Alice ABOUAV, NÉE VALÉRO (1905-1962)
La Seconde Guerre mondiale et la politique antisémite du régime collaborationniste de Vichy ont conduit à l’arrestation en France de milliers de Juifs. Alice Abouav a été déportée par le convoi 77, parti de Drancy le 31 juillet 1944 en direction d’Auschwitz, qui fut l’un des derniers convois de déportation de France.
Photo : Jacques et Alice Abouav et leurs enfants Albert et Rachel ©Centre de Documentation sur la Déportation des Enfants Juifs de Lyon / archives familiales.
I. Alice Abouav avant sa déportation
Alice Abouav est née Valéro le 25 mai 1905 à Constantinople, dans l’Empire ottoman (Turquie actuelle). Elle est la fille de Moïse / Maurice Valéro et de Zelda (Zimhoul) Valéro (née Lévy). Elle aurait également porté le prénom biblique d’Esther.
Elle est décrite comme belle, surnommée « Vivianne » pour sa ressemblance supposée avec l’actrice star de son époque, Viviane Romance[1].
À 18 ans, elle épouse le fils d’un riche commerçant de Constantinople, Michon Jacobo (dit Jacques) Abouav, né à Constantinople, le 24 mai 1905, avec qui elle a six enfants :
Albert / Avraham (né le 14 novembre 1923 à Constantinople), Rachel (née le 24 mai 1925 à Lyon), Moïse / Maurice (né le 13 mars 1927 à Lyon), Zelda (née le 15 octobre 1928 à Épinay-sur-Seine), Joseph (1937) et Benjamin (né le 19 juillet 1939), nés à Paris.
Tout de suite après la naissance de son premier enfant, en 1923, la famille émigre en France, avec le titre de « résident privilégié »[2]. Elle s’installe à Lyon, puis à Paris. De 1932 à 1942, les Abouav vivent au 6 passage Rochebrune, une impasse dans le XIe arrondissement de Paris, un quartier où vivent de nombreux Juifs venus de l’Empire ottoman. La concierge de son immeuble, madame Bichy, l’atteste en 1948. Jacques est « confectionneur » de vêtements.
En 1932, le journal Le Temps indique dans un entrefilet que Jacques Abouav, qui a un commerce de confection 13 rue des Immeubles-Industriels à Paris, est déclaré en faillite par jugement du 4 novembre. Il n’a pas de domicile connu, précise La Journée industrielle. S’agit-il du même Jacques Abouav ? Si oui, on ignore comment la famille, nombreuse, a rebondi.
En 1941, Jacques est désigné comme « marchand forain » dans l’acte de décès de Victoire, la dernière-née de la famille.
En effet, le 17 avril 1941, Alice donne naissance à une petite Victoire. Mais l’enfant meurt à l’hôpital pour enfants Trousseau, le 8 novembre, à l’âge de près de sept mois. Elle est enterrée au cimetière de Thiais.
Ce n’est que le début des malheurs qui vont frapper la famille Abouav.
LA GUERRE : L’ARRESTATION DE SON MARI ET DE TROIS DE LEURS ENFANTS
En 1942, son mari, Jacques / Michon, et trois de leurs enfants, Rachel (18 ans), Moïse / Maurice (16 ans) et Zelda (15 ans) sont arrêtés par la police française à leur domicile. Les enfants, nés en France, sont sans doute français[3], mais sont quand même emmenés. Ils sont ensuite internés à Drancy puis déportés par le convoi n°52 le 23 mars 1943, à destination de Sobibor, où ils sont assassinés tous les quatre. Le convoi a emporté 994 personnes dont 66 enfants. Aucun déporté n’a survécu, à l’exception d’un homme qui a réussi à s’évader pendant le transport[4].
L’histoire familiale dit qu’Alice, partie accompagner les plus jeunes à l’école maternelle, aurait croisé Jacques et leurs enfants adolescents entre les mains de la police et que son mari lui aurait fait signe de partir. Albert, l’aîné, ne se trouvait pas non plus à la maison.
