Aria COHN

1887-1944 | Naissance: | Arrestation: | Résidence:

Aria COHN (19/08/1887 – 05/08/1944)

 

Aria Cohn (détail), aux alentours de 1925
© DR, Coll. Gilbert Collins

Varsovie, fin du XIXe siècle

À la fin du XIXe siècle, la Pologne fait partie de l’Empire russe. Varsovie connaît à cette époque une modernisation rapide et une urbanisation importante. Des industries s’y installent, des immeubles sortent de terre, les transports en commun se développent. Malgré une active russification du pays, notamment en raison de la restriction de l’usage du polonais dans les écoles et les administrations, Varsovie maintient sa culture et ses traditions vivantes. Une élite sociale et bourgeoise profite de la vie mondaine grâce aux théâtres et aux salons littéraires, tandis qu’une importante classe ouvrière rompue aux travaux pénibles connaît des conditions de vie bien plus précaires.

Une importante communauté juive composée d’environ 300.000 personnes, soit un tiers des Varsoviens, réside dans la capitale polonaise. Elle possède ses propres institutions, ainsi que ses écoles. La vie religieuse y est solidement implantée, les synagogues sont nombreuses et actives. Les Juifs parlent yiddish et polonais, pratiquent pour l’essentiel des métiers liés à l’artisanat, au petit commerce ou au textile. Parallèlement, l’antisémitisme se développe et l’on assiste à la montée de tensions au sein des universités et dans plusieurs corps de métiers. Des mouvements nationalistes et une partie de la presse expriment ouvertement leur hostilité envers les Juifs. Au début du XXe siècle, discriminations, tensions et surveillance politique font partie du quotidien.

La grande synagogue de Varsovie. Inaugurée en 1878, elle fut détruite par les Allemands le 16 mai 1943.  ©Jewish Historical Institute, Pologne. www.jhi.pl.

 

Aria Cohn grandit au sein de cette communauté, tiraillé entre ses racines polonaises et un climat anxiogène de plus en plus oppressant. Né le 19 août 1887, il est le fils de Levek Cohn, un petit commerçant, et d’Esther Rachel Zlotowski. À l’image de nombreux Juifs de Varsovie, il quitte la Pologne pour s’installer à Paris, fuyant ainsi la menace antisémite grandissante et l’insécurité. Ce départ se déroule avant le début de la Première Guerre mondiale. Un fichier de la préfecture de police de Paris indique en effet qu’Aria Cohn a œuvré dans une usine en France entre 1914 et 1918, participant ainsi aux « services de guerre »[1] en tant que militaire.

L’intégration parisienne

Dans le quartier parisien du Marais, au 7 de la rue Aubriot, Aria exerce la profession de casquettier, un métier couramment pratiqué par les immigrés juifs venus d’Europe centrale ou de l’Est. À cette époque, la casquette est l’accessoire indispensable des classes populaires.

Le 3 février 1920, à l’âge de trente-deux ans, Aria Cohn se marie à la mairie du IVe arrondissement avec Haya Rivka Naifeld, une jeune femme née le 12 août 1891 à Kmelnik[2], en Russie. Le registre de mariage précise que la mère d’Aria est décédée. Haya Rivka est également casquettière.

Acte de mariage d’Aria Cohn et d’Haya Rivka Naifeld (1920)
©Archives de la ville de Paris

Aria Cohn, aux alentours de 1925
©DR, Coll. Gilbert Collins

 

Le couple réside au 15 rue des Jardins-Saint-Paul, dans le quartier du Marais, là où la communauté juive, notamment polonaise, s’est largement implantée. Leurs témoins, Israël et Esther Bardachnik, sont domiciliés rue des Rosiers. Un mois plus tard, le 23 mars 1920, leur fils Max voit le jour à la maternité de l’hôpital Rothschild, dans le XIIe arrondissement.

Le 14 août 1925, Aria effectue une déclaration de nationalité française pour Max auprès du juge de paix. Le 16 octobre de la même année, le couple est à son tour naturalisé français. Une loi adoptée en 1889 stipule en effet que la demande de naturalisation peut être faite par les étrangers ayant résidé au minimum dix ans sur le sol français. En 1927, Aria s’inscrit sur les listes électorales de son quartier.

