Laja SZWALBERG

1902 - 1944 | Naissance: , | Arrestation: | Résidence: , ,

Laja Nudel, épouse Szwalberg

Für unsere deutschsprachigen Leser*innen: Die Biographie ist unterhalb der französischen Version auch auf Deutsch verfügbar.

En absence de photographies, nous reproduissons ici sa carte d’identité d’étranger

Laja Nudel naît de l’union de Bernard et Matla (ou Makla) Nudel. Elle voit le jour à Sulejow (également appelé Silar) en Pologne, en 1902 ou en 1907. Son année de naissance varie selon les différents documents administratifs trouvés.

Elle passe sa jeunesse en Pologne et semble quitter son pays natal pour la France à la fin des années 1920.  Après avoir « résidé en province » comme l’indique l’extrait ci-dessous de la direction de la police générale d’avril 1951, Laja réside en avril 1932 au 35, rue du Petit Musc dans le 4e arrondissement de Paris comme l’indique le document ci-contre issu du service central des cartes d’identité des Étrangers du Ministère de l’Intérieur de 1932.

C’est en France au début des années 1930 qu’elle semble rencontrer son futur époux et père de ses enfants, Joseph Szwalberg. Celui-ci semble être arrivé en France en janvier 1922. Lors de la réception de son titre d’identité et de voyage par le préfet de police de Paris le 26 mai 1930,  Joseph Szwalberg réside au 257, avenue des Acacias dans le 17e arrondissement de Paris. Il est mentionné comme maroquinier de profession. Laja semble s’être mariée avec Joseph autour de 1933, probablement à Paris ou en banlieue parisienne.

De leur union, naissent 5 enfants : Armand (orthographié également Hermann) né en 1934, David né en 1935, Madeleine née en 1936, Georges né en 1938 et Michel né en 1941.

Pour plus d’informations sur les enfants du couple Szwalberg, une biographie en ligne sur ce site est également disponible.

Acte de naissance de David Szwalberg, le 4 Mars 1935 à l’Hôpital Saint-Antoine (Paris 12e) – Source: Etat-civil du 12e arrondissement de Paris

Le couple semble tout d’abord installé au 1, rue de la Gare à Sevran (actuelle Seine-Saint-Denis) comme indiqué sur l’acte de naissance de David en mars 1935. Le couple réside ensuite à Villepinte (actuelle Seine-Saint-Denis). Les époux Szwalberg y vivent au 52, chemin de l’Arbre Sec comme en témoigne l’acte de naissance de leur fille Madeleine et l’extrait du recensement de la ville de Villepinte de 1936 figurant ci-dessous. On y apprend notamment que Laja est toujours sans profession tout comme en 1932 et que son mari Joseph est maçon tout comme à la naissance de son fils David en 1935.

Recensement de la ville de Villepinte de 1936 – Source : Archives de Seine-Saint-Denis

Ils déménagent quelques temps plus tard, en février 1938, au 5 impasse des Amandiers, dans le 20ème arrondissement de Paris. Joseph semble être mobilisé en 1939. Toujours de nationalité polonaise, Laja réside encore en 1941 à cette même adresse avec son mari et ses enfants. Joseph est alors livreur de profession comme l’indique sa pièce d’identité délivrée à cette même date.

La rue des Amandiers (Paris 20e) dans l’entre-deux guerres. Source : Geneanet

Cependant, quelques mois seulement après la naissance de Michel, le quotidien de la famille est bouleversé par l’arrestation le 9 juin 1941 de Joseph. Cette arrestation semble avoir eu lieu vers 23h dans un débit de boissons situé au 98, Boulevard de Belleville à Paris 20e. Peut-être libéré une première fois « en raison de ses états de service militaire et de sa situation de famille », Joseph se retrouve ensuite interné au camp de Drancy et peut-être de Compiègne. Malheureusement, ce dernier finit par être déporté politique au camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz par un convoi depuis Drancy. Ce convoi quitte Drancy le 27 mars 1942 et Joseph survit seulement un mois à la déportation. Son décès est déclaré à la date du 23 avril 1942 à 8h40 d’une infection rénale à Auschwitz-Birkenau.