« En 42, on m’a pris mon mari et trois de mes enfants. Quelle souffrance pour moi », écrit Alice après-guerre.
Dès lors, elle met ses autres enfants à l’abri « dans une œuvre » (l’OSE), grâce son fils aîné « Albertino »[5].
Et elle déménage, avec sa mère, sans s’éloigner de chez elle, dans ce quartier où elle a tous ses repères et sans doute des amis. « Je me suis réfugiée dans un hôtel, ma maison avait été fermée par les Boches », écrit-elle dans le texte rédigé à son retour des camps. La police a donc posé des scellés sur son appartement, pensant qu’elle n’était plus à Paris.
II. Arrestation et déportation
Mais déménager ne sera pas suffisant pour la mettre à l’abri. Elle est arrêtée à son tour.
Deux femmes, Gabrielle Lamouroux et Jeanne Banquet, témoignent dans une attestation du 16 avril 1948 de l’arrestation d’Alice Abouav « le 7 juin 1944 » par les Allemands pour « motif racial ». En 1948, ces deux témoins résident au 6 rue Pétion, l’hôtel où Alice et sa mère âgée de 72 ans, Zelda Valéro, ont été arrêtées.
Or la date du 7 juin qu’elles indiquent est problématique, d’autant que dans le dossier qu’elle déposera après la guerre, Alice, très durement éprouvée physiquement et mentalement, assurera avoir été déportée le 30 juin 1944.
Ce que l’on sait, puisque les archives de la préfecture de police en donnent la preuve[6], c’est que Zelda et Alice arrivent en pleine nuit (23 heures) le 11 juillet au Dépôt de la préfecture de police, avec d’autres Juifs arrêtés dans ce quartier du 11e arrondissement surnommé « la petite Turquie ». Le lendemain, le 12 juillet à 15 heures, les détenus juifs du dépôt sont « convoyés » à Drancy.
Extrait du registre du Dépôt de la préfecture de police de Paris, page du 11 juillet 1944.
APP CC-2-8, Archives de la préfecture de police de Paris.
Drancy. Fiche de fouilles d’Alice « Abuav ». 12 juillet 1944.
Mémorial de la Shoah.
D’abord internée à Drancy, Alice y dépose sa fortune : 390 francs. Elle reçoit le matricule 25.088.
Elle reste pendant deux semaines dans ce camp, alors que se prépare, sous les ordres du commandant nazi Aloïs Brunner, le dernier grand convoi de déportés qui quittera le camp de Drancy par la gare de Bobigny, le 31 juillet[7]. Ce convoi, désigné ensuite comme le 77, emporte 1306 déportés, dont Alice Abouav et sa mère, Zelda Valéro.
Après un voyage très éprouvant, le train arrive à Auschwitz Birkenau dans la nuit du 3 au 4 août. Sur le quai, les nazis opèrent une sélection de celles et ceux qui vont pouvoir fournir un travail. Alice est sélectionnée pour travailler au camp. Sa mère Zelda, trop âgée pour être utile, est directement envoyée dans les chambres à gaz.
Survivre à Auschwitz
Quelques jours après son arrivée, Alice est tatouée du numéro matricule A-16.662 ; ce sera sa nouvelle identité pendant sa période de déportation à Auschwitz. Elle devra le savoir en allemand, pour répondre qu’elle est présente aux appels (incessants) durant lesquels les cheffes de block et les nazis les comptent et recomptent.
Les conditions de la déportation d’Alice sont connues. Elle a laissé un terrible témoignage déposé au Mémorial de la Shoah par son fils Albert, que nous n’avons pas pu consulter, mais qui a été en partie résumé et cité par des membres de sa famille[8]. Elle dit avoir été envoyée au « Block 24 » destiné à la prostitution forcée des déportées, à l’usage des prisonniers « méritants », en plus du travail forcé.