Aria COHN, listes électorales de Paris IV
©Archives de la Ville de Paris.

 

Les Années Folles

Il faut croire que les « Années folles » sont synonymes d’une certaine prospérité et d’une existence paisible pour les Cohn. Une photographie de famille prise à cette époque dans un jardin parisien montre le couple vêtu selon la mode en vigueur dans la classe moyenne. Haya Rivka porte une étole en fourrure, un chapeau cloche et une robe élégante. Aria est vêtu d’un costume aux épaules larges, d’un pantalon taille haute avec plis, et d’une cravate.

Aria et Haya Rivka Cohn, aux alentours de 1925
© DR Coll. Gilbert Collins – Photo colorisée par Garry Collins, 2026

Dix ans après son mariage, le 31 juillet 1930, Aria Cohn investit dans terrain à Viry-Châtillon, aujourd’hui dans l’Essonne, à une vingtaine de kilomètres au sud de Paris. Le terrain d’environ 800 m2 lui est vendu pour 4.388 francs, soit le prix d’une petite voiture d’occasion, l’équivalent d’à peu près six mois de salaire. Il y fait construire un petit pavillon. L’habitation, en briques, comprend deux pièces, une entrée et une petite cuisine. Cette construction « simple et légère » est située 73 avenue Curie, dans un quartier pavillonnaire implanté au sein d’un lotissement baptisé « Port Aviation »[3]. Par la suite, Aria louera ce bien « sous forme verbale »[4].

Max vient de fêter ses dix-sept ans lorsque sa mère meurt des suites d’un cancer de l’estomac, le 11 avril 1937, à l’âge de 46 ans. Elle est enterrée le 13 avril dans le « carré juif » du cimetière de Bagneux[5].

Lois raciales et spoliation des Cohn

Aria et Max ont-ils, comme de très nombreux Parisiens, quitté la ville pendant l’exode face à l’arrivée des troupes allemandes ? Le 22 juin 1940, la France est divisée en deux zones, l’une dite « libre », au sud de la Loire, à l’exception des régions côtières, et l’autre dite « occupée », où se trouve Paris. Commence une politique de collaboration mise en place par le président du conseil Philippe Pétain, qui se fait voter les pleins pouvoirs constituants le 10 juillet 1940.

Lois sur le statut des Juifs

Le 27 novembre 1940, la première ordonnance allemande ordonne un recensement des Juifs en zone occupée[6]. Il est exécuté par la Préfecture de police, sous le contrôle de Theodor Dannecker, chef à Paris de la section IV J de la Gestapo, chargée de la « question juive ».

Le 3 octobre 1940, le premier « Statut des juifs » est promulgué sur le sol français par le gouvernement collaborationniste du maréchal Pétain. Trois mois plus tôt, le gouvernement français s’est installé dans la ville de Vichy, en zone non occupée.

Loi du 3 octobre 1940 portant sur le Statut des Juifs
© Mémorial de la Shoah, CDJC.

 

Le 29 mars 1941, est institué le Commissariat Général aux Questions Juives (CGQJ), chargé de mettre en application la politique antisémite française, sous la direction de Xavier Vallat. Ce qui deviendra le symbole majeur de la collaboration de l’État français avec l’Allemagne nazie et de la persécution des Juifs en France revêt d’abord un rôle visant à exclure les Juifs de la société française.

La collaboration avec l’Allemagne nazie s’illustre crûment avec ce « Statut des juifs », qui entend donner une définition raciale des Juifs et les exclut de nombreuses professions, dans le domaine public et privé (armée, enseignement, presse, édition, avocats, etc.).

Le 2 juin 1941, un second statut des Juifs, édicté par Xavier Vallat, est promulgué. Il renforce leur exclusion de nombreuses catégories professionnelles et impose qu’ils soient recensés dans les commissariats sous peine d’arrestation et d’internement. Est précisé : « Est regardé comme juif […] toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif. »

Un tampon rouge avec la mention « Juif » ou « Juive » est apposé sur les cartes d’identité. Cette mesure sera suivie par l’ordonnance du 29 mai 1942 et de l’obligation du port de l’étoile juive pour tout Juif âgé de 6 ans ou plus.