Acte de disparition de Laja Nudel (1951) – Source : ministère des anciens combattants et victimes de guerre

Le destin de Laja après l’arrestation de son mari est ensuite très flou. Comprenant très certainement que sa famille entière risque de se faire déporter à tout moment, elle semble avoir pris contact avec l’ordre des prêtres de Notre Dame de Sion situé à Paris pour l’aider à mettre en lieu sûr ses jeunes enfants.

Les trois enfants aînés Armand, David et Madeleine se retrouvent placés à l’orphelinat de la Varennes situé à Saint-Maur-des-Fossés dans l’actuel Val de Marne.

Les deux autres enfants cadets, Georges et Michel, sont quant à eux confiés à l’abbé Antoine Dumas. Ils sont cachés auprès de l’abbé pendant le reste de la guerre dans le département de la Loire.

Le 24 juillet 1944, Laja semble être arrêtée et internée au camp de Drancy. Elle y retrouve ses trois enfants, Madeleine, Armand et David, qui eux aussi ont été raflés à leur orphelinat, trois jours auparavant et internés à Drancy.

Laja et ses enfants internés quittent Drancy le 31 juillet 1944 et c’est à cette date qu’ils prennent le convoi n°77 en direction d’Auschwitz-Birkenau. Laja porte alors le numéro de déportation n° 25678.

Photographie actuelle du camp d’Auschwitz-Birkenau

Probablement jugée trop faible ou inapte au travail, Laja est assassinée à Auschwitz le 5 août 1944, tout comme sa fille Madeleine alors âgée seulement de 7 ans. Cette date laisse supposer qu’elles sont toutes deux décédées dans les chambres à gaz dès leur arrivée au camp.                                

Photographie du camp de Drancy, Août 1941                 

 

Laja Nudel, verheiratete Szwalberg

Laja Nudel, Tochter von Matla und Bernard Nudel, kommt in Sulejow, einer Stadt in Polen zur Welt. Ihr Geburtsjahr ist unklar, denn einige gefundene Dokumente geben als Geburtsjahr  das Jahr 1902 an, andere sagen aus, sie sei 1907 geboren.

Sie verbringt ihre Kindheit in Polen und verlässt ihr Geburtsland, um Ende der zwanziger Jahre in Frankreich zu leben. Ein Dokument des Außenministeriums aus dem Jahr 1932 besagt, dass sie sich nach ihrer Ankunft in Frankreich im April 1932 in der Rue du Petit Musc im 4. Arrondissement in Paris niedergelassen hat, nachdem sie, wie in einem Polizeidokument festgehalten, in Frankreich eingewandert ist.

In Frankreich lernt sie anscheinend Anfang der 1930er Jahre ihren Ehemann und den Vater ihrer Kinder, Joseph Szwalberg, kennen. Dieser scheint im Januar 1922 in Frankreich angekommen zu sein. Als der Pariser Polizeipräfekt am 26. Mai 1930 seinen Personalausweis und Reiseausweis erhält, wohnt Joseph Szwalberg in der 257 avenue des Acacias im 17. Arrondissement von Paris. Er wird von Beruf Maroquinier. Laja heiratet Joseph 1933, wahrscheinlich in Paris oder einem Vorort.

Sie bekamen fünf Kinder: Armand (auch Hermann geschrieben), geboren 1934, David geboren 1935, Madeleine geboren 1936, Georges geboren 1938 und Michel geboren im Jahr 1941. Weitere Informationen zu den Kindern des Ehepaares Szwalberg finden Sie hier auch in einer Online-Biographie.

Geburtsurkunde von David Szwalberg, 4. März 1935 im Krankenhaus Saint-Antoine (12.Arrondissement von Paris.) – Quelle: Zivilstand des 12. Arrondissement von Paris

Das Ehepaar scheint sich zuerst in der Rue de la Gare 1 in Sevran (heute Seine-Saint-Denis) niedergelassen zu haben, wie auf Davids Geburtsurkunde im März 1935 angegeben wurde. Das Paar lebte dann in Villepinte (heute Seine-Saint-Denis). Die Eheleute Szwalberg wohnten dort in 52 Chemin de l’Arbre Sec, wie aus der Geburtsurkunde ihrer Tochter Madeleine und dem unten gezeigten Auszug aus der Volkszählung von 1936 der Stadt Villepinte hervorgeht. Außerdem zeigt der unter abgebildete Auszug , dass Laja wie 1932 auch 1935 immer noch arbeitslos war und dass ihr Mann Joseph Maurer war, wie bereits 1935, als sein Sohn David geboren wurde.