« J’ai été battue, martyrisée, cravachée. Toute la journée les pieds dans la neige, sans chaussures, presque sans nourriture. J’ai appelé plusieurs fois la mort. J’avais l’espoir de retrouver mes enfants, ceux que j’avais laissés à Paris, les autres ont été brûlés au four crématoire comme mon mari et ma mère », écrit-elle en avril 1954, dans son témoignage manuscrit de 83 pages.
Sans soute, Alice a-t-elle été évacuée d’Auschwitz au moment des « marches de la mort », quand les Allemands, sous la pression de l’Armée rouge désertent le camp d’Auschwitz, ne laissant derrière eux qu’un millier de déportés malades incapables de faire la route.
En février 1945, écrit-elle dans son dossier (mais, alors qu’elle est en très mauvais état psychique, pratiquement toutes les dates qu’elles indiquent sont fausses !), elle arrive au camp de Kratzau, dans les Sudètes (Tchécoslovaquie, alors occupée par l’Allemagne) pour y travailler dans une usine qui fournissait l’armée hitlérienne. À Kratzau, de nombreuses déportées du convoi 77 avaient été envoyées en octobre et novembre 1944, avant l’évacuation d’Auschwitz[9]
À Kratzau, elle aurait contracté le typhus et se serait trouvée à l’hôpital quand le camp a été libéré par les Russes, le 9 mai 1944. « J’étais squelettique mais j’ai résisté. J’avais l’âme solide, je pesais 32kg, à la fin. Je pensais que j’allais succomber au typhus, mais les Russes sont arrivés », assure-t-elle dans son texte.
Elle aurait été prise en charge par les soldats de l’Armée rouge et « nourrie ». Cependant, le retour en France n’est pas immédiat ; en fait rien n’a été prévu pour le rapatriement des déportées.
Survivre après Auschwitz
Ce n’est que le 20 mai 1945 qu’Alice est rapatriée. Au centre de Longuyon, par lequel elle doit passer avant d’avoir l’autorisation de rentrer, on ne peut que constater qu’elle est en « mauvais » état – un constat qui, curieusement, est peu fréquent.
Elle subit des examens médicaux qui attestent de son état de santé dégradé : le médecin note des problèmes bucco-dentaires, une perte de poids de 20kg ainsi qu’une « cardiopathie » et un « œdème des membres inférieurs ».
Elle est envoyée à Paris en train en place assise. À l’hôtel Lutetia, où doivent se présenter les déportés pour recevoir une aide et éventuellement communiquer des renseignements sur d’autres déportés, elle retrouve son neveu, Jacques Angel. Celui-ci a raconté qu’il était passé deux fois devant elle sans la reconnaître, tellement elle était maigre et avait l’air malade[10].
Le retour à Paris est terrible. En 1954, Alice se souvient : « Pas de maison. Pas de mari. Pas d’enfants. Je me suis réfugiée dans un hôtel. Je crevais la misère, j’étais malade. »
Enfin, elle retrouve ses « deux petits », Joseph et Benjamin, « qui étaient toujours dans des œuvres ». Confiés à l’Œuvre de Secours aux Enfants (OSÉ[11]), ils ont été pris en charge un temps par madame Mordkowiez, 15 rue au Maire, dans le IIIe arrondissement de Paris. Entre 1945 et 1946, ils apparaissent sous leur véritable identité dans un registre de la Maison de Sèvres de l’OSÉ. Son « grand », Albert, reviendra après la fin de la guerre, qu’il a faite dans l’armée du général de Lattre de Tassigny.
Alice s’installe ensuite au 48 rue Basfroi (Paris XIe), où vivaient déjà avant la guerre sa sœur Louise, épouse de David Angel, et son neveu Jacques Angel[12]. Louise meurt en 1955 et est inhumée au cimetière de Pantin le 1er mars. Son frère aîné, Victor Valéro[13], dont on ne sait pas si Alice était en contact avec lui, meurt en 1959, dans la Manche.