Dès octobre et novembre 1940, les autorités militaires allemandes imposent le recensement des biens et amorcent l’aryanisation des entreprises. La loi du 22 juillet 1941 qui vise à « éliminer l’influence juive dans l’économie », en nommant des administrateurs provisoires (gérants) pour liquider ou vendre les biens est promulguée. Les commerces et les entreprises, quelle qu’en soit la taille, sont confisqués, vendues de force ou liquidées au profit d’acheteurs « aryens ». Le CGQJ décide l’aryanisation, ou non, des biens qui sont recensés.

En 1942, Louis Darquier de Pellepoix reprend la tête du CGQJ et, dans une France occupée participant à la montée des déportations, renforce la confiscation des entreprises et biens juifs. Police française et autorités nazies collaborent en vue de cette « aryanisation » économique, renforcée par les rafles et les déportations massives vers les camps d’extermination.

Les Cohn pâtissent directement de « l’aryanisation des biens ». Le 8 avril 1942, en vertu des ordonnances allemandes des 18 octobre 1940 et 26 avril 1941, le pavillon de Viry-Châtillon appartenant à Aria Cohn passe sous le contrôle d’un administrateur provisoire « aryen », « acteur central de l’aryanisation d’un bien », un certain Louis Coulombel, domicilié 59 boulevard Victor, à Paris. Parallèlement, l’appartement de la rue des Jardins-Saint-Paul, devenu insalubre et dans lequel réside toujours Aria Cohn, est réquisitionné pour être démoli dans le cadre d’une politique d’urbanisme visant à assainir Paris. En toute logique, Aria demande à être relogé dans son pavillon, ce qu’on lui refuse.

Acte de nomination de l’administrateur provisoire chargé de la spoliation du pavillon d’Aria Cohn en avril 1942 (Cohn, Aria © Commissariat Général aux Questions Juives, AN-AJ38-3273).

 

Son fils Max sent le vent du danger se rapprocher. Il décide de fuir la capitale et de passer clandestinement la ligne de démarcation pour se réfugier en zone libre, à Marseille. Le port constitue la promesse d’une délivrance vers d’autres continents. Âgé de 55 ans, Aria Cohn reste à Paris. Est-il trop fatigué pour entreprendre un tel périple ? A-t-il pensé que son fils réussirait mieux seul, ou bien n’avait-il plus assez d’argent pour payer un passeur pour deux ? Toujours est-il que Max culpabilisera le reste de sa vie pour ne pas avoir emmené son père avec lui.

À Marseille, Max rencontre Gerta Scheuer, sa future femme. Au moment de la déclaration de guerre, Gerta et sa famille avaient été internés dans le camp des Milles, comme tous les Allemands ou leurs alliés, avant d’en être libérés sous condition en septembre 1940. Max accompagne les parents et le frère de Gerta à Annemasse afin qu’ils se mettent à l’abri en Suisse. Il revient ensuite auprès de Gerta à Marseille[7].

Arrestation et déportation

Resté seul à Paris, Aria Cohn ne peut que constater que la répression s’accentue vis-à-vis de la population juive. Les 16 et 17 juillet, la rafle du Vel d’Hiv’, menée avec le concours de la préfecture de police de Paris, aboutit à l’arrestation de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants, à Paris et dans sa banlieue. Ces derniers sont envoyés dans des camps de concentration dans le Loiret et à Drancy, avant d’être presque tous déportés vers le camp d’Auschwitz, en Pologne occupée.

Un an plus tard, le 31 juillet 1943, Aria est toujours aux prises avec l’aryanisation de ses biens. L’expertise confie l’estimation de son pavillon de Viry-Châtillon à Jean Giraud, un architecte, dont le cabinet se situe rue du Bouloi, à Paris. Ce dernier fait parvenir son rapport au CGQJ fin septembre. Il estime la valeur vénale de ce bien à 50.000 francs (16.750 francs pour le terrain et 33.750 pour la construction). Ce rapport précise que le bien est loué 1.400 francs par mois, en-dessous de la valeur réelle estimée à 2.500 francs en « période de stabilité relative ». « Depuis, les événements exceptionnels ont « modifié » la donne comme s’en désole ce consciencieux architecte. Son idée est de vendre le terrain pour y construire un pavillon entre cour et jardin, sans doute en lieu et place de la petite maison « en rez-de-chaussée sous combles » de 38 m2 d’Aria, « sans aucun confort moderne ». Le 30 décembre 1943, l’habitation est mise en vente par adjudication sous l’autorité du CGQJ.

