En reconnaissance de son travail sur la biographie d’un déporté, une élève de collège se voit décerner le premier prix.
Mme Elsa De Cara, élève au collège franco-allemand de Buc (Yvelines) a été récompensée par le premier prix de la Fédération Maginot*. Cette dernière décerne, chaque année, des Prix de la Mémoire et du Civisme à des élèves d’école élémentaire, de collège et de lycée.
Âgée de 15 ans, Elsa De Cara s’est vue décerner ce prix pour le texte qu’elle a rédigé, et dans lequel elle raconte le travail entrepris par sa classe: « Le cœur de notre projet, le Convoi 77, était de redonner une voix à ceux que l’Horreur avait réduit au silence » écrit-elle.
La Fédération Nationale André Maginot se destine au soutien des anciens anciens combattants mutilés. Elle a été créée dès avant la Première Guerre mondiale par des soldats mutilés lors des guerres de la fin du XIXe siècle. Elle doit son nom à l’un de ses présidents, André Maginot, blessé de 1914-1918 et ministre des Pensions qui œuvra à la réparation au profit des anciens combattants et victimes de guerre. Sa devise est « mémoire et solidarité ».
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En 2024, Elsa et ses camarades ont enquêté sur Mirthil Cahen, Flora Cahen, Riven Kirschbaum, tous trois déportés par le convoi n°77 en juillet 1944. Au fil des recherches menées avec ses camarades, son regard a changé: « Riven Kirschbaum n’était plus qu’un simple nom, c’était une personne qui avait fait des choix, des erreurs, des plaisanteries peut-être… C’était un homme, dont la vie semblait tissée de courage et de tragédie. »

Leurs enseignantes, Mmes Guerder, Hoock-Douilly et Rech avaient partagé avec nous un bilan provisoire de leur participation au projet international, et notamment leur voyage à Berlin sur les traces des déportés. Dans son texte, Elsa rapporte avoir été très marquée sa visite au Musée juif de Berlin, en particulier l’installation « Shalekhet ».
« L’Histoire ce n’est pas toujours beau ou facile à regarder, c’est aussi strié de violence et d’horreurs et c’est pour cela que la mémoire est si importante : pour ne jamais oublier les erreurs du passé et ne pas les reproduire. » conclut l’élève et lauréate.
La remise de prix a été célébrée à l’Hôtel de Ville de Paris le 18 mars dernier. La journée s’est poursuivie par une visite du musée des Invalides et par la participation des lauréats à la cérémonie de ravivage de la flamme du soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe.



photos Sylvain Renard / FNAM
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