Leur sœur Suzanne, dite Suzie, épouse de David Ventura, avait été déportée par le convoi 64 et assassinée à Auschwitz en décembre 1943, avec ses deux jeunes enfants, Colette (née en 1939) et Joseph (né en 1932). Le mari de Suzi, né à Smyrne (Empire ottoman) en 1900, et engagé volontaire au Régiment de marche de volontaires étrangers (RMVE) en 1939, a été arrêté lors de la rafle du 20 août 1941 et déporté par le convoi 36, le 23 septembre 1942[14].
Sa santé est chancelante et son moral très bas. « J’ai subi plusieurs opérations. Je ne peux pas me remettre, écrit-elle. Quelquefois je voudrais en finir avec la vie. Ce n’est pas une existence de souffrir le martyre. »
Elle a des pensées obsédantes, comme celles de ses enfants dans le four crématoire qui l’appellent. « Mon cœur me fait mal », avoue-t-elle. Et à ceux qui, ne comprenant pas par quoi elle passe lui disent « réagissez, sans quoi vous êtes perdue », elle répond : « Comment réagir ? Comment est-ce possible ? J’ai trop souffert et je souffre trop ».
Elle tente tant bien que mal de s’occuper de ses deux jeunes enfants, mais sa condition physique et psychique ne lui permet pas de les prendre en charge comme elle le souhaiterait.
Remplir des dossiers
En plus de ces douleurs morales et physiques, il lui faut se battre pour faire reconnaître la déportation et la mort de son mari et de ses trois enfants. Il faut aussi qu’elle prouve qu’elle a bien été arrêtée et déportée pour avoir droit au statut de Déporté Politique (politique étant un euphémisme pour « racial »). Et sa parole n’est pas suffisante ; l’administration mène, pour chaque déporté, une enquête minutieuse. Mais, il faut se rendre à l’évidence : les archives d’Auschwitz sont rares[15]
Elle fait reconnaître déportation auprès de l’administration française et obtient le statut de déportée politique (titre n° 210113112) le 25 octobre 1954.
En 1955, elle reçoit le pécule destiné aux déportés, morts ou vivants : Par mandat, le 4 mars 1955 ; elle reçoit la somme modique de 13.200 (anciens) francs.
Elle aurait été accompagnée dans ses démarches par son neveu Jacques.
Longuement marquée par sa déportation, Alice Abouav connaît des périodes d’internement dans des services psychiatriques. Elle meurt, à 56 ans, des suites de sa déportation le 19 avril 1962, à l’hôpital de Dreux. Elle est inhumée au cimetière de Thiais, en avril, comme son frère Victor, mort en 1959.
Retranscription à la mairie du XIe arrondissement de Paris, où elle où elle résidait, de l’acte de décès d’Alice Abouav, morte à Dreux le 19 avril 1962.ãArchives de la Ville de Paris.
Son fils Joseph a remis le 23 mars 1998 au Mémorial de la Shoah le terrible témoignage écrit par sa mère.
Ses descendants habitent en région parisienne et en Occitanie.
Albert, qui a eu un fils en 1950, a entretenu des liens distendus avec lui. Il est mort en 2010 dans l’Hérault et est inhumé à Jérusalem. Une de ses petites-filles s’est fait connaître sur le blog qui retrace la vie de la famille Valero / Abouav.
Benjamin est mort le 3 mars 2023, dans l’Hérault.
Cette biographie a été réalisée par les élèves de la classe de TG1 Terminales Européennes Espagnole (de l’année 2024-2025) du Lycée Michel-Ange à Villeneuve-la-Garenne (92), sous la direction de Ludivynn Munoz et Marion Gibert.
Sources
- Abouav, Alice, SHD de Caen DAVCC, Dossier 21 P 695 356
- Blog de Sandra Abouav, descendante de la famille Abouav. cetaitautemps.net
- Le Mémorial de la déportation des Juifs de France stevemorse.org
- Journal officiel électronique du 20 aout 2010,l legifrance.gouv.fr
- Journal officiel électronique, 25 février 1996. Arrêté du 5 décembre 1995 portant apposition de la mention << Mort en déportation >> sur les actes de décès legifrance.gouv.fr
- AJPN. ajpn.org
- Les Déportés de Lyon deportesdelyon.fr
- Association pour la mémoire des enfants déportés, AMEJD XIe, amejd11e.wordpress.com
Notes & références
[1] Souvenirs familiaux réunis dans le blog « C’était au temps de » : cetaitautemps.net
[2] In dossier ABOUAV Alice, 21 P 695 356, note de la préfecture de police de Paris du 8 février 1952.