Aria Cohn a, entre-temps, désigné le 9 rue Aubriot, là où il travaille, comme son domicile. La vente de son pavillon n’aboutissant pas, la mise à prix est revue à la baisse en avril 1944 par la « Direction générale de l’aryanisation des biens économiques », l’un des services du CGQJ. Le 20 juillet, aucun acheteur ne s’est encore manifesté. Le bien est mis en vente par adjudication.

Arrestation et déportation

Une semaine plus tard, Aria Cohn est arrêté à la suite d’un signalement du CGQJ, très certainement là où il loge. Les circonstances exactes de son arrestation ne sont pas connues.

Dès le lendemain, il est conduit à Drancy, où il est enregistré sous le matricule 26.047, interné au niveau de l’escalier 18, dans une chambrée du quatrième étage. Sa fiche de fouille précise que plusieurs objets lui sont confisqués : deux alliances, 1 bague sertie d’un très grand brillant, un bracelet en or, une paire de boucles d’oreille sertie de brillants.

Le 31 juillet, il fait partie des 1306 déportés du convoi 77 à destination d’Auschwitz. Gazé dès son arrivée le 3 août en raison de son âge, sa date de décès sera fixée au 5 août 1944. Il meurt quelques jours avant son 57e anniversaire, dans son pays natal, celui qu’il avait choisi de fuir.

La fuite de Max Cohn

Max ignore encore tout du destin funeste de son père. Les rafles en zone libre sont une réalité depuis l’été 1942. À partir du 12 novembre, Marseille est occupée par les Allemands. En représailles d’attentats perpétués contre l’armée allemande, 6.000 personnes sont arrêtées dans le quartier Saint-Jean entre le 22 et le 24 janvier 1943 par l’occupant nazi, aidé par la police française et la « garde mobile de réserve », sous l’autorité de René Bousquet, du préfet Antoine Lemoine et de l’intendant de police de Marseille, ainsi que de Maurice de Rodellec du Porzic[8]. Menacé de destruction, le quartier du Vieux-Port est évacué, prétexte pour effectuer une « recherche des indésirables de Marseille »[9], parmi lesquels sont cités les Juifs et les étrangers en situation irrégulière.

Le danger pousse Max et Gerta à fuir par l’Espagne, à Barcelone, où leur fille Clara voit le jour le 27 août 1943. Arrêté par la police de Franco alors qu’il tente à nouveau de passer la frontière, Max est incarcéré le 27 octobre 1943 à la prison de Miranda de Ebro[10], située dans un camp dont les gardes franquistes s’inspirent du modèle nazi. Sa fiche d’internement précise que Max, qui dit s’appeler Collins afin de se faire passer pour un citoyen originaire d’une ville dont les d’archives d’état civil ont été détruites, est apatride. Il est libéré de Miranda le 18 janvier 1944.

Fiche d’internement de Max William Collins à la prison de Miranda
© DR, Coll. Gilbert Collins

Le couple traverse l’Espagne pour se rendre au Portugal, puis embarque à Lisbonne à bord du Nassya, un bateau à destination de Haïfa, en Palestine. Une photo de presse immortalisera Gerta tenant la petite Clara dans ses bras pour illustrer un article sur la fuite des Juifs vers la Palestine. Le couple se marie le 24 mars 1946 à Tel Aviv. Le patronyme de Cohn est définitivement supplanté par celui de Collins. Max travaille alors comme interprète. Les conditions de vie se révélant de plus en plus compliquées en Palestine, notamment en raison d’une épidémie de malaria, Max et Gerta reviennent en France et emménagent à Paris, 81bis boulevard Soult, dans le XIIe arrondissement, près du bois de Vincennes.

©Archives familiales

Reconnaissance posthume et descendance

Max Collins entreprend alors des démarches afin d’obtenir l’acte de décès de son père auprès du ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. Fin 1946, l’acte de décès d’Aria Cohn est établi administrativement sur les registres de l’état civil de la mairie du 4e arrondissement. Il est bel et bien reconnu décédé en déportation pour « raison politique » à Auschwitz, le 5 août 1944 (ce qui signifie qu’il est déporté comme juif). Quelques mois plus tard, le ministère de la Justice autorise Max et sa fille Clara à porter légalement le patronyme de Collins. Le 13 avril 1949, la famille s’agrandit avec la naissance de Gilbert.