Volkszählung der Stadt Villepinte im Jahr 1936 – Quelle: Archiv in Seine-Saint-Denis

Einige Zeit später, im Februar 1938, zogen sie in die Impasse des Amandiers 5 im 20. Arrondissement von Paris. Joseph scheint 1939 mobilisiert worden zu sein. Laja, die immer noch polnische Staatsbürgerin war, lebte 1941 mit ihrem Mann und ihren Kindern weiterhin in derselben Adresse. Joseph war damals von Beruf Lieferbote. Dieses belegt sein am selben Tag ausgestellter Personalausweis.

Die „rue des Amandiers (Paris 20e) in der Zeit zwischen den Kriegen. Quelle: Geneanet

Nur wenige Monate nach Michels Geburt wurde der gewohnte Alltag der Familie durch die Verhaftung von Joseph am 9. Juni 1941 umgeworfen. Diese Verhaftung scheint gegen 23 Uhr in einem Getränkeausschank, auf dem Boulevard de Belleville 98 in Paris, stattgefunden zu haben. Er wurde vielleicht ein erstes Mal, „aufgrund seines Militärdienstes und seiner Familiensituation“ freigelassen und kam danach ins „Camp de Drancy“ und anschließend auch in das Camp in Compiègne.

Danach wird Joseph per Zug aus Drancy schließlich in das Konzentrations- und Vernichtungslager nach Auschwitz deportiert. Der Zug verlässt Drancy am 27. März 1942 und Joseph überlebt dort nur einen Monat. Sein Tod, aufgrund von einer Nierenentzündung, wurde am 23. April 1942 um 8:40 Uhr deklariert.

Lajas Schicksal nach der Verhaftung ihres Mannes bleibt bis heute noch sehr unklar. Da ihr klar war, dass ihre Familie jeden Moment ebenfalls deportiert werden könnte, scheint sie Kontakt mit dem Pariser Priesterorden Notre Dame de Sion aufgenommen zu haben, der ihr helfen sollte, ihre kleinen Kinder in Sicherheit zu bringen.

Die drei älteren Kinder Armand, David und Madeleine wurden in das Waisenhaus La Varennes in Saint-Maur-des-Fossés im heutigen Val de Marne gebracht.

Der Akt des Verschwindens von Laja Nudel (1951) Quelle : Ministerium für ehemalige Kriegskämpfer– und gefallene

Die beiden jüngeren Kinder, Georges und Michel, wurden dem Abbé Antoine Dumas anvertraut. Sie wurden für den Rest des Krieges bei ihm im Departement Loire versteckt.

Am 24. Juli 1944 scheint Laja verhaftet und nach Drancy deportiert worden zu sein. Dort fand sie ihre drei Kinder Madeleine, Armand und David wieder. Diese wurden ebenfalls drei Tage zuvor aus ihrem Waisenhaus geholt und nach Drancy interniert.

Laja und ihre eingewiesenen Kinder verlassen Drancy am 31. Juli 1944 und nehmen am gleichen Tag den Convoi n°77 in Richtung Auschwitz-Birkenau. Daher trägt Laja die sogenannte Nummer der Deportation n° 25678.

Wahrscheinlich wurde sie für zu schwach oder arbeitsunfähig gehalten, sodass sie am 5. August 1944 in Auschwitz umgebracht wurde, genauso wie auch ihre siebenjährige Tochter Madeleine. Beide scheinen vergast worden zu sein.

Fotografie vom Camp in Drancy, August 1941.

Aktuelle Fotografie vom Camp in Auschwitz-Birkenau. Quelle : Wikipedia

Contributeur(s)

Terminale Abibac du lycée Galilée de Combs-la-Ville sous la direction de Grégoire Dujardin, la Käthe-Kollwitz-Schule de Hanovre sous la direction de Stefanie Lemaire et Liceum n°78 de Varsovie sous la direction d'Adam Zyskowski.
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