure Arbeit wichtig?

Es ist eine Erinnerungsarbeit, denn wir haben entdeckt, was Margarete erlebt hat.

Wir haben Stückchen von ihrem Leben zusammengestellt.

BRAVO à Shaïma, Apoline ainsi qu’aux élèves germanistes de la Seconde D, Warrick, Arone, Milco, Tijani, Ghani et l’ensemble de la classe de Première HGGSP sous la direction de leurs professeures Mme BOUILLON Laetitia professeure d’Allemand et Mme BOUTANT Morgane professeure d’Histoire-Géographie.

1Acte de naissance de Margarete datant de 1946, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

2Selon les sources, la prénom de la mère de Margarete possède différents orthographes : Etela, Etta, Esther.

3Inventaires des biens de la famille ALT datant de 1938, dossier cote VA. 20.218, en réponse à un mail envoyé par les élèves le 3 janvier 2022 aux archives nationales autrichiennes de Wien, d’après Hubert STEINER.

4Attestation de scolarité dans l’académie de Wien datant de 1965, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

5Inventaires des biens de la famille ALT datant de 1938, dossier cote VA. 20.218, en réponse à un mail envoyé par les élèves le 3 janvier 2022 aux archives nationales autrichiennes de Wien, d’après Hubert STEINER.

6 Document officiel attestant de la judéité de Margarete, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

7Lettre des deux témoins Elmir SOLAGHI et Joseph KURFLIK, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

8Lettre de Margarete à son avocat Jacob LECHNER, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

10Lettre de Paul KESSLER, ancien chef de groupe autrichien de la Zone Sud MOI TA, partie de la résistance française, datant du 2 juillet 1986, cote 21 P 653 915, archives du ministères des anciens combattants et des victimes de guerre, obtenues grâce à l’association « Convoi 77 ».

11Lettre de Ernest WEXBERG titulaire de la carte de déporté et de résistant, attestant de la présence de Margarete à Lyon, datant du 1 octobre 1986, archives du ministères des anciens combattants et des victimes de guerre, obtenues grâce à l’association « Convoi 77 ».

12 Fiche de détention de Margarete à Fresnes, cote F/9/5676, Information obtenue en réponse à un mail envoyé par les élèves le 1er décembre 2021 aux archives nationales d’après Matthias MILLON.

14Lettre de Marie FRIEDKOWSKI attestant de la présence de Margarete à Drancy dans le convoi 77 ainsi que la date de libération du 8 mai 1945, datant du 28 janvier 1990, cote 21 P 653 915, archives du ministères des anciens combattants et des victimes de guerre, obtenues grâce à l’association « Convoi 77 ».

17 Fiche d’informations concernant Margarete avec mention des lieux d’internement et de déportation, cote of 6.3.3.2 / 104609492, Informations obtenues en réponse à un mail envoyé par les élèves le 24 novembre 2021 aux archives Arolsen d’après Elfi POHLMANN.

18Fiche des déportés rapatriés passant par la Belgique, cote 3.1.1.3 / 78793167, Informations obtenues en réponse à un mail envoyé par les élèves le 24 novembre 2021 aux archives Arolsen d’après Elfi POHLMANN.

19Lettre de P.PORTIER datant de 1957 secrétaire du comité de coordination des amicales de camps, prisons et forteresses, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes Wien, d’après Hubert STEINER.

20 Document manuscrit permettant d’obtenir des fonds de pensions dus aux déportés datant de 1956, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes, d’après Hubert STEINER.

21Information obtenue en réponse à un mail envoyé par les élèves le 1er décembre 2021 aux Archives nationales d’après Matthias Millon.

22Lettre du docteur Henri NAJDORF datant de 1958, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes, d’après Hubert STEINER.

23 Documents permettant d’obtenir une pension par mandats postaux de 1959 à 1979, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes, d’après Hubert STEINER.

24 Documents permettant d’obtenir une pension par mandats postaux de 1959 à 1979, dossier cote AHF-ZI. 16.026, NHF (gr.)-ZI. 34.737, NHF.-IIZI. 9.788, en réponse à un mail envoyé le 11 janvier 2022 aux élèves aux archives nationales autrichiennes, d’après Hubert STEINER.

28 Sources de Martin KRIST:

-Formulaire d’inscription : WStLA,

-Dossier d’inscription « Honte raciale » Emil Zweigenthal: Neues Wiener Tagblatt, 12 avril 1939, p.3
-Faire-part de mariage d’Etta Sputz avec Josef Alt : Neue Freie Presse, 6 janvier 1921, p. 6
-« Demande au fonds d’assistance aux personnes politiquement persécutées qui ont leur lieu de résidence et de résidence permanente à l’étranger » en bref « fonds de secours »: WStLA

29sources des silences de l’Histoire:

-Titiou LECOQ, Les grandes oubliées : Pourquoi l’Histoire a effacé les femmes, l’Iconoclaste, Paris, 2021. Chapitre 15 : Deuxième Guerre mondiale: le rôle des femmes minimisé.

-Michelle PERROT, Les femmes ou les silences de l’Histoire, Flammarion, Paris, 2020. Quatrième de couverture.

-Association MNEMOSYNE, Coordination Geneviève DERMENJIAN, Irène JAMI, Annie ROUQUIER, Françoise THEBAUD, La place des femmes dans l’histoire, une histoire mixte, Belin, Paris, 2010. Chapitre : Femmes et hommes dans les guerres, les démocraties et les totalitarismes (1914-1945).

-Simone de BEAUVOIR, Le deuxième sexe, Tome I, Gallimard, Paris, 1949. Quatrième de couverture.

-Jo-Ann OWUSU, Les menstruations et l’holocauste History Today, numéro 69, mis en ligne le 5 mai 2019. https://www.historytoday.com/archive/feature/menstruation-and-holocaust

-Isabelle ERNOT, Le genre en guerre. « Exécutrices, victimes, témoins », Genre & Histoire, numéro 15, mis en ligne le 30 septembre 2015. https://journals.openedition.org/genrehistoire/2218,

-Isabelle ERNOT, Le genre en guerre : « Women and/in the Holocaust » : à la croisée des Women’s-Gender et Holocaust Studies (Années 1980-2010) », Genre & Histoire, numéro 15, mis en ligne le 30 septembre 2015. http://journals.openedition.org/genrehistoire/2223

Contributeur(s)

Shaïma, Apoline et les élèves germanistes de la Seconde D, Warrick, Arone, Milco, Tijani, Ghani et l’ensemble de la classe de Première HGGSP sous la direction de leurs professeures Mme BOUILLON Laetitia professeure d’Allemand et Mme BOUTANT Morgane professeure d’Histoire-Géographie.
1 commentaire
  1. François Aune 2 mois ago

    Je viens de lire votre enquête sur Margarete Alt. je suis impressionné. Vous avez un travail d’historien de haute qualité. Je vous félicite. Votre apport est important, mais également passionnant. J’ai été happé par votre récit. Merci.
    François Aune
    Professeur d’histoire géographie

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