En avril 1956, Aria reçoit le statut de « Déporté politique ». En 1962, puisqu’il était citoyen français, la mention « Mort pour la France » est ajoutée sur son acte de décès.

En 1964, Max Collins dépose un dossier auprès du bureau des spoliations mobilières du Fonds Social Juif Unifié afin d’obtenir une compensation pour les bijoux de son père confisqués à Drancy. En 1971, 1000 Deutschemarks lui sont versés en guise de réparation du préjudice. Aucune démarche n’est entreprise pour demander réparation après la spoliation du pavillon de Viry-Châtillon, dont la famille semble ne jamais avoir été informée.

Les descendants

Mariés en 1966, Clara Collins et Jean-Claude Brami ont eu trois enfants : Karine, Richard et Sandrine. Gilbert Collins épouse Caroline Nahoum en 1973 et le couple a également donné naissance à trois enfants : Thomas, né en 1976, Garry, né en 1979, et Arthur, né en 1982. Max Collins s’éteint au cours de l’année 2000.

Le nom d’Aria Cohn est aujourd’hui immortalisé sur le Mur des noms du Mémorial de la Shoah, dalle n° 9, colonne n° 3, rangée n° 3.

 

Ce travail a été réalisé par les élèves de Terminale D du lycée La Providence Nicolas-Barré de Mesnil-Esnard, en Seine-Maritime, (années scolaires 2024/2025 et 2025/2026), sous la responsabilité de David Desvérité, professeur documentaliste.

Nous tenons à remercier vivement monsieur Gilbert Collins, petit-fils d’Aria Cohn, pour les documents et les informations qu’il nous a transmis, grâce auxquels nous avons pu enrichir cette biographie. Merci également à Garry Collins, son arrière-petit-fils, qui a été le premier à nous apporter son aide.

Notes & références

[1] Fichier de la préfecture de police de Paris, ca 1944, © Mémorial de la Shoah / Archives Nationales de France.

[2] La localisation exacte de cette ville n’est pas connue. Elle est la fille de Motte Naifeld et d’Elka Liba Moschtizky.

[3] Formule utilisée dans le rapport rédigé en mai 1942 par L. Coulombel, administrateur provisoire chargé de la vente de la maison sur demande du Commissariat Général aux Questions Juives. Cohn, Aria © AN-AJ38-3273. « Port Aviation » est le terrain d’un aéroport qui a servi pendant la Première Guerre mondiale, mais qui, endommagé et soumis aux crues de la Seine a été abandonné et loti. Le pavillon donc construit sur un terrain humide.

[4] Ibid.

[5] Le cimetière de Bagneux abrite plusieurs « carrés confessionnels » juifs où sont inhumés, dans des caveaux personnels ou collectifs (sociétés juives) les Juifs de la région parisienne. Il abrite essentiellement des Juifs ashkénazes, la communauté séfarade ou judéo-espagnole étant plus souvent inhumée au cimetière de Pantin, qui possède également un « carré juif ».

[6] En zone non occupée, le recensement est prescrit par la loi du 2 juin 1941.

[7] Sources familiales.

[8] Maurice de Rodellec du Porzic a encadré le camp des Milles, où Gerta a été internée.

[9] Instruction générale sur la recherche d’indésirables à Marseille, 18 janvier 1943 (copie du 30 mai 1945). Arch. dép. des Bouches-du-Rhône, 56 W 101, en ligne (www.archives13.fr).

[10] Sur ce camp, voir https://francelibre.net/un-camp-pas-comme-les-autres/ , témoignages, extrait de la Revue de la France Libre, n° 124 et 125, mars-avril et mai 1960.

Contributeur(s)

Ce travail a été réalisé par les élèves de Terminale D du lycée La Providence Nicolas-Barré de Mesnil-Esnard, en Seine-Maritime, (années scolaires 2024/2025 et 2025/2026), sous la responsabilité de David Desvérité, professeur documentaliste.

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