[3] Nous n‘avons pas pu vérifier si leur père avait fait une déclaration de nationalité devant le juge de paix.
[4] Labeau Sandrine et Doulut Alexandre, « La Shoah en France : 3943 rescapés juifs de France », efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://ent2d.ac-bordeaux.fr/disciplines/lettres-histoire/wp-content/uploads/sites/5/2021/03/La-Shoah-en-France.-Les-3943-rescap%C3%A9s-juifs .-S.-Labeau-A.-Doulut.pdf/ À la mairie du 11e arrondissement de Paris, le 13 octobre 1948, l’acte de décès de Jacobo Abouav Menace, fils d’Abraham et de Raquel Menace (Ménascé), indique qu’il est mort à Lublin-Maïdaneck (Pologne) le 28 mars 1943.
[5] Albert Abouav rejoindra ensuite la 1re Armée du général de Lattre de Tassigny. Il se marie en 1947 et a un fils en 1950, Jacques, divorce. Puis il part à Istanbul, ensuite en Espagne, où il se remarie. Il est mort le 9 aout 2011 dans l’Hérault.
[6] APP CC-2-8, registre de 1944.
[7] Les armées alliées ne sont pas loin de Paris, et pour celui qui a déjà envoyé à la mort des milliers de Juifs d’Autriche, de Salonique ou encore de Nice et de toute la France, le temps presse : il faut faire partir le plus de Juifs possibles, enfants compris (il ordonne de rafler les maisons d’enfants de l’UGIF, l’organisme fondé par Vichy pour s’occuper des petits orphelins).
[8] Blog de Dominique Lenglet, C’était au temps. Des membres de la famille ont confié des souvenirs, des photos et des extraits du texte qu’Alice a rédigé à son retour de camp. cetaitautemps.net
[9] Voir sur ce site, notamment la biographie de Régine Skorka.
[10] Blog : C’était au temps, loc. cit.
[11] L’OSÉ est une association juive résistante qui a pris en charge l’aide aux enfants juifs, notamment leur évacuation à l’étranger, pendant l’Occupation. Elle s’est ensuite attachée à héberger, aider, accompagner les milliers d’orphelins que la Shoah a laissé derrière elle en France. L’organisme existe toujours, sous différentes formes, dont des dispensaires.
[12] Jacques Angel, né en 1920, est le fils de Louise, une des sœurs d’Alice. Il est mort en 2020. Il a témoigné à plusieurs reprises au Mémorial de la Shoah sur son histoire et celle de sa famille.
[13] Selon le recensement parisien de 1926 au 81, rue Saint-Maur, Victor serait né en Turquie mais naturalisé. Il est marié avec Régine (Elnecave), née en Turquie, et a alors trois enfants, (Zelda) Jeanne, née en 1922 (Paris 12e), Rachel, née en 1923 (Paris 12e) et Maurice, né fin 1925 ou début 1926. En 1936, ils vivent à la même adresse. En réalité, Victor et sa femme seront naturalisés en 1946 (décret 10463-46), alors qu’ils demeurent dans l’Aveyron.
[14] En 1931, le recensement indique que le jeune couple vit 93 rue de la Roquette, dans le XIe arrondissement. David est vendeur chez « Robert ». La nationalité de Suzane est indiquée comme étant « espagnole ». La famille Valéro a-t-elle fait des démarches pour que la nationalité supposée de Zelda soit transmise à ses enfants ? En 1942, la famille résidait 6, rue Mercœur, dans le 11e.
[15] Les nazis ont fait un grand ménage en faisant tout, ou presque brûler, avant l’évacuation par les marches de la mort.
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